Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - janvier 2020.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 200119b
On se calme, SVP !

Vendredi vers 16 heures, des policiers ont débarqué au centre commercial de l’avenue Bonaparte, quartier Croix-Rouge, en raison d’un différend avec un client : l’homme s’énervait car il ne pouvait pas récupérer le gain d’un jeu. Il s’est calmé, l’incident a été réglé.

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l’union 200119a
faits divers : Il reconnaît sur leboncoin son vélo volé

Les policiers ont rapidement identifié le vendeur, un mineur de 17 ans qui nie être le voleur.
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C’est devenu un réflexe quand on est victime d’un vol : aller sur le boncoin pour vérifier si son bien ne s’y trouve point.

Fin 2019, un Rémois s’était fait voler un vélo électrique dans le local de son immeuble. Ses recherches sur le site d’annonces en ligne n’ont pas été vaines : il y a reconnu son vélo. Alertés, les policiers ont identifié sans mal le vendeur, un mineur de 17 ans domicilié au quartier Croix-Rouge. Ils l’ont interpellé jeudi, et retrouvé le vélo qu’il n’avait pas eu le temps d’écouler. D’après ses déclarations, ce n’est pas lui le voleur. Quelqu’un dont il a refusé de donner le nom lui aurait demandé de le vendre pour son compte.

L’adolescent s’est vu remettre une convocation devant le juge des enfants, le plaignant s’est vu restituer son vélo.

 

 

 

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l’union 200118a
Direction la prison

Mercredi après-midi, lors d’un contrôle au quartier Croix-Rouge, les policiers ont mis la main sur un homme qui était recherché en vertu d’un extrait de jugement.

Originaire de Tchétchénie, Adlan Tazurkaev, 57 ans, avait été condamné à 18 mois de prison – dont 10 mois ferme, sans incarcération à l’époque – pour des « violences en réunion » (une expédition punitive menée dans le quartier des Châtillons par une dizaine de Tchétchènes pour venger l’agression d’un des leurs).

L’homme a été écroué pour purger la partie ferme de sa peine.

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l’union 200117c
aménagement : Les gymnases en chantier

Fortement dégradé, la remise en état du gymnase Europe se fait sur deux ans. Christian Lantenois
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La municipalité entame un grand plan de rénovation des équipements sportifs en 2020, en particulier des gymnases et des stades. Tour d’horizon.

L es gymnases rémois ont sacrément besoin d’être remis au goût du jour. L’une des principales problématiques, c’est qu’ils datent tous des années 70-80, et que pour la plupart, ils n’ont pas fait l’objet de travaux depuis longtemps ».

Kim Duntze, adjointe au maire de Reims, déléguée à la jeunesse et aux sports, liste les différents sites qui vont faire l’objet de travaux, au cours de l’année 2020. « Certains sites sont très dégradés et sont même presque à la limite d’être dangereux », ajoute-t-elle. « Pour certains, ils contiennent encore, dans leur structures, de l’amiante. »

1 Gymnase Europe

Fortement dégradé, sa remise en état se fait sur deux ans. « Il a déjà fait l’objet de rénovation en 2019. Nous poursuivons donc sa remise aux normes au cours de l’année 2020 », explique Kim Duntze. Coût de cette deuxième tranche : 600 000€. Zone d’intervention : « une partie des vestiaires et une partie des sanitaires. »

2 Gymnase Jean-Jacques Lapique

Situé dans le quartier Croix-Rouge, ce gymnase a fait l’objet, il y a quelques années, d’une rénovation importante. On y trouve depuis, des gradins, diverses salles. « Il est adapté aux pratiques nouvelles. C’est devenu un peu notre gymnase de référence », indique Kim Duntze. Malgré tout, 40 000€ de travaux sont encore budgétisés, cette année. « On souhaite mener des études pour ajouter une salle de convivialité, car beaucoup de clubs et d’association de quartier utilisent les lieux. »

3 Stade Edmond-Michelet

« En 2020, on va poursuivre le chantier entamé en 2019 », explique Kim Duntze, ainsi 60 000€ seront dédiés en 2020 à la rénovation des locaux. « Il est aussi prévu de créer un terrain synthétique en lieu et place d’un terrain stabilisé pour 680 000€ », précise encore Kim Duntze.

4 Quel avenir pour le gymnase Legros ?

Pour certains gymnases, « nous avons des ambitions plus fortes qu’une rénovation », ajoute Kim Duntze. L’élue évoque notamment le collège François-Legros, dont le Département a acté sa reconstruction. « On veut donc en profiter pour voir ce que l’on peut faire concernant le gymnase attenant. » Le reconstruire ? L’agrandir ? La réflexion est ouverte. « L’idée étant aussi de travailler avec les clubs qui l’utilisent, au-delà des collégiens. »

Aurélie Beaussart

En 2020, courts de tennis, piscines et patinoire seront toilettés

Via la société d’économie mixte, Rems, (Régie des équipements municipaux sportifs), la Municipalité a programmé d’autres rénovations pour cette année. Au-delà de l’accueil du public, des scolaires, des clubs souhaitant pratiquer leur sport favori dans les installations municipales qui lui sont confiées, cette structure est aussi, en effet, chargée, entre autres, de l’entretien des locaux et du bon fonctionnement des installations. « A Géo-André, on aménage un nouveau local pour l’accueil des associations », indique Kim Duntze. Au gymnase Europe, « les cours de tennis extérieurs vont être repris : des fissures ont en effet été constatées. » D’importants travaux sont aussi prévus au cours des prochaines années, sur le site du stade Georges-Hebert, « dans l’optique des JO 2024. On commence cette année par aménager un club house pour le club de rugby. » A la patinoire Albert 1 er « doivent être construits des gradins, un espace VIP doit être aménagé ainsi que des bureaux pour les associations. »

Côté piscines, notons aussi pour Talleyrand, « on refait toute la partie sauna et hammam, tombée en décrépitude ces dernières années ». Aux Thiolettes, « on commencera cette année à aménager le site qui, une fois l’ouverture du complexe aqualudique ouvert, accueillera les clubs de plongée. »

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l’union 200117b
LOGEMENT : Une page Facebook contre les pannes d’ascenseurs

La page Facebook de l’association des Boisseliers est ouverte à tous les « locataires et usagers » confrontés à des pannes d’ascenseur. Photo Stéphanie Jayet
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La page est créée par une association qui veut faire voter une loi pour en finir avec les pannes à rallonge.

