Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - décembre 2018.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 181229b
Société : Les enfants fourmillent d’idées pour leur quartier

Petite chorégraphie pour terminer l’atelier. - Agrandir la photo

Après Dauphinot-Naudin, c’est au sein du quartier Croix-du-Sud que vient de se mettre en place un nouveau projet porté par Plurial Novilia et Alpha Logement. Ce dispositif « Mon quartier fourmille d’idées » permet à tout locataire du bailleur de donner vie à son projet pourvu qu’il soit sympa et motivant. Si, à Dauphinot, le thème était « Bien vieillir dans mon quartier », Lisa Zammouri entend « faire évoluer les mentalités » avec son projet Espoir Croix-du-Sud. En commençant par les plus jeunes « en leur demandant ce qu’ils pensent de leur quartier afin de faire évoluer les choses pour bien vivre ensemble ».

Trop d’incivilités

Une vingtaine d’enfants vient ainsi d’effectuer une balade dans le quartier. « On va faire des affiches et des logos sur la propreté et les incivilités », explique d’emblée Yannis, 14 ans. « Notamment pour ceux qui fument dans les bâtiments ou laissent des poussettes dans les halls », ajoute Ryan. Maëlys quant à elle évoque « les nuisances sonores ; les gens qui font trop de bruit ». Du haut de ses 4 ans, Mathis est gêné par les « cacas de chiens »… Il y a donc de quoi faire. « Les parents sont demandeurs, mais surtout les enfants », assure Laura Singer, d’Alpha Logement. Ce jour-là, « afin de donner un côté ludique à l’atelier », le danseur Lesly Makanda était invité. Il a proposé une initiation à la danse hip-hop.

www.monquartier.plurial-novi…

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l’union 181229a
société : De squat en squat, l’avenir en pointillé d’une Géorgienne enceinte de sept mois

Ekaterine Akhalaia, 31 ans, est à Reims depuis trois semaines avec son mari et un cousin de celui-ci. Son seul souhait « est de vivre dans de bonnes conditions ». Ce n’est aujourd’hui pas le cas.Remi Wafflart - Agrandir la photo

Avec son compagnon, Ekaterine Akhaiala est venue chercher en France un avenir meilleur que celui que lui offrait sa Géorgie natale, où elle se dit victime de son ancien mari.

Ekaterine Akhaiala a la mine fatiguée. Est-ce la conséquence de ces trois dernières semaines, ses premières à Reims, durant lesquelles, avec son mari, elle a squatté un appartement de Reims Habitat, dans le quartier Croix-Rouge ? De ces trois dernières années, durant lesquelles sa vie en Géorgie, où elle est née il y a 31 ans, s’est singulièrement compliquée ? Ou est-ce le brouillard qui plane sur son avenir, et celui de l’enfant qu’elle porte depuis sept mois ? Un peu de tout cela, sans doute.

Au fond, son histoire ressemble à beaucoup d’autres. Elle est triste, émaillée de violences, et malheureusement impossible à vérifier. L’histoire d’Ekaterine, la voilà : cette jeune femme a eu deux enfants d’un premier mariage, un fils aujourd’hui âgé de 13 ans et une fille de trois ans sa cadette. Mais son mari a ensuite préféré se consacrer à la boisson plutôt qu’à ses enfants. Quitte, selon Ekaterine, à se révéler violent avec elle et ses enfants. « Quitter son mari n’est pas une chose facile en Géorgie, c’est possible mais souvent mal vu » , expliquait-elle timidement, jeudi soir. Pourtant, elle y parvient. Elle entame une relation avec un autre homme, dont elle est actuellement enceinte d’un petit garçon – l’accouchement est prévu pour fin février. « J’étais harcelée par mon ex-mari, alors j’ai décidé de partir » , poursuit-elle. Sans ses deux enfants, laissés à Tbilissi, la capitale de Géorgie, au domicile des parents de son ancien mari. « Mais j’ai confiance en eux » , dit-elle en devinant notre question.

Une demande d’asile déposée ce jeudi

Le 8 décembre, elle décolle avec son nouveau compagnon, et un cousin de celui-ci, pour la France. Atterrissage à Beauvais, puis arrivée à Reims. Pourquoi Reims ? « Par hasard » , assure-t-elle. Les capacités d’hébergement d’urgence ont beau être étendues durant la période hivernale, le 115 affiche complet. L’Armée du Salut également, une quinzaine de personnes en situation de grande précarité étant actuellement logée dans les parties communes. Ekaterine s’est donc logée dans un appartement de Croix-Rouge, situé à deux pas de l’hippodrome. Pourquoi là ? « Apparemment, il y a plein de squats, on m’a dit qu’il y en avait là, voilà » , dit-elle. Reims Habitat, qui n’avait pas fermé l’eau et l’électricité, a menacé en début de semaine d’appeler la police. Le couple – et le cousin – est donc allé voir ailleurs. Un soir d’angoisse, elle avait ressenti des premières contractions, ce qui lui avait valu d’être hospitalisée pour la nuit.

Jeudi matin, Ekaterine a déposé une demande d’asile en préfecture, à Châlons-en-Champagne. Ses empreintes ont été prises. Elle a désormais trois semaines pour envoyer son récit détaillé à l’Ofpra (office français de protection des réfugiés et des apatrides), qui interrogera ensuite le couple séparément pour vérifier l’authenticité de leur récit. Et décidera de leur avenir. D’ici là, le couple pourra bénéficier d’une aide mensuelle d’environ 450 euros. Une Géorgienne, installée à Reims depuis des années, ne se fait pas d’illusions sur l’avenir d’Ekaterine : « La Géorgie est considérée comme un pays sûr. Dans 99 % des cas, ils doivent repartir. »

Mathieu Livoreil

Reims habitat et la problématique des squats

Sollicité, Reims Habitat a transmis un courrier en guise de réponse : « Suite à un dégât des eaux provenant de l’appartement squatté, les services de Reims habitat se sont rendus sur place et ont donc constaté ce squat ainsi que celui de l’appartement en face. Les portes avaient été forcées et des branchements pirates avaient été réalisés pour avoir de l’électricité dans les logements occupés. Face à cela et afin d’assurer la sécurité des locataires en place et des personnes en situation de squat, il leur a été demandé, en lien avec leur contact à la Croix-Rouge Française, de quitter les logements occupés. Les personnes ont donc quitté les lieux sans problème et sans recours aux forces de l’ordre. Face à ces situations de squats rue Pierre-Taittinger et les risques que cela peut engendrer (branchements électriques sauvages , dégradations, dégâts des eaux…), les services de Reims habitat sont donc vigilants pour garantir la sécurité des locataires en place mais également celle des personnes dans les squats et ainsi éviter tout accident. Par ailleurs, et de manière générale, toutes les informations nécessaires à la constitution d’une demande de logement social sont apportées aux personnes à ces occasions-là. »

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l’union 181226d
Faits divers : Ils frappent et insultent des policiers

Deux individus surexcités ont (encore) donné du fil à retordre aux policiers. - Agrandir la photo

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 1 h 45, la police est appelée pour un différend conjugal place Maurice-Utrillo dans le quartier Croix-du-Sud à Reims. Sur place, les agents sont accueillis par un homme ivre qui leur refuse l’accès au domicile. Il s’énerve, donne un coup de pied à un policier, distribue des insultes à tour de bras, aussi bien sur place que pendant son transport au commissariat. Placé en cellule de dégrisement, il se porte plusieurs coups de tête contre la porte, suffisamment fort pour la faire sortir de ses gonds (son front en fut quitte pour quelques petites plaies).

L’accident se termine en pugilat

Après avoir cuvé ses libations, l’homme nie toute violence sur sa concubine, laquelle déclare finalement n’avoir rien vu, rien entendu. Remis en liberté sous contrôle judiciaire après sa présentation au parquet, l’homme devra pointer tous les 15 jours au commissariat, jusqu’à la date de son procès le 20 mai.

La nuit précédente, vendredi à 3 h 40, des policiers ont également été malmenés lors d’une intervention rue de Vesle alors que venait de se produire un accident de voiture. L’un des protagonistes, 19 ans, se montrait très virulent avec les occupants de l’auto adverse. L’arrivée des agents ne l’a pas calmé, bien au contraire. Il a frappé l’un d’eux d’un coup de poing au visage, avant de tenter de prendre la fuite. Rattrapé, il s’est débattu. Jugé en plaider-coupable, il a écopé d’un mois de prison avec sursis pour violence, rébellion et outrages. Il devra également verser des dommages et intérêts à deux policiers (800 euros pour l’un, 600 euros pour l’autre).

 

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l’union 181226c
faits divers : Ils cambriolent en escaladant les balcons

Les monte-en-l’air sont allés se servir sur un balcon de l’avenue Léon-Blum. Image Google Map - Agrandir la photo

Dans la nuit de samedi à dimanche, il est presque minuit quand les policiers de la Brigade anti-criminalité (Bac) cueillent quatre individus en train de ranger dans un local ce qui ressemble fort à un butin : quelques instants plus tôt, le quatuor avait été surpris par un voisin en train d’escalader la façade de l’immeuble du 16 avenue Léon-Blum, dans le quartier Croix-Rouge à Reims, jusqu’à un balcon où étaient stockés divers matériels.