Elles compliquent trop souvent la vie quotidienne des habitants d’immeubles : les pannes d’ascenseurs. Pas un jour sans que des personnes ne s’en plaignent. À force d’être sollicitée, une association rémoise a décidé de s’emparer du problème. Elle vient de créer une page Facebook – « Halte aux ascenseurs en panne » – destinée à recueillir les signalements de « tous les locataires et usagers » . Objectif ultime de l’association : faire voter une loi obligeant les bailleurs à mieux prendre en considération le phénomène.

Assignations à résidence

Gérard Lacroix est président-fondateur des Boisseliers, une association de défense des locataires créée en 1991 au lotissement des Boisseliers à Murigny, mais qui depuis a essaimé sur toute la ville. « Il existe une forte dimension humaine derrière cette problématique des ascenseurs » , insiste M.Lacroix. « Ceux qui en souffrent sont les locataires les plus fragiles : les personnes âgées et les personnes handicapées, littéralement assignées à résidence en cas de panne de longue durée. Il y a aussi les femmes enceintes, les mamans avec les poussettes mais également tous les professionnels extérieurs. Comment un ambulancier peut-il transporter une personne en forte surcharge ou en fauteuil si l’ascenseur est en panne ? »

Gérard Lacroix s’intéresse aux pannes d’ascenseurs depuis plusieurs années. Il en tire le constat suivant. « Les bailleurs ne mettent pas les moyens pour contrôler le respect du respect du cahier des charges par les prestataires : délais d’intervention, disponibilité des pièces, disponibilité du personnel… Des pièces à changer n’existent plus car l’ascenseur est trop vieux, ce qui nécessite du temps pour les refaire à l’unité. Nous savons également que pour économiser de l’argent, les bailleurs font traîner les devis dès que la réparation devient trop importante. »

table ronde avec les parlementaires

Après avoir tenté une démarche auprès des trois principaux bailleurs (lire ci-dessous) Gérard Lacroix a décidé « de passer à une deuxième phase : mettre les élus dans le coup » . « Il faut légiférer pour obliger les bailleurs à faire réparer dans des délais raisonnables, disposer toujours de pièces de rechange, améliorer les process : devis, contrat de maintenance… Cette démarche nous oblige à aller voir les personnes qui font la loi, c’est-à-dire les députés et les sénateurs. J’ai contacté tous ceux de la Marne pour leur demander de participer à une table ronde. Certains ont déjà donné leur accord. Cette table ronde est prévue début mars. Parallèlement, nous proposons également de rencontrer les candidats aux municipales. »

Le collectif des Boisseliers n’est pas le seul à s’investir dans la problématique des ascenseurs. « Nous sommes en lien avec une association qui mène le même combat en région parisienne. »

Démarche inaboutie avec les bailleurs sociaux

En 2018, marqué par une panne de 82 jours dans un ascenseur de l’allée Maurice-Lemaître à Croix-Rouge ( « ce fut la goutte d’eau » ), Gérard Lacroix avait initié « une réflexion commune » avec le Grand Reims et les trois grands bailleurs sociaux de l’agglo pour établir un « protocole » permettant « d’améliorer les délais d’attente » . Après plusieurs rencontres avec l’association, les trois organismes n’ont finalement pas donné suite. Motif invoqué dans un courrier commun du 12 juillet 2019 : « le choix de nos modes de faire relève de la stratégie interne de chaque organisme » et s’oppose donc à la « constitution d’une charte commune » .

Fabrice Curlier

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l’union 200117a
société : Vols, caravanes… la sécurité en questions

Le but du jeu était de recueillir des pistes d’amélioration ; le sous-préfet en a noté quelques-unes, mais il a surtout entendu des récriminations.
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Gens du voyage, squats, dépôts d’ordures sauvages, cambriolages… La réunion pilotée par le sous-préfet a permis d’exprimer bien des problèmes liés à la sécurité.

Beaucoup de doléances, quelques pistes de solutions quand même. C’est le bilan sommaire autant que rapide que l’on peut dresser à l’issue de la réunion sur la sécurité qui vient d’avoir lieu à la sous-préfecture de Reims.

1 Réflexion collective

Le but du jeu était de contribuer à l’élaboration du Livre blanc de la sécurité qui doit guider nos politiques nationales pour les prochaines années ou décennies. « C’est un échange, pas un débat » cadrait d’emblée le sous-préfet, maître de cérémonie. L’ambition était de dépasser le simple constat pour dégager des pistes d’amélioration. Sous cet angle, le représentant de l’État n’est donc pas reparti complètement bredouille des quelque trois heures de séance. Car des propositions, il y en a eu ; étaient-elles à chaque fois pertinentes et applicables ? C’est une autre affaire.

2 Pas si simple

Ainsi Raphaël Blanchard, conseiller départemental (le grand public était invité, dans la réalité on retrouvait une forte proportion d’élus dans l’assistance forte d’une grosse soixantaine de personnes), s’est fait renvoyer dans ses buts assez vite quand il proposa la « saisie des véhicules » pour réprimer les installations sauvages de gens du voyage. « Une caravane n’est pas un véhicule, c’est un domicile ; et une fois que vous avez saisi le véhicule, comment évacuez-vous la caravane ? » questionnait le représentant de la police nationale. En revanche, il n’y avait pas grand-chose à opposer, toujours à propos des campements « sauvages », au maire de Bezannes Jean-Pierre Belfie qui suggérait plus simplement « d’interpeller nos députés sur le sujet ! »

3 Ruraux (et quartiers) abandonnés ?

Mais cette rencontre fut aussi et principalement l’occasion de déballer quelques paquets de linge sale. Martine Jolly, maire de Courcy, déplorait ainsi « une gendarmerie désormais rarement ouverte, des cambriolages, des occupations de terrain illégales par des nomades qui durent des mois, bref un sentiment d’abandon ». Alphonse Schwein, pour Vaudesincourt, allait dans le même sens, signalant « qu’en 5 ans, la moitié de nos maisons ont été visitées » (comprendre cambriolées). Le milieu urbain n’était pas en reste : un président d’association de Croix-Rouge parlait d’une situation devenue « explosive, alors pouvez-vous me dire le nombre de tournées de la police sur les quartiers ? » Une habitante de Châtillons, une autre d’Orgeval, se plaignaient de délinquance croissante, doutant de l’efficacité du recours au 17 (police secours, lire par ailleurs).

4 Questions

D’autres profitaient de l’occasion, non pour se plaindre vraiment, ni pour faire des propositions, mais pour s’informer. « Où s’adresser pour demander des patrouilles spécifiques pour les soirées étudiantes ? » « Quels sont le rôle et les devoirs des bailleurs sociaux en matière de sécurité ? » « Y aura-t-il une police de proximité aux Châtillons avec la restructuration du quartier ? » On tombait même à un moment dans le traitement de cas particulier : « Comment est-ce qu’un de mes amis peut faire pour récupérer six points de permis pour avoir refusé la priorité à un piéton ? »

Ce n’était probablement pas le genre de sujet que le Livre blanc ambitionne de régler.

Appeler le 17, ça marche toujours !

Faut-il toujours appeler le 17 (police secours) en cas de danger ? Certains membres de l’assistance en doutaient fortement, comme cette habitante des Châtillons : « Ici tout le monde se connaît, je risque ma vie si je préviens la police ! » Ou cette dame d’Orgeval déclarant qu’« on ne se sent pas en sécurité, pas écouté par la police ». « Si, il faut appeler le 17, c’est anonyme ! » insistait le patron de la sécurité départementale. Et pour ceux qui douteraient de l’efficacité de ce recours, il rappelait des chiffres : « Le 17, dans la Marne, reçoit environ 90 000 appels par an (ce qui fait autour de 250 par jour, NDLR), et 70 % de ces appels sont décrochés en 45 secondes ! » Et ils donnent lieu à un peu plus de 15 200 interventions effectives (tous les appels en effet ne justifient pas d’intervention policière).

Décalage

Pour introduire la réunion de réflexion sur la sécurité, le sous-préfet a rappelé les « nouveaux phénomènes apparus depuis 2011 » en la matière : terrorisme islamique, comportements radicaux contribuant à l’intensification de la violence, cybercriminalité. Cependant, lors des échanges, les problèmes évoqués apparaissaient nettement en décalage avec ces thématiques : squats dans les caves d’immeubles, trafics de drogue, campements sauvages de nomades, cambriolages, dépôts d’ordures dans la nature, et autres animaux errants. Des problèmes à la fois plus bénins, certes, mais aussi, hélas, plus quotidiens.

Antoine Pardessus

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l’union 200116a
Trois précédents cas à Reims en 30 ans

En trente ans, l’assassin de la rue Michel-Ange est la quatrième personne à être déclarée pénalement irresponsable après avoir commis un crime de sang à Reims. L’affaire la plus ancienne concerne un SDF qui en avait massacré un autre à coups de pied et de canettes de bière, dans un squat de la rue de Courcelles en 1994. L’homme, depuis, est ressorti : en 2016 et 2017, il est réapparu sur les écrans radar du tribunal correctionnel, avec des condamnations pour outrages, violences, menaces de mort, conduite en état alcoolique.

La deuxième affaire remonte à mars 2007. Lors d’une dispute chez lui rue Albert-Camus, au quartier des Châtillons, un père était mortellement frappé par son fils de multiples coups de pied et de genou à la tête. Retrouvé en pleurs à côté du corps, le fils alors âgé de 22 ans était sorti de psychiatrie deux jours plus tôt. Il n’est pas resté longtemps interné après le meurtre. En avril 2011, il se faisait contrôler dans un square du quartier Clairmarais avec un couteau en poche, alors qu’il perturbait la tranquillité d’une mère de famille. Depuis, il n’a plus refait parler de lui.

Le dernier dossier met en cause un résident du foyer Sonacotra venu rendre visite à un ami, avenue Bonaparte à Croix-Rouge, en novembre 2008. Problème : il était 3 heures du matin. Mécontent d’avoir été réveillé en pleine nuit, le locataire l’avait mal reçu, ce qui faisait de lui non plus un ami mais « le diable » , « le démon » , devait expliquer l’individu. C’est pour cette raison qu’il le poignardait mortellement avec un couteau de cuisine après avoir « entendu des voix » l’autorisant à le tuer. Il se dénonçait auprès des pompiers, en leur demandant de passer chez son ami au motif qu’il avait « eu un problème » . Huit ans plus tôt, l’homme avait grièvement blessé son père à coups de couteau. Depuis 2008, aucune nouvelle du personnage.

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l’union 200115a
faits divers : Ils n’avaient pas pu dealer tranquille

Une entrée d’immeuble de Croix-Rouge semblait abriter un commerce pas très régulier. Illustration
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Il y a plus d’un an, le 11 octobre 2018, la police avait dérangé un groupe de jeunes devant une entrée d’immeuble de l’esplanade Paul-Cézanne, au quartier Croix-Rouge : ce fut une débandade générale. Les agents avaient laissé courir, préférant inspecter les communs pour tenter de comprendre ce brusque accès de timidité.

Ils découvraient sept morceaux de cannabis prêts à la vente, cachés dans une porte d’ascenseur.

L’exploitation des emballages a permis d’identifier une trace appartenant à un jeune du quartier.

Pour l’interroger, les enquêteurs sont allés le chercher cette semaine à la maison d’arrêt où l’ont conduit quelques démêlés plus récents en lien avec des affaires de stupéfiants. Le garçon a déclaré ne se souvenir de rien.