Vélo et tronçonneuses

Les quatre jeunes hommes, âgés de 15, 16, 16 et 19 ans, n’étaient pas redescendus les mains vides : de leur expédition aussi périlleuse qu’illégale, ils avaient rapporté un vélo, un mélangeur de chantier ainsi que deux tronçonneuses.

Placés en garde à vue après leur interpellation, trois d’entre eux ont reconnu les faits, le dernier a préféré garder le silence. Ils ont été déferés. La fin de l’histoire s’écrira pour le majeur dans le cadre d’une convocation par procès-verbal en mars prochain. D’ici là, il a été placé sous contrôle judiciaire. Pour les trois mineurs, deux ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge des enfants, le dernier, déjà connu de la justice, a été placé en détention provisoire.

A.R.

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l’union 181226b
Les chercheurs en finance se dotent d’un institut

 

 

Le nouvel institut de finance, audit et comptabilité de Champagne-Ardenne (IFACC) de la faculté de sciences économiques a été inauguré jeudi dernier sur le campus Croix-Rouge en présence d’universitaires russes et tunisiens. Il servira à rapprocher les étudiants du monde économique en organisant des colloques avec les professionnels. Il a aussi pour but de développer les échanges avec les universités étrangères autour de projets de recherche sur la bio-économie. Tous les masters qui ont trait aux matières financières y sont regroupés. Leurs élèves pourront profiter d’un réseau international pour leurs débouchés et de séjours d’étude à l’étranger. Jean-Luc Petitjean, enseignant-chercheur en contrôle de gestion devient le directeur de ce nouvel institut qu’il a largement contribué à concrétiser.

 

 

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l’union 181226a
Feu de voiture, feu de poubelle

Dans la nuit de dimanche à lundi, les pompiers sont intervenus pour éteindre un feu de voiture rue Ledru-Rollin, près de la basilique Sainte-Clotilde. L’Opel Vectra a été entièrement détruite par l’incendie.

Lundi vers 19 h 15, c’est une poubelle qui a brûlé dans un immeuble de la rue Lavoisier à Croix-Rouge.

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l’union 181223b
Tradition : Les enfants font la fête en attendant Noël

Trois-Fontaines : Une parade musicale et acrobatique emprunte les rues du quartier. - Agrandir la photo
Cernay-Europe : Un petit coin abrité et joliment décoré… pour le Père et la mère Noël. - Agrandir la photo
Au Ludoval, on peut compter sur rennes et lutins pour la confection des sablés… - Agrandir la photo
Chalet-Flambeau : La nuit ajoute au mystère de ces trois créatures fantastiques et élégantes. - Agrandir la photo
Billard-Croix-Rouge : Inutile de préciser que c’est après la distribution des chocolats ? - Agrandir la photo
Épinettes : Que fabriquent ces enfants sous l’oeil d’une Mère Noël ? Du slime ! Une pâte gluante…mais colorée

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Le père Noël est allé à la rencontre des enfants : parfois dans les rues, sur les places, mais aussi dans les maisons de quartier, avec spectacles, ateliers, friandises…

Dur travail que celui du Père Noël… D’abord, pataugeant sous la pluie, place Jean-Moulin. Le temps exécrable n’a pas ôté le moral de la fanfare « Nous on attend Paulette » ni celui des bénévoles de Cernay-Europe qui, dans leurs chalets, proposent animations, goûter et vin chaud !

Le samedi, au Ludoval, il est là… au petit déjeuner ! Une centaine d’enfants du Val-de-Murigny participent à un spectacle, des ateliers de Noël et des jeux sportifs.

Le même jour, la Grande parade des lumières part de l’Espace Trois-Fontaines pour se rendre au collège proche. Jeunes du quartier, acrobates du Temps des Cerises, créatures fantastiques de la compagnie des Couloirs du temps champenois, accompagnés par la fanfare, animent les rues.

A la nuit tombée, devant l’Espace Chalet, on distribue des lampions avant le départ d’un grand défilé, emmené par la batucada des Ritmistas dos Pily, jusqu’au Flambeau.

Mercredi, aux Épinettes, 250 enfants, encadrés par des animateurs costumés, participent à de multiples activités sur le thème de l’interculturalité.

A l’Espace Billard, 120 petits sortent d’un joli spectacle sur l’écologie, reçoivent des chocolats avant de déguster les gâteaux préparés par les parents.

 

 

 

 

 

 

 

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l’union 181223a
environnement : il réinvente l’eau chaude

David Rodriguez, en 2017, en compagnie d’un exemplaire de son TurboSiphon, récompensé par les jurés du Lépine dans la catégorie « transports et industries ». M.L.

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Reims David Rodriguez, lauréat en 2017 au concours Lépine, travaille à la commercialisation de son invention, le TurboSiphon, qui permet de recycler la chaleur des eaux de douche.

Et si le TurboSiphon, ce petit dispositif écoresponsable capable d’alléger votre facture, finissait par arriver sous votre douche ? Un peu plus d’un an après avoir raflé la médaille d’or au prestigieux concours Lépine (catégorie « Transports et industries »), David Rodriguez, son inventeur rémois, commence, pas à pas, à entrer dans sa phase de commercialisation. Cinq exemplaires du TurboSiphon sont déjà opérationnels à Bezannes, dans les deux maisons connectées imaginées par le bailleur social Plurial Novilia. En outre, « un bailleur social strasbourgeois souhaite en commander un peu plus de 300 exemplaires » , confiait, hier, cet ingénieur de formation. Reste encore à obtenir la validation du Centre scientifique technique du bâtiment (CSTD).

Avec TurboSiphon, faites chauffer votre douche, pas votre carte bleue

En 2016, celui qui a longtemps travaillé dans l’industrie avant de se reconvertir en Géo Trouvetou s’était, dans ces mêmes colonnes, souvenu de l’instant où avait émergé l’idée du TurboSiphon. « Je refaisais mon appartement, les murs étaient à nu, ainsi qu’une canalisation d’eau. Le tuyau était chaud et je me suis dit : Pourquoi ne pas tenter quelque chose à propos de cette source de chaleur ? » Le projet Reccal – pour « récupérateur de calories » – était né.

Au moment de tenir ces propos, David Rodriguez venait d’être récompensé aux Innovact awards, destinés à mettre en avant les projets locaux les plus innovants.

Pour comprendre l’attrait potentiel de cette création, mieux vaut encore le laisser parler : « Nos eaux usées de douche vont passer dans le système. À contre-courant et intercalé, un serpentin en cuivre va récupérer la chaleur – juste la chaleur et son énergie – de ces eaux usées en la réinjectant dans notre arrivée d’eau. Ça fonctionne car le cuivre est très conducteur en termes de chaleur. Tout ça se fait de manière hermétique, il n’y a aucun mélange entre les eaux usées et les eaux propres. » Résumons : plus vous aurez une eau déjà chaude, moins vous aurez à dépenser d’énergie pour la chauffer. Là se fera l’économie sur votre facture ( voir ci-dessous).

Depuis deux ans, David Rodriguez a cravaché : brevetage du TurboSiphon auprès de l’institut national de la propriété intellectuelle (Inpi), élaboration d’une communication – « Avec TurboSiphon, faites chauffer votre douche, pas votre carte bleue » – et réalisation des premiers prototypes grâce à des partenaires locaux – citons notamment l’atelier des paralysés de France (APF), dont l’antenne locale est installée zone Farman, l’école d’ingénieurs ainsi que les lycées Arago et Saint-Jean-Baptiste de La Salle.

Retour sur investissement en deux ans

On allait oublier : l’installation du dispositif coûte 380 euros TTC, assurant un retour sur investissement en deux ans. « Cela vous paye grosso modo votre rénovation de salle de bains. Ça se fait tous les vingt ans, ça vous coûte 3 000 euros, soit l’économie que vous pouvez réaliser avec ce dispositif » , assurait un David Rodriguez plutôt très convaincant. Depuis, d’autres que nous ont été, semble-t-il, convaincus.

ce que permet le turbosiphon

Petit rappel pour les non-initiés : l’eau chaude sanitaire est le deuxième poste de consommation énergétique de nos foyers. Cela représente plus d’énergie que l’ensemble des appareils électroménagers, éclairage inclus. Pour un foyer de quatre personnes, la facture est d’environ 600 euros à l’année – soit entre 20 et 60 % de la consommation énergétique totale de la maison. Cas pratique : avec une arrivée d’eau chaude à 60º et d’eau froide à 10º, une douche de huit minutes à 38º, consommera 56 litres d’eau chaude. « Le TurboSiphon se charge de remplacer 30 % de cette eau chaude par de l’eau froide réchauffée par le dispositif » , détaille l’ingénieur. Sortons les calculettes : l’économie serait de 600 euros annuels. « Le TurboSiphon augmentera d’autant de la durée de vie des chauffe-eau et chaudières. » David Rodriguez estime à 400 euros le coût du dispositif. Et d’expliquer : « Le retour sur investissement serait de deux ans. À titre de comparaison, celui du panneau solaire est de onze ans, celui d’une VMC de neuf ans, celui de fenêtres isolantes de sept ans. »

Mathieu Livoreil

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l’union 181221b
Feu de friteuse après le départ du ministre

 

 

Il y avait de l’animation hier après-midi à Croix-Rouge pour cause de visite ministérielle.