Il est reparti en cellule avec une convocation à l’audience correctionnelle du 17 mars.

 

 

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l’union 200114a
La tête haute malgré tout

« Je faisais les poubelles parce que je crevais de faim. Il m’est arrivé de trouver de bons trucs. »
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Être à la rue , quelle qu’en soit la durée, implique de surmonter des épreuves difficiles auxquelles personne n’est préparé. L’angoisse, le regard des autres…

Le froid

« J’ai souvent repensé à une réflexion de mon beau-père, Louis, en lien avec les conditions de vie des soldats pendant la Première Guerre mondiale. Me racontant que les poilus cassaient le vin pour le boire quand il avait gelé, il m’avait dit : Tu n’as pas idée à quel point l’être humain est capable de s’adapter . J’ai compris ce que ça voulait dire quand je me suis retrouvé dans une cage d’escalier. » Jean-Christophe Katz raconte avoir eu « très très froid. Je dormais alors à même le sol et sans couverture. »

Manger

« J’ai eu tellement faim ! », s’exclame Jean-Christophe, réduit à « faire les poubelles » dans les premiers temps de son errance. Celles de l’immeuble dont il est expulsé dans le quartier Croix-Rouge, celles de la rue Libergier, celles du parc Léo-Lagrange… « Les lendemains de match, je finissais les sandwiches près de la friterie. Il en restait parfois en belle quantité. »

Il avait aussi trouvé un bon filon près de la fac : de grandes poubelles vertes attribuées à une association étudiante. « La première fois que je les avais ouvertes, j’y avais trouvé quatre magrets de canard dont la date limite de consommation n’était pas dépassée. Il y avait des fougasses, des bonbons, des viennoiseries… J’avais l’impression d’être au supermarché. »

Fumer

« Ce qui me manquait profondément dans la rue, c’était le tabac. Je me suis vu récupérer des mégots et les fumer dans des feuilles de papier journal avec un briquet qui rendait l’âme. »

Depuis, le Rémois d’adoption a pris l’habitude de ne pas fumer ses cigarettes jusqu’au filtre. Pour ceux qui pourraient passer derrière lui.

Une fêlure

Jean-Christophe Katz n’est pas sorti indemne de la rue. « Je ressens une fêlure en moi, en rapport à la honte que j’éprouve. Il m’arrive aussi de pouvoir paraître très dur. »

Un conseil avisé

« Si vous voyez une personne dans la rue ou qu’elle vous interpelle, approchez-vous d’elle. Si elle est assise, mettez-vous au même niveau qu’elle et souriez-lui. Offrez-lui une poignée de main. Elle va la prendre, elle en a besoin. Pour elle, c’est une marque de considération énorme. Parlez-lui, intéressez-vous à elle. Vous serez peut-être la première personne à laquelle elle parle depuis une semaine. Enfin, si elle vous demande 2 euros pour une bière, donnez-les lui sans jugement ni a priori. Demandez-vous toujours dans quel état d’esprit vous seriez à sa place. »

“Un accueil inconditionnel”

L’accueil solidaire et social Ozanam de Reims (Assor) ouvre ses portes, en journée, aux personnes en grande précarité.

Les Français dits « les droit commun » y sont de moins en moins nombreux : 122 sur 1 619 accueillis en 2019. « La plupart d’entre eux se débrouillent ou sont hébergés chez des tiers » , note la directrice de la structure, Monique Douté. Il s’agit de citoyens français pouvant bénéficier du revenu de solidarité active (RSA) s’ils sont à jour de leurs papiers. « Ce qui leur permet de prétendre à un logement et à des aides variées. »

Le plus gros des accueillis sont des sans-papiers (les réfugiés n’entrent pas dans cette catégorie). « Ils n’ont aucune ressource , souligne la directrice de la structure. Nous ne les aidons pas pour rien. Certains s’étonnent de les voir dans la rue avec un téléphone portable. C’est vrai. Mais ils n’ont que ça. »

Tous trouvent « un accueil inconditionnel » à l’Assor. Ils peuvent y prendre les deux premiers repas de la journée, se laver, avoir des vêtements de rechange, laver leur linge sale. Un casier est mis à leur disposition où déposer leurs effets. Une adresse domiciliation leur est proposée.

Autre versant de l’association : l’accompagnement social, assuré par cinq éducateurs spécialisés. Enfin, la mise en place d’ateliers de remobilisation (cuisine, sport, jardinage, apprentissage de la langue française…).

Journées types

Ses journées types variaient en fonction de ses refuges : la cage d’escalier d’un immeuble dans lequel il avait habité puis le palais des congrès. Il s’éclipsait de la première vers 5 h 30. « Même si je me trouvais sur un palier inhabité, il n’était pas exclu que quelqu’un vienne. »

Il montait dans le premier tramway. Faisait un aller et retour complet, le temps de se réchauffer.

À 7 heures, il se rendait à la cathédrale. Dans la matinée, s’installait sur un banc près de la halte fluviale. « Ce qui m’amenait à l’ouverture de la médiathèque Jean-Falala, à 13 heures, où je passais l’essentiel de mes journées. »

Jean-Christophe empruntait enfin la rue Libergier. « Je faisais les poubelles parce que je crevais de faim. Il m’est arrivé de trouver de bons trucs. »

Il se levait plus tard quand il dormait sous le bâtiment rehaussé du palais des congrès. « J’y dormais bien, affirme-t-il, deux à trois heures d’affilée. » Le Rémois d’adoption n’y était pas seul. « J’avais un compagnon de galère, Éric. » Il l’avait rencontré à l’accueil de jour Ozanam. « J’y avais appris qu’il avait trouvé un endroit sûr pour dormir. Nous avions décidé de zoner ensemble. »

Dès leur réveil, ils se rendaient à la gare pour se réchauffer. « Nous y restions jusqu’à 9 h 30. Nous nous rendions ensuite à Ozanam jusqu’à la fermeture. »

Jean-Christophe allait à la médiathèque dans l’après-midi. « Éric partait faire les mégots. »

Ils se retrouvaient devant la gare où se postaient les bénévoles de la Croix-Rouge. « Nous leur demandions d’appeler le 115, espérant vainement un hébergement d’urgence. Nous attendions alors 23 h 30 pour retourner au palais des congrès, après le passage des policiers. »

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l’union 200111d
Grièvement brûlée par un feu de sèche-linge

Hier vers 16 h 30, un sèche-linge a pris feu au huitième étage de la grande barre de la rue Pierre-Taittinger à Croix-Rouge, au n º 37. Âgée d’une trentaine d’années, la locataire a été grièvement brûlée à l’un de ses avant-bras en éteignant les flammes. Elle a été évacuée à l’hôpital par les pompiers. Le sèche-linge a pris feu à la suite d’un problème électrique.

Jeudi vers 23 heures, toujours à Croix-Rouge, un feu de cuisine s’est déclaré dans un appartement de la rue Berthe-Morisot (L’union d’hier). Il s’agissait dun feu de friteuse.

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l’union 200111c
Le plat de spaghettis enfume l’appartement

En début d’après-midi, hier, un détecteur de fumée s’est déclenché dans un appartement situé au 38 rue de Rilly-la-Montagne à Croix-Rouge. La porte était fermée et personne ne répondait. Les pompiers l’ont donc ouverte à la hache… et découvert le locataire à l’intérieur, au milieu de la fumée, sans trop s’inquiéter visiblement. La fumée provenait d’un plat de spaghettis oublié sur le feu. Il n’a pas été nécessaire d’évacuer le monsieur à l’hôpital.

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l’union 200111b

Le vandale cassait les caméras d’un hall d’immeuble pour ne pas être gêné dans ses agissements.

Le 19 août 2019, des coups sont portés sur une caméra de surveillance installée dans un immeuble de Reims Habitat, avenue Eisenhower au quartier Croix-Rouge. Elle est réparée.

Le 14 octobre, la même caméra est cassée avec une pince-monseigneur.

Le 6 novembre, dans le hall du même immeuble, est retrouvé un scooter qui avait été dérobé dans un parking souterrain du quartier. Il était muni d’un antivol, mais une pince-monseigneur en a eu raison.

L’enquête a permis d’imputer cette série de faits à un seul mineur de 16 ans qu’une patrouille de la brigade anticriminalité a repéré et interpellé en début de semaine.

Le garnement - qui cassait la caméra pour ne pas être gêné dans ses agissements - a été remis en liberté avec une convocation devant le juge des enfants.

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l’union 200111a
faits divers : Un camion s’embourbe sur les voies du tram

Le camion a laissé quelques traces de son passage sur les voies engazonnées du tram menant à la gare TGV. F.C.
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Hier matin, un routier a filé droit dans une aire engazonnée du tramway. Il en est ressorti 1 h 30 plus tard.

C’est ce qui s’appelle s’engager en terrain mouvant. Hier vers 7 h 45, un poids lourd s’est embourbé sur une aire engazonnée du tramway, au rond-point du Château-d’eau à Croix-Rouge. D’après ses déclarations, le chauffeur roulait avenue Bonaparte lorsqu’il s’est déporté pour dépasser un véhicule en stationnement, sans remarquer qu’il filait droit vers la surface herbeuse détrempée par la pluie. Avec un poids de 40 tonnes (dont 25 de chargement), le résultat ne s’est pas fait attendre…

Le camion s’est immobilisé sur les rails assurant la desserte vers la gare TGV. Plus aucune rame ne pouvait y circuler. Citura a mis en place des bus de substitution qui prenaient ou débarquaient les voyageurs à la station de l’hôpital Robert-Debré : la ligne principale (Croix-Rouge – centre-ville) est en effet restée ouverte, e camion n’empiétait pas dessus.

Tracté par un camion-dépanneur, le poids lourd n’a été dégagé qu’à 9 h 10. Il a fallu ensuite déblayer et niveler les grosses ornières avant de rouvrir la desserte.

À la reprise du trafic, le routier était parti depuis longtemps déjà, en fait sitôt après avoir été dégagé. On pouvait le suivre à la trace pendant un bon kilomètre, d’abord une boucle autour du château d’eau, puis un passage par les avenues d’Épernay et du Maréchal-Juin, jusqu’au rond-point de la chaufferie où la piste se perdait.

F.C.

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l’union 200110c
Solidarité : Des jeunes s’engagent contre la fracture numérique

Les jeunes d’Unis-Cités interviennent dans des structures, à domicile ou accompagnent les personnes.
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Vingt-quatre jeunes en service civique apportent leur aide à des personnes mal à l’aise avec les outils numériques.

Fracture numérique » , « illectronisme » … De nouveaux mots pour un phénomène de société : le décrochage d’une partie de la population face à l’usage des nouvelles technologies (17 % de Français concernés selon l’Insee). C’est à partir de ce constat que l’antenne rémoise de l’association Unis-Cité a engagé 24 jeunes en service civique dans le cadre de deux projets destinés à aider les personnes mal à l’aise avec les outils numériques.

« Les bénéficiaires du premier projet sont majoritairement des personnes de plus de 50 ans » , explique Samuel Attafi, coordinateur d’équipes à Unis-Cité Reims. « Un binôme de volontaires leur propose un accompagnement personnalisé. Le deuxième projet concerne en majorité des personnes âgées de 60 à 80 ans qui bénéficient également d’accompagnements individualisés mais aussi collectifs. Ces projets sont financés par Plurial Novilia et Transdev. »

Les jeunes volontaires interviennent dans diverses structures : une résidence intergénérationnelle, deux résidences de l’Arfo, deux Epadh, l’association Étoile Croix-du-Sud, la maison de quartier Billard, la Fondation Armée du Salut et la société Saint-Vincent-de-Paul. « Nous travaillons avec différentes structures qui identifient des bénéficiaires potentiels. Il en découle un accompagnement individuel au domicile des personnes âgées » , ajoute M.Attafi. Il s’agit aussi de faciliter leur mobilité. Elles sont accompagnées lors de déplacements au cours desquels elles doivent utiliser des outils numériques (achats, démarches administratives).