Vers 17 h 15, alors que celle-ci venait de se terminer, les pompiers ont remis de l’ambiance en débarquant avec plusieurs véhicules allée des Provençaux (photo). Un incendie leur avait été signalé dans un appartement. Heureusement, il ne s’agissait que d’un feu de friteuse d’ailleurs éteint avant leur arrivée.

Mercredi à 16 h 15, un feu de détritus de 10 m 2 s’est déclaré rue du Colonel-Fabien.

 

 

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l’union 181221a
Urbanisme : Le ministre a lancé la rénovation des quartierS

Julien Denormandie a sillonné des rues de Croix-Rouge avec des élus, des agents du Grand Reims ou de l’État, et les dirigeants des trois bailleurs rémois, très impliqués dans le programme. Edouard Lantenois- Agrandir la photo
Julien Denormandie face aux jeunes du collège Joliot-Curie.Édouard Lantenois
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Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, a signé hier le lancement du nouveau programme de rénovation urbaine, qui prévoit 365 millions d’euros de travaux.

Bonjour, je m’appelle Julien. Je m’occupe de la ville et du logement. Je travaille avec Emmanuel Macron. » C’est avec ces mots que « Julien », Denormandie de son nom, ministre de son état, s’est présenté aux collégiens, hier après-midi, au collège Joliot-Curie à Croix-Rouge. Armé d’une tchatche assez efficace, il a expliqué aux jeunes ce que voulait dire « rénovation urbaine ». « Notre travail, c’est de savoir comment faire pour améliorer votre environnement, les bâtiments, faire en sorte qu’ici il y ait un stade, ici des logements neufs, etc. »

Dans le monde des grands, cela prend tout de suite des dimensions impressionnantes. Pour une raison simple : elles le sont. Venu à la demande de Catherine Vautrin, afin de signer officiellement l’acte d’engagement des travaux, Julien Denormandie a indiqué à la presse : « Avec 365 millions d’euros, dont 113 de l’ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine, ndlr), Reims a un des plus gros projets de rénovation urbaine de France. Je suis venu pour matérialiser le soutien de l’État. L’objectif, c’est de mettre le paquet, pour rénover plus vite et plus fort. C’est nécessaire pour désenclaver les quartiers et rénover les logements. »

Quelques chiffres démontrent l’ampleur de la tâche : après un premier programme de rénovation entre 2004 et 2014, une nouvelle décennie de travaux prévoit de métamorphoser quatre quartiers : Croix-Rouge, Europe, Orgeval et Châtillons. Les secteurs concernés abritent 27 400 habitants. Les chantiers vont s’enchaîner : il s’agit de démolir 1783 logements, d’en réhabiliter 2520, d’en « résidentialiser » 3260 (réaménagement des abords), et de créer 400 logements en accession sociale.

Lors d’une déambulation entre le collège Joliot-Curie et l’université, Julien Denormandie a brièvement découvert quelques-unes des transformations à venir (lire le détail dans L’Union du 12 décembre). Près de l’hippodrome, il s’est réjoui de la future implantation du siège de l’Université. Pas un mot en revanche sur le bâtiment de l’ACRAP, une des plus grosses associations du quartier, qui doit être détruite dans le cadre de la rénovation, ce que refusent ses membres. « On ne m’a pas parlé de ce dossier, je ne le connais pas » , s’est excusé le ministre.

“Tout commence”

Un autre visage est apparu derrière les Coquilles : celui du campus, mais aussi ceux d’habitants de Croix-Rouge, qui ont participé au film Paroles d’habitants, projeté devant le ministre, et qui étaient présents pour le visionner avec lui. Ce film sans tabou, réalisé par la Maison de quartier Watteau, montre à la fois leur attachement à Croix-Rouge, et ce qu’ils souhaiteraient pour améliorer leur quotidien. Un bon tremplin finalement vers la signature tant attendue. Elle fut pourtant expédiée en mode express, le ministre annonçant qu’il avait « un train à prendre » . Mais la machine à rénover est désormais lancée, a souligné Catherine Vautrin : « C’est un projet de dix ans. Aujourd’hui, tout commence… »

Guillaume Lévy

Deux projets innovants à Croix-Rouge

Le ministre a beaucoup échangé, hier, avec des jeunes du collège Joliot-Curie, quitte à se mettre en retard sur son programme. « Tu veux être médecin ? C’est top ça ! » , a-t-il lancé à un garçon, lui conseillant de croire à son rêve et de beaucoup travailler. Deux projets ont été présentés à Julien Denormandie, plus axés sur le volet social et l’insertion professionnelle que sur la rénovation du bâti. Le premier s’appelle « Quand les métiers mènent à l’or » et est porté par des élèves de 4 e . Il a pour objectif de lutter contre les inégalités homme-femme, et de faire découvrir « différents métiers ambitieux à des jeunes filles de 4 e » , autour d’un dénominateur commun : la Coupe du monde de football féminin 2019. La réflexion actuelle tourne autour de la confection d’un maillot spécial pour l’événement.

Le second projet présenté s’intitule Activ’compétences. Il s’agit d’un dispositif expérimental lancé en 2017 dans le quartier, désormais étendu aux autres quartiers prioritaires de la politique de la ville. L’enjeu est d’accompagner les habitants pour les ramener sur le chemin de l’emploi.

Activ’compétences est financé par l’État, la Région, le Département et le Grand Reims. Hier, des bénéficiaires ont remercié avec émotion les équipes d’Activ’compétences, qui leur ont permis de retrouver un travail.

Les élus du canton pas invités et très remontés

Albain Tchignoumba et Zara Pince, les deux conseillers départementaux (PS) du canton de Reims 3, parcouru par le ministre, ont été « zappés » et ont tenu à nous le faire savoir, hier matin. « A ma grande surprise, peste le premier, nous n’avons pas été invités, et même pas avertis. J’ai contacté la préfecture pour avoir des explications. Je suis très remonté et je voulais prévenir les habitants qui seraient surpris par notre absence. C’est d’autant plus incroyable que le ministre venait dans un collège, un équipement du Département ! »

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l’union 181220a
Roller hockey nationale 1 : Les Rapaces veulent bien le rester

Deux buts pour Nathan Garcia-Prieto face à Maisons-Laffite samedi dernier mais un de chuteau final à François-Legros. Qu’importe, la trêve va faire du bien au RHR. Idefix-Créations.
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ROLLER HOCKEY REIMS

Présidé par Christophe Nicodème, le RHR a évolué une saison en Élite (2011/2012). Deuxièmes derrière Amiens depuis samedi, les Rapaces n’accéderont aux play-offs qu’en terminant dans le top 4, ce qui est bien parti. Même si recroiser, par exemple, un rival comme Maisons-Laffitte, n’enchante guère Jordane Cheffre. Le vainqueur des play-offs accède au niveau supérieur. Cette saison encore, le finaliste dispute un barrage d’accession/maintien, sec, chez le 9 e d’Élite.

Leader invaincu jusqu’à samedi dernier, le RHR entend assumer ses ambitions : retrouver l’Élite.

Cela remonte « bien à cinq-six ans et ce ne fut le temps que d’une saison ». En fouillant dans ses souvenirs, Jordan Cheffre situe, tant bien que mal dans le temps, l’unique exercice des Rapaces de Reims au sein de l’Élite hexagonale (2011-12). Après « l’accident de parcours » (4-6) face à Maisons-Laffitte samedi dernier, lors de la 1 re journée de la phase retour et malgré le maillot spécial Noël d’un partenaire (dons reversés à l’Association Le Roseau), la trêve tombe à pic pour le, désormais, dauphin d’Amiens, relégué la saison dernière.

Jusqu’à samedi dernier, vous étiez invaincus…

Nous avons manqué d’envie de jouer, d’ambition. L’équipe qui en a voulu le plus a gagné et c’est complètement mérité pour Maisons-Laffitte. Et je dirais même que le score aurait pu être d’ailleurs plus lourd.

Cela ne remet pas en cause votre phase aller plutôt bien accomplie ?

Absolument. C’est une bonne piqûre de rappel pour un accident de parcours. Nous avons joué tous les « gros » à l’extérieur et on va les recevoir sur la phase retour. Et c’est au cours de celle-ci que tout va se jouer, on l’avait déjà dit.

Reprise d’entrée contre Besançon

Comment se déroulera votre trêve ?

Elle arrive bien, on va couper. Nous reprendrons l’entraînement le 4 janvier, la veille de la reprise du championnat avec, déjà, un match important devant Besançon. Cela fait un seul entraînement, certes, mais nous sommes amateurs.