25 000 volontaires engagés en 25 ans

Créée en 1995, l’association Unis-Cité permet à des jeunes de 16 à 25 ans d’effectuer un service civique lors de missions de six à neuf mois. Implantée dans plusieurs villes de France, elle a engagé plus de 20 000 volontaires en 25 ans, dans différents domaines (solidarité et lutte contre l’exclusion, éducation, environnement, sport, culture…). À Reims, la promotion 2019 – 2020 compte 64 filles et garçons répartis dans trois programmes articulés autour de la santé, du décrochage scolaire et numérique. La cérémonie de lancement de la nouvelle promotion aura lieu le 15 janvier à l’hôtel de ville.

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l’union 200110b
Le voisin avait bombe et couteau

Un différend de voisinage a causé quelque animation dans un immeuble de la rue Marie-Laurencin à Croix-Rouge, lundi à 23 h 45. Interpellé dans les communs, le perturbateur à l’origine de l’incident avait bien bu et se baladait avec un couteau et une bombe lacrymogène dans les poches. Il sera sanctionné par une ordonnance pénale (300 euros d’amende).

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l’union 200110a
Une cuisine prend feu

Hier soir, peu avant 23 heures, un feu de cuisine s’est déclaré dans un appartement de la rue Berthe-Morisot, au quartier Croix-Rouge. Il a pu être éteint avant l’arrivée des sapeurs-pompiers. Seul l’occupant du logement a été évacué. Il n’est pas blessé. Les sauveteurs ont procédé à la ventilation de l’appartement. La question d’un éventuel relogement était en suspens.

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l’union 200109b
justice : La cour d’appel réduit les condamnations prononcées dans la guerre des quartiers

En 2018, au lendemain du passage à tabac d’un basketteur de Wilson, des tirs au fusil d’assaut avaient visé deux des agresseurs présumés à Croix-Rouge. Archives
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Hier, la cour d’appel a confirmé la culpabilité de sept prévenus rejugés pour l’agression d’un basketteur suivie de coups de feu à Croix-Rouge. Six des condamnations sont toutefois réduites.

Tous coupables, mais avec des condamnations qui ont pratiquement toutes rétréci au lavage de la cour d’appel de Reims. Hier, les magistrats de la chambre correctionnelle ont confirmé la culpabilité des sept prévenus rejugés le mois dernier pour les graves violences qui avaient secoué le quartier Croix-Rouge en mars 2018 : l’agression d’un entraîneur de basket suivie le lendemain de plusieurs coups de feu tirés au fusil d’assaut avenue Bonaparte, sur deux des agresseurs présumés du joueur, sans faire de blessé.

Cinq des prévenus sont de Croix-Rouge, tous accusés d’avoir tabassé le basketteur originaire de Wilson. Le 16 mars 2018, l’entraîneur venait de commencer sa séance avec les jeunes du RCB de moins de 11 ans lorsqu’une dizaine d’individus armés et masqués avaient surgi dans le gymnase Jean-Jacques-Lapique pour le frapper à coups de poing, coups de pied, coups de couteau et coups de batte de base-ball. Il avait été sérieusement blessé.

Deux fratries condamnées

Désigné comme étant celui qui avait sauté sur le ventre de la victime à pieds joints, en prenant appui sur ses comparses, Kémil Amraoui, 20 ans, a vu sa peine de deux ans ferme confirmée tandis que son frère Waïman, 21 ans, pour une série de coups de pied au visage, est passé de deux ans à 18 mois ferme. Accusé d’avoir porté des coups de batte de base-ball, l’aîné Samir, 26 ans, a pris deux ans de prison, au lieu de quatre ans en première instance. Moïse Simao, 25 ans, et Samy Bezaze, 26 ans (coups avec une batte de base-ball et coup de pied dans la mâchoire), avaient écopé de quatre ans ferme devant le tribunal correctionnel. Leur peine a été ramenée à deux ans.

Côté Wilson, les frères Arraiz – Yahya, 28 ans, et Nour Al Islam, 27 ans – ont été condamnés à deux ans de prison (au lieu de trois et quatre ans), reconnus coupables d’avoir tiré le lendemain sur Kémil Amraoui et Gerson Simao (frère de Moïse, condamné en première instance à 30 mois de prison mais qui n’a pas fait appel), ce qui laissait penser à un acte de représailles sur fond de rivalité entre les deux quartiers. Occupée par trois hommes encagoulés, la voiture des tireurs avait été incendiée près du quartier Wilson tandis que le fusil était retrouvé six mois plus tard, caché avec une dizaine d’armes dans les communs d’un immeuble rue de la Bonne-Femme.

Aucun aveu, aucune explication officielle

Depuis leur première heure de garde à vue, et jusqu’au délibéré d’hier (un seul des intéressés était présent, les autres ne sont pas venus ou n’ont pas été extraits), tous les prévenus n’ont eu de cesse de contester leur participation aux faits.

Sans aveu, les deux procès n’ont pas permis d’établir le mobile de l’agression du basketteur, un garçon sans histoire mais dont un proche domicilié à Wilson est décrit comme étant en conflit avec des individus de Croix-Rouge. Hypothèse avancée : l’entraîneur aurait été une victime collatérale ciblée dans le seul but d’intimider et de faire pression sur le rival, lequel aurait commandité en représailles les tirs du lendemain.

Seuls Samir Amraoui, Samy Bezaze et Moïse Simao sont encore incarcérés dans le cadre de cette affaire. Leur maintien en détention a été ordonné mais par le jeu des remises de peine, ils devraient être libérés très prochainement. Un quatrième protagoniste est en fuite. Remis en liberté après trois mois de détention provisoire, Nour Al Islam Arraiz ne s’était pas présenté le jour du délibéré au tribunal correctionnel, le 29 mars 2019. La cour d’appel a maintenu le mandat d’arrêt qui lui court derrière depuis ce jour-là.