Aviez-vous clairement annoncé l’objectif de l’accession en début de saison ?

Oui, on veut y retourner, on ne s’en cache pas.

Avec Rethel, leader, et Épernay, plutôt parti pour se maintenir en Élite, avec vous, la région y serait plus que bien représentée ?

C’est très bien. Et je peux vous dire qu’on ira, si l’on monte, faire à notre tour ce qui se pratique, chercher des recrues ici et là…

Déplorez-vous des blessés ?

Non, à part, quand même, Adam Courroux, notre gardien et avec le groupe juniors équipe de France. Il s’est blessé en tout début de saison et passe en ce moment (hier) un IRM. Il devrait revenir à la reprise.

Terry Lefranc a tout joué dans la cage depuis sauf à Amiens, en Coupe de France (2-9), où il était coach. Nous avons d’ailleurs, c’est vrai, fait l’impasse sur ce match.

Propos recueillis par Christophe Devaud

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l’union 181219a
justice : 8 000 € de stupéfiants dans la cave

Quand certains trouvent des paquets cadeaux au pied du sapin, d’autres découvrent pour près de 8 000 euros en produits stupéfiants, 300 grammes de cannabis et 500 grammes d’herbe, déposés en vrac dans une caisse abandonnée dans une cave… Ce serait même l’odeur du cannabis qui aurait interpellé Sophien, 28 ans, alors qu’il sortait de son appartement de Croix-Rouge.

Intrigué, lui qui fume un joint de temps à autre, il serait descendu dans la cave, aurait découvert le butin dans une caisse ouverte, la clé négligemment oubliée dessus… L’appât du gain l’aurait tout simplement poussé à récupérer les stupéfiants. Une découverte qu’il faisait d’ailleurs partager à Sofiane, 21 ans, un ami avec qui il passait la journée, lorsque la police leur est tombée dessus. Interpellation, garde à vue. Les deux comparses ont maintenu leur version abracadabrante des faits. Y compris hier, lors de leur procès au tribunal.

Une version qui a quelque peu énervé le parquet. « Ils sont là tranquillement en train de vous dire, les yeux dans les yeux, qu’ils ont trouvé comme ça pour 8 000 euros de stupéfiants… Ils se fichent de nous ! » La fable de Noël n’a pourtant pas fonctionné. Sophien a été condamné à 8 mois de prison avec sursis, ainsi qu’à une amende de 3 000 euros, et Sofiane à 2 mois de sursis, ainsi qu’à une amende de 1 000 euros.

Caroline Garnier

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l’union 181218a
AVIS D’APPEL PUBLIC À CONCURRENCE

Pouvoir adjudicateur : PLURIAL NOVILIA, SA d’HLM au capital de 22.380.464 euros, inscrite au RCS sous le numéro B 335.480.679, dont le siège social est sis 2, place Paul Jamot - 51100 Reims.
Objet : Démolition de 4 bâtiments d’habitations - 2 et 10, esplanade Paul Cézanne / 4 et 18, place George Braque - Quartier Croix du Sud à Reims (51) / Réf. Marché : MA-291218.
Procédure : Procédure adaptée ouverte soumise à l’ordonnance 2015-899 du 23 juillet 2015 et au décret 2016-360 du 25 mars 2016.
Le marché est composé de 3 lots :
- Lot 01 : Désamiantage.
- Lot 02 : Démolitions.
- Lot 03 : Traitements de façades.
Délai d’exécution : 7 mois (dont 1 mois de préparation de chantier).
Le dossier de consultation pourra être obtenu à partir du mardi 18 décembre 2018 dès 14 heures, en téléchargement gratuit via les sites www.plurial-novilia.fr ou www.proxilegales.fr.
Les visites de sites sont obligatoires (voir Règlement de Consultation des Entreprises).
Date limite de réception des candidatures et des offres : Le vendredi 25 janvier 2019 avant 12 h, par voie électronique via le site www.proxilegales.fr (voir Règlement de Consultation des Entreprises).
Renseignements techniques : M. Damien COISTIA 03.52.15.01.72 / 06.87.32.64.40 - damien.coistia@plurial.fr.
Renseignements administratifs : Service Achats-Marchés : Mme BERNARD-BARTHE 03.26.04.98.30 / Mme GALLOIS 03.26.04.99.05 / Mme FORRAY 03.26.05.92.33.
Date d’envoi du présent avis à la publication : Le 12 décembre 2018 aux JAL L’UNION (Marne, Aisne, Ardennes) et MATOT BRAINE.

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l’union 181216a
AUJOURD’HUI

Concours de belote de l’association étoile Croix Du Sud à 13 h 30. Adresse : 10 av Léon Blum, tél. 03 26 06 56 66.

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l’union 181215b
Il diffuse sur Snapchat des scènes de violence contre la police

Le 6 décembre, une manifestation d’élèves devant le lycée Arago à Croix-Rouge avait été entachée d’un feu de poubelle et de jets de projectiles sur les forces de l’ordre. L’un des participants à l’attroupement, 16 ans, visage encapuchonné, avait pu être appréhendé, ainsi qu’une camarade du même âge qui avait tenté de s’opposer à son arrestation en portant des coups aux policiers.

Laissés libres puis reconvoqués jeudi au commissariat, les deux jeunes gens ont été présentés au délégué du procureur pour un rappel à la loi, sachant que d’autres infractions étaient reprochées au garçon. D’une part, un usage de stupéfiants ; d’autre part, une « diffusion d’images violentes » . Il avait filmé puis diffusé sur Snapchat les débordements envers les policiers.

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l’union 181215a
Journée portes ouvertes

Journée portes ouvertes de l’IRTS de Champagne-Ardenne, 8, rue Joliot-Curie.

De 9 h 30 à 17 heures autour des formations et des métiers du social.

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L’hebdo du vendredi
Le quartier Croix-Rouge dans « l’hebdo du vendredi »

Journal gratuit d’information rémoise

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l’union 181214a
Aménagement : Une brigade pour veiller sur les aires de jeux

Jean-Jacques Philippe et David Adnet en connaissent un rayon sur les équipements des aires de jeux implantés dans la ville. Et, il faut dire qu’à Reims entre les jeux en bois, en plastique et ceux en métal, ils ont de quoi faire. Durée de vie : entre 5 à 15 ans, selon la structure de l’équipement (bois, plastique, métal).A.B.


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Reims Il y a environ 130 aires de jeux dans les parcs et jardins, les cours de récré d’écoles. Un chiffre qui a doublé en dix ans. Deux agents sont chargés au quotidien d’y veiller.

Toboggans, cabanes, jeux à ressort, cordages, murs d’escalade… Il en pousse pas mal, ces dernières années, un peu partout dans Reims.

Quand Jean-Jacques Philippe a pris ses fonctions, il y a de cela 12 ans, « il y avait 65 aires de jeux, depuis ça a doublé. »

Affecté à la direction des Espaces Verts, il est en charge du suivi, du contrôle et des réparations inhérentes à ces équipements. Avec son collègue David Adnet, à bord de leur petite voiturette tout-terrain floquée Ville de Reims Maintenance aire de jeux , ils ont, chaque jour, un emploi du temps fort chargé. « Nous devons inspecter chacune des 135 aires, tous les 90 jours. »

Alors à chaque début de mois, leur logiciel de gestion sort une liste. À deux, Jean-Jacques Philippe et David Adnet se déplacent sur une dizaine de sites chaque jour.

« On vérifie pour chaque élément, le fonctionnement, les signes d’usure, la stabilité » , énumère David Adnet. Chaque structure est équipée d’une puce. « On sait quand elle a été installée, ce qui a été fait en termes de réparations » , précise Jean-Jacques Philippe.

Ces deux contrôleurs partent en mission équipés d’un appareil avec écran tactile précisant les points de contrôle à vérifier, selon les équipements qu’ils ont à examiner au cours de la journée.

À l’arrière de leur voiture, des dizaines de pièces détachées en tout genre, boulons et autres vis. « On doit être capable de pouvoir réparer dans la foulée, en cas de souci » , indique Jean-Jacques Philippe.

La tâche n’est pas mince car il y a parfois 5 fournisseurs différents pour une seule aire de jeux « et évidemment, il n’existe pratiquement pas de pièce standard. »

En plus des contrôles trimestriels avec son lot de réparations en tout genre, la brigade doit aussi faire face aux incivilités qui nécessitent bien souvent des interventions d’urgence « pour mettre en sécurité, réparer ou installer un cordon de sécurité en attendant de recevoir les pièces adéquates. »

Dégradations sans frontière

Tag, gravure, font partie du lot quotidien. « Parfois, on est surpris de voir certaines casses. On se demande comment ils ont fait. »

Les incivilités ne se concentrent pas dans un quartier en particulier. Mais ces dégradations ont un coût, évalué à plus de 40 000 € en frais de réparation chaque année.

Parallèlement aux contrôles trimestriels, le revêtement de sol des espaces de jeux est, lui, vérifié tous les trois à cinq ans. « La vigilance reste permanente puisque des contrôles visuels sont réalisés sur toutes les aires une fois par semaine par les agents de la Ville chargés du nettoyage » , tient à souligner Jean-Jacques Philippe.

Les autres points

Ces aires de jeux qui vont se refaire une beauté

Square Charles-Sarrazin, les jeux ont été entièrement changés, les travaux se terminent (98 000 €).

Au parc Saint John Perse, le chantier de modernisation est en cours et l’aire rénovée sera opérationnelle au printemps (60 000 €).

Ensuite, durant le printemps 2019, ce sera au tour de l’aire de jeux de la Place verte, rue Paul-Vaillant-Couturier d’être modernisée (35 000 €).

L’espace de jeux implanté place Amélie-Doublié va être aussi renouvelé dans le cadre de la réfection de la place. Autre projet acté : la modernisation de l’aire de jeux de la place de Fermat (2019). Par ailleurs, au parc Maryse Bastié : une table de ping-pong a été installée.

Remplacement des sols

La réfection de sols amortissant d’aires de jeux est aussi un autre volet important. Le remplacement est programmé au printemps 2019 : Squares Jean Machet, Sylvain Consdorff, Centre Social Billard et Parc Saint Bruno.

Les aires sportives rénovées

Multisports Maladrerie : des travaux sont engagés et réalisés à 80 %. Il reste la pose du filet, des bancs, le gazon synthétique et l’installation des mâts d’éclairage et raccordement.

Au parc des Châtillons : un terrain sportif est en cours de réalisation.

Aurélie Beaussart

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l’union 181213c
Quatre bureaux de police fermés à Reims

La forte actualité sociale a des répercussions sur l’activité des bureaux de police de l’agglomération rémoise. Quatre des six bureaux – Châtillons, Europe, Tinqueux, Bétheny – sont actuellement fermés « pour que les collègues de l’accueil puissent être sur le terrain » , relève Christian Pous, délégué départemental du syndicat SGP Police-FO. Soit un total de 13 fonctionnaires redéployés à l’extérieur. Seuls les bureaux de l’avenue de Laon et de Croix-Rouge restent ouverts.

« Ce n’est pas la première fois que des bureaux de police sont fermés pour faire face à un surcroît de missions, mais les mouvements sociaux actuels ne font qu’amplifier cette tendance », commente M.Pous. « C’est devenu une habitude de taper dans les effectifs des bureaux pour pallier l’urgence. Du temps de la police de proximité, il en était hors de question, mais maintenant, cela se fait de plus en plus car on est à flux tendus, avec des demandes opérationnelles sans cesse croissantes. Tout cela se fait au détriment des gens qui veulent porter plainte et trouvent portes closes. » Ils doivent se rendre au commissariat central, où les délais d’attente sont souvent plus longs. Le traitement des petites affaires habituellement confié à ces bureaux de police s’en trouve également retardé.

Une autre conséquence de ce manque d’effectifs est visible depuis quelques semaines au palais de justice de Reims. Certains jours, des enquêteurs sont obligés d’assurer eux-mêmes la présentation des suspects qu’ils ont arrêtés, alors que cette mission relève habituellement de leurs collègues en tenue.

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l’union 181213b
La voleuse de colis avait le pass des boîtes aux lettres

Le 13 septembre, un colis contenant des soins capillaires avait été volé dans une boîte aux lettres d’un immeuble de l’avenue Léon-Blum, au quartier Croix-Rouge.

L’enquête ouverte après le dépôt de plainte de la victime a permis d’identifier la voleuse, car il s’agit d’une femme qui a reconnu les faits lors de son audition en début de semaine au commissariat.

Elle avait récupéré un pass de La Poste qui lui permettait d’ouvrir les boîtes aux lettres. Confondue notamment par la vidéosurveillance, la chapardeuse a été remise en liberté avec une convocation au palais de justice.

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l’union 181213a
Elle vient au palais de justice avec un revolver

La dame avait ce revolver d’alarme dans son sac à main par peur d’être agressée. Photo TGI Reims
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Des armes blanches sont régulièrement saisies lors des fouilles à l’entrée du palais de justice de Reims, mais des armes à feu, quasiment jamais. Mardi matin, le tunnel à bagages a détecté un revolver dans le sac à main d’une dame âgée de 59 ans, un revolver d’alarme, certes, chargé d’une balle en caoutchouc, non engagée dans le canon.

Interpellée, la quinquagénaire, qui avait rendez-vous avec un juge des tutelles, était inconnue de la police. C’est une habitante du quartier Croix-Rouge qui a déclaré avoir peur d’être agressée, d’où la présence de l’arme dans son sac pour la rassurer ; « une présence tranquillisante » , comme auraient dit les Tontons flingueurs.

Remise en liberté, la dame est convoquée devant le délégué du procureur pour un rappel à la loi. Son revolver, qu’elle aurait acheté en 1983, a été saisi pour destruction.

 

 

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l’union 181212c
Faits : 17 lycéens interpellés depuis jeudi

Certains lycéens et policiers ne font pas que s’observer depuis le début des manifs. E.Lantenois
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Les deux interpellations effectuées hier matin à proximité du lycée Jean-Jaurès (lire ci-dessus) porte à 17 le nombre d’élèves appréhendés depuis jeudi à Reims. Les deux premiers âgés de 16 ans l’ont été devant le lycée Arago, l’un pour avoir jeté des projectiles sur la police, l’autre – une jeune fille – pour avoir tenté d’empêcher l’arrestation de son camarade en portant des coups aux fonctionnaires (L’union de vendredi). Ils ont été remis en liberté dans l’attente d’une décision.

Un conteneur en feu jeté vers les pompiers

Lundi matin, vers 8 heures, deux autres élèves du lycée Arago ont été interpellés devant leur établissement, après la mise à feu d’une poubelle. Il s’agit d’un garçon de 15 ans suspecté d’avoir incendié le conteneur, et d’une demoiselle de 14 ans qui a projeté la poubelle enflammée en direction des pompiers, sans les toucher. Elle a été mise en examen puis laissée libre tandis que le dossier de son camarade a été transmis au parquet de Troyes, dans l’Aube, son département d’origine.

Toujours jeudi, en matinée, un lycéen de 18 ans s’est fait prendre lors d’un défilé rue de Talleyrand après avoir jeté des gravillons sur une voiture de police tandis que vendredi matin, ce ne sont pas moins de onze interpellations qui ont eu lieu près du lycée Libergier pour outrages, violences, rébellion, dégradations, jets de pierres, de bouteilles, de pétards et autres aérosols. En tout, sept mineurs et quatre majeurs dont un n’était pas lycéen (intérimaire de 21 ans, il serait venu pour empêcher son petit frère de manifester, a-t-il affirmé, et a commis des violences à la suite d’une fouille).

Deux des majeurs ont été mis hors de cause tandis que les deux autres, comme celui arrêté jeudi rue de Talleyrand, ont été condamnés à 70 heures de travail d’intérêt général. Trois des mineurs ont fait l’objet d’un classement sans suite, les quatre derniers sont convoqués cette semaine pour la réponse pénale.

F.C.

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l’union 181212c
Solidarité : La parade des pères Noël verts

Une centaine d’enfants et d’adultes se sont mobilisés pour le Secours populaire.
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Dans la cour du Manège : ils sont plus d’une centaine. C’est la parade annuelle au profit de la campagne pères Noël verts du Secours populaire. On croise les élèves d’une classe du lycée Libergier, des jeunes de l’ école du Sacré-cœur, de Copains du Monde, de la maison de quartier Billard, des parents d’élèves de l’école Sculpteurs-Jacques « venus accompagner les enfants » , explique la maman de la jeune Makenzy, 7 ans.

C’est quoi un père Noël vert ? « C’est un père Noël généreux, qui donne des jouets aux enfants » . On taquine les lutins verts : « mais pour qu’il soit généreux, il faut qu’il ait quoi ? » La réponse ne se fait pas attendre : « de l’argent ! On est là pour en récolter. »

« Avec les fonds collectés, nous achetons des jouets neufs, pour les enfants jusqu’à 10 ans. On distribue aussi aux familles, en libre-service, des produits festifs, tels que saumon et boudin blanc. Nous aidons environ 10 500 familles dans la Marne », expliquent Anne-Marie Duriez, coordonnatrice de l’évènement et Lénica Vautier, étudiante en alternance. « Nous voulons permettre à tous de passer ces fêtes dans la dignité », insiste Patricia Le Corvic, secrétaire générale du Secours populaire de la Marne.

Entraîné par Les Magnolias de Reims et les Diablesses de Tinqueux, le cortège vert a déambulé dans le centre-ville pour rejoindre la cathédrale.

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l’union 181212a
Urbanisme : Rénovations tous azimuts

Les chantiers de rénovation urbaine vont se multiplier dans la ville dans le cadre du nouveau programme ; celui-ci prévoit plus de 360 millions d’investissements. Archive Christian Lantenois
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La réunion d’information a mobilisé une grosse centaine d’habitants aux Châtillons.
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Les quartiers Croix-Rouge, Orgeval, Europe et Châtillons vont en profiter.