LES FAITS

Le 16 mars 2018 , une dizaine d’individus armés et masqués surgissent dans un gymnase de Croix-Rouge, en présence d’enfants, pour tabasser leur entraîneur de basket originaire du quartier Wilson.

Le lendemain, depuis une voiture volée qui stoppe à Croix-Rouge, trois hommes encagoulés ouvrent le feu sur deux des agresseurs présumés du basketteur. Personne n’est touché. Deux frères de Wilson sont mis en cause pour ces tirs.

Le 29 mars 2019, huit prévenus accusés d’avoir participé aux violences sont condamnés à des peines de deux à quatre ans de prison. Sept font appel.

Hier, la cour a confirmé leur culpabilité, mais en abaissant les peines, de 18 mois à deux ans de prison ferme.

Fabrice Curlier

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l’union 200109a
justice : Au tribunal, les comiques ne font jamais grève

Les robes noires ne sont pas très nombreuses cette semaine à l’audience : le tribunal fait relâche en attendant la reprise des représentations. Archives

Depuis lundi, la grève des avocats paralyse les audiences du tribunal correctionnel, privant de parole les comiques qui amusent la galerie toute l’année. Qu’ont-ils dit en 2019 ?

1 Abracadabra

Miloud comparaît pour un vol, un de plus dans sa très longue carrière de délinquant. Là où passe son chemin disparaissent nombre de biens, ce qui fait dire au président du tribunal : « Si je comprends bien, vous êtes un magicien. Quand vous arrivez quelque part, vos poches sont vides et celles des gens sont pleines. Quand vous repartez, les vôtres sont pleines et les leurs sont vides. »

2 Coke en stock

Arrivé de Cayenne puis conduit d’Orly à Reims par un ami d’enfance, Gaël a fait le voyage avec 65 ovules de cocaïne dans les boyaux. À la descente du train, contrôle des douanes : direction l’hosto pour une radio…

Son copain n’était au courant de rien, assure le passeur. Pour le disculper, il affirme que Reims n’était qu’une étape et qu’il devait repartir « trois ou quatre jours plus tard » à Marseille pour y livrer la coke. Scepticisme du président : « À moins de souffrir de constipation chronique, je ne vois pas comment vous auriez pu faire pour garder ces ovules aussi longtemps. »

3 Saint Glin-Glin

On reste avec le constipé à la cocaïne. Pour lui éviter la maison d’arrêt, son avocat se démène en soulignant qu’il ne reste pas chez lui à se tourner les pouces : « Il travaille chez un transporteur. La fin de son contrat intervient le 29 février 2019. » En cette année non bissextile, une date aussi crédible que le 31 février.

4 Samba

Jugé pour l’agression d’un gardien de prison, Léandro le traite de menteur. Il prétend que le surveillant s’est frappé tout seul pour obtenir une mutation, puis se lance dans un monologue délirant : « Je suis un informateur de la DGSI. J’ai livré plein de noms sur les attentats du Bataclan et des Kouachi. À ma sortie de prison, je vais contacter la DGSI pour postuler et être embauché. » L’avocat du gardien est colère : « Monsieur a fait son carnaval devant vous, ce qui n’a rien d’étonnant quand on sait qu’il est né au Brésil à Sao Paulo. »

5 Businessman

Les empreintes de ce jeune de Croix-Rouge ont été détectées sur un paquet de produits stupéfiants. Dans sa chambre : une balance électronique, des sachets sous vide. Sur le casier judiciaire : une condamnation pour trafic de stupéfiants.

On passe à la personnalité. « J’ai suivi une formation dans la vente à Saint-Quentin. – Dans la vente de stups, je suppose… »

6 Sit-in

Encore le jeune de Croix-Rouge. Lecture du casier judiciaire, des sursis non respectés, des rendez-vous manqués avec le service de probation des peines… Commentaire du président à ses assesseurs : « Pour Monsieur, la loi, c’est comme une chaise : il s’assoit dessus. »

7 Coup de pompe

Toujours le jeune de Croix-Rouge. Sous le matelas de son lit, il y avait aussi un fusil à pompe avec dix munitions, le genre d’arquebuse qui fait malheureusement des dégâts quand les trafiquants s’expliquent entre eux. Coup de mou et bourde de l’avocat : « Mon client a passé le week-end à la maison d’arrêt avant de comparaître aujourd’hui. Ces deux nuits en prison ont suffi à lui faire entrer du plomb dans la tête. »

8 Ligne jaune

Bryan s’est fait prendre lors d’une manifestation des gilets jaunes après avoir manqué de respect aux policiers : d’abord des insultes, puis des bourre-pifs quand ils l’ont arrêté.

« Pourquoi avoir insulté les policiers ? – Parce que je ne les aime pas » , répond Bryan, pas plus gilet jaune qu’il n’est l’homme en blanc du Vatican. L’avocate adverse : « Je ne pense pas qu’il revendique pour le prix de l’essence car en tant que SDF qui vit sous une tente le long du canal, il doit s’en moquer un peu. »

9 Carré blanc

Accusée d’avoir utilisé la carte bancaire d’une vieille dame pour effectuer des emplettes, une aide à domicile affirme que son ex est l’auteur des achats. Étonnement du président : « Parce que votre compagnon portait des sous-vêtements féminins ? Après tout, pourquoi pas. »

10 Ortografe

Jugé pour des outrages, Abdelkader a refusé de signer son audition. Pourquoi donc ? « J’ai refusé de signer ma déposition car c’est la première fois que je voyais autant de fautes d’orthographe. » Une réponse qui rappelle la saillie d’un procureur-adjoint, il y a quelques années, en marge d’une discussion autour d’un procès-verbal d’audition dont la teneur était contestée par le prévenu : « Un PV de police est nécessairement entaché de fautes d’orthographe, sinon c’est un faux ! »

De quoi désespérer cet autre policier fin lettré, aujourd’hui retraité, qui reçut dans un commissariat de quartier la visite d’une femme désemparée après avoir appris l’incarcération d’un proche.

« Je viens vous voir car quelqu’un de ma famille a été incarné. – Je suppose que c’est l’un de vos ongles ? »

Propos glanés par Fabrice Curlier

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l’union 200108a
« Vidéo gourmande » pour les enfants à partir de 8 ans.