Immeubles démolis, voirie remaniée, équipements publics créés, logements améliorés… ça va bouger dans quatre quartiers rémois au cours des prochains mois et années. Quatre quartiers considérés généralement comme déclassés ou en passe de l’être : Croix-Rouge, Orgeval, Châtillons et Europe. Ceci dans le cadre du NPRU, comprendre nouveau programme de renouvellement urbain, objet d’une convention entre la Ville et l’État pour 2018-2024 (voir chiffres par ailleurs). Les réunions d’information se succèdent ces jours-ci pour faire savoir aux habitants ce qui les attend. Passons en revue ces différents secteurs.

1 croix-du-sud

Cette partie de Croix-Rouge a déjà bénéficié de la première salve du renouvellement urbain. À Croix-du-Sud, d’importantes nouveautés vont voir le jour. Allée des Landais sera implantée la nouvelle maison de quartier et c’est aussi dans cette partie que va se créer l’espace « Cénoco », lieu dédié à la culture mené par Césaré, Nova Villa et la Comédie (L’union de samedi). Un village artisanal va naître, structure originale dédiée aux artisans et proposant des cellules de petite taille pour y implanter des activités économiques. Le square Raoul-Dufy sera remanié, comme nombre d’espaces extérieurs, d’esplanades et de parkings. Pour ce faire, 1 180 logements (aux 2 et 10 Cézanne très prochainement et au 18 Braque l’an prochain) seront détruits et créeront des îlots plus petits, plus sereins. Les appartements locatifs à réhabiliter seront au nombre de 1 090 et 100 nouveaux seront construits, en accession à la propriété, pour l’essentiel sous forme de maisons individuelles.

2 Pays-de-France

Dans cette autre subdivision de Croix-Rouge, trois immeubles seront démolis dans l’îlot A, 11 barres d’immeubles représentant 352 logements doivent être réhabilitées et résidentialisées. Le programme prévoit aussi la création ou le rafraîchissement du parking Arago, des allées des Limousins et des Picards, cette dernière devant être prolongée. L’école maternelle Joliot-Curie bénéficiera d’une rénovation.

Dans l’îlot B, 18 immeubles plus un parking enterré (celui de l’allée des Auvergnats) doivent être démolis. Sont aussi annoncés la requalification du parking G8, la prolongation de l’allée des Berrichons et des Provençaux, la création d’une nouvelle rue, le réaménagement de l’allée des Landais et du parvis de la piscine Château-d’eau.

3 Université

On parle ici, toujours à Croix-Rouge, du site de la fac de lettres/droit et de ses environs. Les rues concernées sont principalement Rilly-la-Montagne et Taittinger, et il est prévu de démolir quatre barres d’immeubles, et d’en réhabiliter 9 autres. Trois voies nouvelles doivent aussi être créées, dont deux piétonnes.

4 Eisenhower

Dans ce petit périmètre proche du précédent, il est projeté de réhabiliter un immeuble (les 45 et 47 de l’esplanade), et de résidentialiser 8 barres. Le trottoir de l’avenue Eisenhower doit être refait, ainsi que le parvis de l’école Gilberte-et-Jean-Droit.

5 Châtillons

Pendant une dizaine d’années à partir de l’an prochain, vont se dérouler ici toute une série de travaux, certains qui seront effectués dans le cadre de l’Anru (agence nationale pour la rénovation urbaine), donc avec l’aide de fonds d’État, et d’autres qui se feront hors de ce cadre, financés sur les fonds propres du bailleur, en l’occurrence Plurial Novilia.

Au total, cela impactera des milliers d’habitants. Quelques chiffres pour situer l’ampleur de l’opération : 245 logements seront déconstruits, dont 56 autour de la place des Argonautes, 2 322 autres seront réhabilités, 2 130 résidentialisés. Concernant les constructions d’équipements publics, il y aura celle d’un immeuble de santé, place des Argonautes, et celle d’une nouvelle maison de quartier près de l’espace eau. Concernant cette dernière, il a été assuré lors de la réunion d’information tenue la semaine dernière (lire aussi par ailleurs) qu’il n’y aurait pas de rupture dans la présence d’un tel équipement, l’actuelle maison de quartier restant donc en service tant que la nouvelle n’aura pas vu le jour, ce qui devrait intervenir en 2023 selon le maire.

6 Orgeval

Ce quartier fait l’objet de la dernière des 6 réunions publiques d’information ce mercredi 12 décembre (à 18 h 30 dans la salle Gallieni). On peut toutefois rappeler que le nouveau programme de renouvellement urbain a déjà débuté à Orgeval : sur la place de Fermat, jusqu’en mars 2019, se déroule la première phase, sous la forme de l’aménagement d’un espace vert de qualité. Cette opération conduite par la Ville de Reims et le Grand Reims a pu débuter l’été dernier car l’Anru a accordé une autorisation de démarrage anticipé. Cette opération concerne environ 5 900 m 2 pour un budget d’1,04 M€. Les bailleurs se préparent quant à eux à rénover les secteurs environnants (Charpentier, Jean-XXIII et Poincaré).

7 Europe

Le programme pour ce quartier fait état de 220 logements à démolir, 580 logements locatifs à résidentialiser, dont 400 qui seront aussi réhabilités ; par ailleurs 150 nouveaux logements en accession à la propriété devraient apparaître. À quoi s’ajoutent, hors des cofinancements Anru, 160 autres logements locatifs à réhabiliter et résidentialiser, et la réhabilitation des cellules du centre commercial de la place Jean-Moulin. On le voit, ce n’est vraiment pas le pain qui manque sur la planche. Reste à espérer que cette débauche d’argent et d’énergie améliorera vraiment le quotidien des habitants.

Plus de 360 millions d’investissements

Le Nouveau programme de renouvellement urbain de Reims peut se traduire par les chiffres suivants :
362 millions TTC d’investissements prévisionnels.
27 400 habitants concernés.
1 783 démolitions.
2 520 réhabilitations.
3 260 résidentialisations.
+de 400 nouveaux logements en accession à la propriété.

Siège universitaire et village artisanal

Le projet urbain pour Croix-Rouge comporte aussi des travaux situés hors cadre de l’Anru : ils concernent l’Urca (université de Reims Champagne-Ardenne), et portent sur la restructuration des campus de droit et de médecine, et sur la construction du siège de l’université. Celle-ci doit en effet quitter la Villa Douce du boulevard de la Paix pour s’installer avenue Robert-Schuman, la construction devant démarrer au premier trimestre de l’année prochaine. Sur cette même avenue Robert-Schuman qui borde l’hippodrome, doit être réalisé un village artisanal, cofinancé, lui, par l’Anru et la Caisse des dépôts ; il serait constitué d’une quinzaine d’ateliers locatifs de petites surfaces (80 à 120m 2 ), sur une surface totale de l’ordre de 2 000m 2 .

Concertation, un exercice délicat

Pas facile pour les habitants qui souffrent de nombreux problèmes au quotidien, de se projeter, d’envisager un avenir meilleur. D’autant que ce futur va supposer de nombreux travaux. Par exemple aux Châtillons dès l’année prochaine, et pendant une dizaine d’années. Pour avoir une idée de la sauce à laquelle ils allaient être mangés, une grosse centaine d’habitants de ce quartier se sont rendus à la réunion d’information qui se tenait la semaine dernière. Ils ont pu poser nombre de questions tout à fait concrètes aux responsables de l’opération. Notamment sur le montant des loyers : « Les locataires qui seront déplacés conserveront le même reste à charge après les travaux que celui qui était le leur avant » leur fut-il assuré. Mais ceux qui bénéficieront « simplement » d’une réhabilitation de leur logement ? On a compris qu’une hausse des loyers allait intervenir pour eux, mais qu’elle serait compensée par les économies d’énergie générées par les travaux, d’isolation en particulier.

Mercredi dernier au soir, la réunion publique proposée à Croix-du-Sud a réuni, elle, une trentaine de Rémois, pour au moins autant de responsables, de techniciens et d’élus, dont Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, et Arnaud Robinet, maire de Reims. Problèmes de chauffage, de poubelles, d’incivilités et de sécurité ont été immanquablement évoqués. D’autres questions ont permis d’évoquer les attentes des familles concernant les espaces verts et les jeux pour enfants ; les accueils en crèche pour encourager les mères à travailler ; les efforts pour faciliter le tri des déchets. La relance du restaurant La Marmite a été discutée également. Ce lieu, qui répondait à des besoins dans le quartier mais qui a fermé pour des problèmes de gestion, va être réactivé. Outre les critiques (les plus virulentes étant souvent les moins légitimes), des voix plus modérées se sont fait entendre. Référents informels mais actifs, habitants de longue date, bénévoles associatifs : il y a aussi, à Croix-Rouge, des bonnes volontés qui ont envie de participer à la rénovation, de donner leur avis et d’apporter leur expertise d’usagers aux urbanistes et architectes. Ouf !

A.P.

Les autres points

La Maison du projet ouverte à la mairie de proximité

C’est au sein de la mairie de proximité de Croix-Rouge, 1 bis avenue Bonaparte, que s’est installée la Maison du projet. Deux fois par semaine, les responsables de l’Anru 2 sont à la disposition des habitants pour répondre à leurs questions et enregistrer leurs propositions. Les permanences ont lieu les lundis et mercredis de 14 à 16 heures. Contact : 03 26 35 60 25.

Employer des habitants sur les futurs chantiers

Pour tous les travaux à venir, une clause sociale est incluse dans les marchés. Les entrepreneurs devront employer au moins 5 % de salariés issus des quartiers prioritaires pour la politique de la ville. Des formations sont d’ores et déjà lancées en lien avec l’Agefos, pour que les personnes intéressées soient prêtes quand débuteront, d’ici quelques mois, les différents travaux. Le point d’entrée pour en bénéficier est Pôle emploi.

Une place pour l’électrique

On suppose parmi les responsables du Grand Reims que l’avenir, en matière de circulation, appartiendra à la voiture électrique. C’est pour ça, notamment, qu’il a été annoncé lors de la réunion d’information aux Châtillons, que des bornes de recharge étaient prévues dans le cadre du réaménagement du quartier.

Antoine Pardessus et Anne Despagne

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l’union 181211a
Il conduisait sans permis… mais avec de l’héroïne

Samedi, vers 16 h30, un automobiliste qui circulait avenue Georges-Hodin, aux Châtillons, a été interpellé en possession d’un sachet d’héroïne, soi-disant acheté à Croix-Rouge.

Son dépistage aux stupéfiants s’est révélé négatif. Pour cette détention de drogue et parce qu’il conduisait sans permis de conduire, le jeune homme aura droit à une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.

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l’union 181210a
une injure qui ne passe pas

« Élus voyous, bailleurs voyous ! » Cet habitant de Croix-Rouge, fidèle des réunions publiques du quartier, a dérapé, mercredi soir, lors de la présentation de la 2 e phase du renouvellement urbain.

Il a insulté ses interlocuteurs, pour des motifs assez obscurs (reproches sur les la qualité des logements, les travaux non-réalisés ou le chauffage défectueux…).

Catherine Vautrin et Arnaud Robinet ont vivement répliqué, rappelant le dévouement des élus et l’implication des bailleurs pour régler les problèmes et améliorer les choses, à court, moyen et long termes.

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l’union 181208c
Conducteurs pris en défaut

Le mouvement lycéen s’intensifie, onze manifestants arrêtés

Onze manifestants ont été arrêtés hier devant le lycée Libergier pour jets de projectiles, outrages, coups, rébellion. Deux ont été jugés en soirée. Edouard Lantenois

Le mouvement de contestation des lycéens a franchi un cap, hier matin à Reims. Une centaine d’élèves, provenant d’au moins six établissements (Arago, Joliot-Curie, Georges-Brière, Libergier, Saint-Joseph, Saint Jean-Baptiste de la Salle), se sont rassemblés devant le lycée de la rue Libergier, bloquée entre les rues Clovis et Chabaud jusque vers 11 h 30 par d’importants effectifs de police. Sous les slogans « Macron démission » , les élèves ont fait valoir quelques revendications, parfois brouillonnes, parfois mieux assumées. Ainsi d’Hakob et Kadir, 16 et 17 ans, en seconde à Libergier : « On défile contre Parcoursup et pour soutenir les gilets jaunes et les forains » , clame le premier. « Et contre toutes les taxes de Macron » , ajoute son camarade. Beaucoup évoquent aussi les jeunes de Mantes-la-Jolie, que la police a fait agenouiller, mains derrière la tête, et dont les images ont beaucoup circulé sur la Toile.

À Reims, les policiers sont intervenus de manière plus classique, mais parfois spectaculaire pour ceux dont c’était la première manif. Des violences ont en effet éclaté, obligeant les forces de l’ordre à faire usage de gaz lacrymogène. Onze manifestants ont été interpellés, parmi lesquels sept mineurs. Trois ont fait l’objet d’un « classement sans suite » tandis que les quatre autres impliqués pour des « faits d’outrages, coups et blessures sur personne dépositaire de l’autorité publique, rébellion et dégradation, seront reconvoqués la semaine prochaine pour la réponse pénale » , indique le procureur Matthieu Bourrette.

Concernant les majeurs, deux ont été relâchés sans suite judiciaire – pour cause d’ « infraction insuffisamment caractérisée » – tandis que les deux autres jugés hier soir en plaider-coupable ont été condamnés à 70 heures de travail d’intérêt général.

Venu rejoindre la manifestation, le premier prévenu, 18 ans, responsable local de l’Union nationale lycéenne (UNL), a insulté un policier alors qu’il voulait s’opposait à l’arrestation d’une élève traînée au sol (photo ci-dessus ; accusée d’avoir jeté un pétard, la demoiselle a été disculpée par l’enquête). Le second, intérimaire de 21 ans, voulait récupérer son petit frère pour l’empêcher de manifester, dit-il, mais il s’est énervé lorsque la police a fouillé le sac du garçon pour y chercher d’éventuels projectiles. Il a injurié trois agents, a menacé de les tuer et s’est rebellé à coups de pied.

Une troisième condamnation est tombée hier en plaider-coupable, celle d’un des trois lycéens arrêtés jeudi matin (notre précédente édition). Âgé de 18 ans, lui aussi a été condamné à 70 heures de TIG pour avoir jeté des gravillons sur une voiture de police, lors d’un cortège rue de Tallyerand. Les deux autres jeunes interpellés jeudi l’ont été devant le lycée Joliot-Curie, le premier pour avoir lancé des projectiles sur les policiers, visage masqué avec une capuche. Une amie est alors intervenue pour le défendre en portant des coups aux fonctionnaires. Âgés de 16 ans, ils ont été relâchés dans l’attente d’une décision.

Hier dans le même quartier, devant le lycée Arago, une poubelle a été brûlée et des projectiles lancés sur les policiers, sans interpellation. À Libergier, la manif s’est achevée en fin de matinée, alors que des « gilets jaunes » avaient rejoint le rassemblement. « Nous avons appris qu’il y avait des violences et nous sommes venus protéger les jeunes » , ont-ils expliqué.

Fabrice Curlier et Guillaume Lévy

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l’union 181208b
Association : Un lieu culturel pour le quartier Croix-Rouge

Le nouveau lieu culturel sera implanté dans un local de 190m2 appartenant à Plurial Novilia, sur le parvis qui jouxte l’avenue Léon-Blum. Sophie Delacroix
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Reims Trois structures – la Comédie, Césaré et Nova Villa – s’associent pour mener, dans le quartier Croix-Rouge, un projet commun. La Boussole doit ouvrir à l’automne 2019.

Ils mènent déjà, chacun de leur côté, des actions dans les quartiers et ont l’habitude de travailler ensemble. Mais la Comédie, Nova Villa et Césaré ont décidé d’aller encore plus loin, en ouvrant, au cœur de Croix-Rouge, un lieu culturel. Le projet, en cours d’élaboration, ne devrait pas voir le jour avant la rentrée 2019 mais il est déjà sur les rails. Une chose est sûre : la nouvelle structure, intitulée La Boussole, sera installée place Auguste-Rodin, également appelée Léon-Blum, dans le prolongement de l’ancien café-restaurant associatif La Marmite, qui a fermé ses portes en janvier 2017, à Croix-du-Sud.

Le local de 190 m 2 dont disposera la Comédie, Nova Villa et Césaré, regroupés au sein de l’association Scenoco, sera mis à disposition par l’organisme logeur Plurial Novilia. La Boussole ne sera pas une salle de spectacle mais un espace où seront proposées toutes sortes d’ateliers et de rencontres liés au théâtre, à la vidéo, à la musique d’improvisation, à la photographie, à la lecture ou le conte.

L’objectif est de se mettre à l’écoute des habitants

« Il n’est pas question, même si on a évidemment déjà quelques idées, d’arriver dans le quartier avec un programme tout ficelé. L’objectif est de se mettre à l’écoute des habitants et d’entamer avec eux un vrai dialogue, pour savoir de quoi ils ont envie » , note Philippe Le Goff, le directeur de Césaré, le centre national de création musicale. « L’avantage de nos trois structures est de pouvoir proposer des approches différentes et de s’adresser à différentes générations » , poursuit-il, en rappelant combien « la pratique artistique transcende les situations difficiles » .

« C’est une nécessité d’aller à la rencontre de tous les publics, sans exception, et d’avoir un lieu à Croix-du-Sud où l’on puisse échanger et se rencontrer autour de projets culturels » , souligne pour sa part Ludovic Lagarde, le directeur de la Comédie, heureux d’avoir reçu le soutien de la Ville de Reims. La municipalité a en effet accepté d’accompagner le projet porté par la Comédie, Nova Villa et Césaré. Dans un premier temps, elle débloquera 15 000 euros pour équiper le lieu. Elle devrait également financer le poste d’un médiateur dont la mission sera de promouvoir La Boussole auprès des habitants du quartier et tisser des liens entre les différents interlocuteurs.

« Ce projet, porté par trois structures culturelles de Reims de qualité, qui ont de l’expérience et qui œuvrent déjà dans les quartiers, nous intéresse beaucoup. Car il est important de rendre la culture accessible au plus grand nombre » , souligne Pascal Labelle, l’adjoint au maire de Reims chargé de la culture et du patrimoine. Il précise que La Boussole ne devrait pas ouvrir avant l’automne 2019 et que « tout est encore en cours de construction » .

Dans le quartier Croix-Rouge, où la Boussole commence à être évoquée lors des réunions publiques, Awatef Kouch applaudit des deux mains. « C’est génial ce projet de lieu culturel, d’autant qu’il y a ici beaucoup de talents cachés et qu’il faut valoriser l’image de Croix-Rouge ! » , se réjouit la jeune femme qui, depuis trois ans, co-anime le conseil de quartier. « C’est important d’avoir accès à la musique ou au théâtre. Car cela offre beaucoup d’ouverture ! Je suis d’ailleurs moi-même impatiente de participer aux ateliers. » Valérie Coulet

Un autre restaurant à la place de la Marmite ?

Il n’est pas exclu que le café-restaurant associatif La Marmite, fermé depuis près de deux ans après avoir été géré par l’Assos’Café, rouvre ou qu’un autre bar et espace de restauration prenne le relais. L’association Unis-Cité, qui gère les services civiques, a été chargée de coordonner les associations pour qu’elles animent le lieu. En juillet dernier, les membres d’Unis-Cité espéraient une réouverture « rapide ». Mais, hier, ils faisaient savoir qu’ils ne travaillaient plus sur ce dossier et qu’un « autre appel à projets est en cours ou va être lancé ».

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l’union 181208a
Coke au volant, police au tournant

Mercredi à 3 h 30, les policiers ont arrêté un automobiliste qui circulait pied au plancher boulevard Paul-Doumer. Verdict du dépistage : 1,74 gramme.

Cette même nuit à 0 h 25, un conducteur qui circulait tous feux éteints rue du Docteur-Billard n’était pas saoul mais il n’avait pas d’assurance et s’est révélé positif à la cocaïne.

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l’union 181207a
Social : Une centaine de lycéens dans la rue, trois interpellés

Hier devant Libergier, des lycéens de Murigny annonçaient de nouveaux mouvements ce vendredi. G.L
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Une centaine de lycéens de Georges-Brière (Murigny) et plusieurs dizaines de Joliot-Curie (Croix-Rouge), ont manifesté, hier matin, devant leur établissement.

Les premiers ont bloqué la circulation, notamment celle des bus, avant d’être repoussés par les policiers. Les seconds ont allumé des petits feux sans gravité.

Vers 10 heures, une soixantaine d’élèves ont rejoint le centre et perturbé l’entrée de Libergier. Se disant « solidaires des gilets jaunes » , ils demandaient « la baisse des taxes et du prix de l’essence, car ça met nos parents en galère » . Des « Macron démission » ont fusé. Le proviseur de Libergier, Philippe Cellerosi, était présent, « pour permettre à ceux qui veulent rentrer dans le lycée de la faire » .

Le rectorat indiquait, hier après-midi, que huit élèves avaient été interpellés dans l’académie. Trois l’ont été à Reims (deux de Joliot-Curie, un vraisemblablement de Georges-Brière). Il leur est reproché des jets de projectiles et, pour l’un d’eux, de possibles violences sur les policiers, commises lors de son arrestation.

Guillaume Lévy avec Fabrice Curlier

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l’union 181206c
Conducteurs pris en défaut

 

 

Plusieurs mauvais conducteurs ont croisé le chemin de la police ces dernières nuits. Rue Émile-Zola, ce conducteur de 34 ans s’est risqué à un demi-tour sans clignotant, devant une patrouille. Il avait bien bu.

Avenue Léon-Blum à Croix-du-Sud, un deuxième automobiliste s’est fait remarquer par une vitesse un peu trop vive alors qu’il n’avait pas de permis en règle. Il était déjà connu pour une infraction identique. Au carrefour du boulevard Carteret et de l’avenue Jean-Jaurès, ce « collègue » a eu le bon goût de respecter le feu rouge. Il a en revanche eu le tort de rouler tous feux éteints. Le dépistage d’alcoolémie s’est révélé positif. Même constat pour un automobiliste qui a grillé ce même feu rouge mardi à 4 heures du matin (1,50 gramme). Cet autre conducteur, lui, s’est fait prendre à contresens sur l’avenue de Laon alors qu’il roulait sans assurance. Rue Jean-d’Aulan, en voilà un autre qui zigzaguait sans permis, avec 1,74 gramme d’alcool. triathlon

 

 

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l’union 181206b
Le Reims Tri trace son chemin

L’équipe seniors du Reims Triathlon lors d’une manche D3 composée de deux cadets (Jean Lemerle et Clément Chesnel) et trois juniors (Matéo et Diego Fucho et Clément Fréjafond).
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Quasiment un an après la fusion entre le Reims Triathlon et le Reims Métropole Triathlon, le premier bilan est plutôt positif. Le club a débuté la saison avec 80 jeunes (sur les quelque 200 licenciés que compte le club). « Il existe un réel parcours d’excellence sportive », avoue Loïc Janson, entraîneur et coordonnateur de la FAHN (filière d’accès au haut niveau) du lycée Arago. « On a reçu le label 2 étoiles de l’école française de tri. »

Les benjamins champions de France

Les benjamins (Adam Fouchal, Remi Sutter et Antonin Lagarde) ont été sacrés champions de France alors que Matéo Fucho, qui a intégré le pôle France de Montpellier à la rentrée tout en restant licencié au Reims Triathlon, a même représenté le club sur la scène internationale lors d’une Coupe du monde juniors à Zagreb (Croatie). « Notre objectif va passer par les équipes , poursuit Loïc Janson. Que ce soit les benjamins, les minimes, les cadets et les juniors, ils sont tous capables d’être performants cette saison. »

Un effort a également été fait sur la féminisation des effectifs. Ainsi, par exemple, sur les 24 athlètes qui composent la FAHN d’Arago, un certain équilibre a été rétabli (14 garçons et 10 filles). « C’était très important pour nous aussi » , conclut l’entraîneur rémois.

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l’union 181206a
Un incendiaire avenue de Laon

Mardi vers 2 h 30, trois poubelles ont été incendiées avenue de Laon, entre les no 150 et 287. Le premier feu a dégradé une voiture.

Vers 5 h 30 cette même nuit, les pompiers ont éteint une poubelle rue Mathieu-Troussieux, près du château d’eau à Croix-Rouge.

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l’union 181205a
AUJOURD’HUI

« Vive le vent ! » Pour les enfants à partir de 4 ans. À l’approche de l’hiver et de la période magique de Noël, Jeane Herrington partage ses histoires de toutes les couleurs et de tous les pays.

Sur inscription dans les bibliothèques, par téléphone et sur www.bm-reims.fr tendresse, humour et poésie.

À 14 h 30, à la médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis-Debar. Gratuit sur inscription www.bm-reims.fr

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l’union 181203a
Des réunions publiques sur la rénovation urbaine

 

 

C’est parti. Arnaud Robinet, maire, et Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, ont débuté la tournée des réunions publiques dans les quartiers concernés le Nouveau plan de rénovation urbaine.

Vendredi soir, ils étaient à la maison de quartier Billard, à Croix-Rouge, en présence des représentants des bailleurs, pour échanger et répondre aux questions d’une petite centaine d’habitants. Rappelons qu’au total cela concerne 365 millions d’investissements sur Croix-Rouge, Orgeval, Châtillons et Europe.

Les prochaines réunions auront lieu le mercredi 5 décembre à 18 h 30 à la maison de quartier des Châtillons, le jeudi 6 décembre à 18 h 30 dans la salle polyvalente Croix-du-Sud, le mardi 11 décembre à 19 heures à la maison de quartier Europe et le mercredi 12 décembre à 18 h 30 dans la salle municipale Gallieni.

 

 

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l’union 181201a
AUJOURD’HUI

Conférence musicale : « Les guitares Gibson » par Christian Seguret, journaliste et écrivain. À 14 h 30, médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar. Gratuit.

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l’union 181130b
13, nombre porte-malheur

Un autre consommateur de cannabis n’a pas eu la chance de bénéficier d’un aménagement. Celui-là s’est fait prendre le 16 novembre à Croix-Rouge, avec 13 grammes de résine, lors d’une surveillance de la brigade anticriminalité rue Newton. Poursuivi pour usage de stupéfiants en récidive, Sophiane Benfatima, 21 ans, a accepté la peine de quatre mois ferme, avec incarcération immédiate, qui lui était proposée. Un refus aurait pu lui valoir d’être condamné plus lourdement lors d’une audience classique.

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l’union 181130a
Les voitures brûlent

Une Renault Laguna a été incendiée rue Raoul-Dufy à Croix-Rouge, mercredi à 23 h 15.

Mardi à 23 h 45, c’est une Clio qui est partie en fumée rue Robert-Fulton, route de Châlons.


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