Une heure de découverte et d’atelier autour d’une vidéo d’un artiste contemporain.

Un rendez-vous présenté par le FRAC Champagne-Ardenne, à 14 h 30, Médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar.

Gratuit mais sur réservation au 03 26 35 68 40.

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l’union 200107c
aménagement : Les travaux d’une nouvelle maison de quartier à Croix-Rouge débutent

La nouvelle maison de quartier répondra aux attentes habituelles (multi-accueil, intergénérationel…) mais aussi à des besoins exprimés par diverses associations. Jean-Philippe Thomas Architectes
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Après les Épinettes, une nouvelle maison de quartier va voir le jour à Croix-Rouge. Les travaux débutent cette semaine pour cet équipement d’un coût de 4,25 millions.

C’est cette semaine que doivent débuter les travaux d’une nouvelle maison de quartier à Reims, qui sera située à l’angle de l’avenue Bonaparte et de l’allée des Landais, près de la crèche des Hautes-Feuilles et du parc des Landais, sans oublier la piscine Château d’eau qui n’est pas très loin.

Un équipement de 4,25 millions d’euros qui viendra notamment suppléer l’espace Watteau, vétuste et très petit. Pour l’heure, la structure n’a pas de nom. « On a lancé un appel auprès des usagers pour qu’ils fassent des propositions, il y a déjà quelques pistes » , explique Mario Rossi, adjoint au maire en charge de la proximité.

Ce dernier rappelle qu’il existait à l’arrivée d’Arnaud Robinet Le Billard/La Nacelle près des Coquilles et l’espace Watteau à l’autre extrémité du quartier. « Il n’y avait rien entre les deux et l’espace Watteau était vraiment très petit, 300 mètres carrés. »

Le projet existant de l’équipe d’Adeline Hazan n’était pas approprié pour la nouvelle majorité (lire par ailleurs). « Le maire m’a demandé de travailler le projet. J’ai donc mené un important travail de concertation avec tous les acteurs du quartier et notamment les personnes de la maison de quartier. » Plusieurs thématiques sont ressorties de cette concertation, selon l’élu.

des demandes du tissu associatif

Tout ce qui concerne une maison de quartier évidemment, comme le multi-accueil, l’intergénérationnel… « Mais il y avait aussi une demande de la part du tissu associatif où chacun était un peu chez soi. Le souhait, c’était un espace pour pouvoir se rassembler, pour mutualiser, chacun gardant son autonomie. »

C’est ainsi que la nouvelle maison de quartier abritera ainsi une salle polyvalente, qui pourra aussi être un espace de pratique sportive. Enfin, tout ce qui tourne de l’emploi semblait aussi faire partie des préoccupations. « On parle d’un point de première information, qui doit permettre d’orienter. La maison de quartier n’a pas vocation à trouver du travail, ni à faire ce qui se fait déjà. »

À l’arrivée, la nouvelle maison de quartier aura une surface d’environ 1 300 mètres carrés, auxquels il faut ajouter 800 mètres carrés d’espaces extérieurs (jardin petite enfance, jardin enfance, etc.). « Le tout est totalement de plain-pied, donc très fonctionnel, simple, avec un espace cuisine, grâce à un travail commun avec les utilisateurs, les services de la Ville et le cabinet d’architectes, avec un très beau résultat » , estime Mario Rossi.

Il s’agit d’une opération Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) avec une participation de la Ville et du Grand Reims. Les travaux doivent durer 14 mois pour une livraison en mars 2021, si tout va bien.

La configuration est telle que tous les publics, les jeunes et les personnes âgées par exemple, se rencontreront forcément. « C’est évidemment encore un bâtiment très écologique répondant à toutes les dernières innovations, avec une partie du toit qui sera végétalisée. Un bâtiment de qualité, c’est important, fait pour durer. On est sûr qu’il sera apprécié et respecté. »

Un autre parking sera construit

Pour préparer l’installation des activités de l’espace Watteau, un local a été trouvé près de la future maison de quartier, afin de s’implanter sur le secteur. Les locaux actuels de l’espace Watteau, eux, seront rendus au propriétaire, Reims habitat. Enfin, concernant la question du parking qui inquiète les riverains, un autre parking devrait voir le jour suite à la démolition d’un immeuble proche.

Yann Le Blévec

L’opposition regrette l’abandon de son projet

Cette nouvelle maison de quartier à Croix-Rouge a souvent alimenté le débat avec l’opposition municipale de gauche qui n’a jamais digéré que l’actuelle majorité ait abandonné son projet. Pour mémoire, l’équipe d’Adeline Hazan avait acté la réalisation d’un équipement comprenant une maison de quartier, mais aussi un volet culturel avec studios d’enregistrement et une salle de spectacle, sans oublier un pôle de soutien aux initiatives associatives. Le tout estimé à 6,3 millions d’euros. Le souhait était un équipement de centralité en dehors du centre-ville, qui compensait aussi la fermeture du Château d’eau.

Éric Quénard a toujours avancé une large concertation, ajoutant que les travaux auraient dû débuter en 2014. Pour ce dernier, cela a créé de la déception et on a perdu six ans.

Mais du côté de Mario Rossi, adjoint au maire à la proximité, ce projet ne correspondait pas à l’attente des habitants, glissant que le Château d’eau avait été fermé par Adeline Hazan. « Cela ressemblait un peu à Louise-Michel, et on a vu ce que cela donnait… À Orgeval, on a mené le projet jusqu’au bout, mais là ce n’était pas possible », dit-il. L’adjoint parle d’un contenant sans contenu. « Un projet culturel, ce n’est pas une salle vide, il faut un contenu, un projet, un financement… Il n’y avait rien de tout cela », poursuit-il, ajoutant que le lieu, face au lycée Arago, était très éloigné de l’espace Watteau. « Nous avons mené une large concertation, notamment avec les usagers de la maison de quartier, personne ne nous a réclamé des studios de répétitions. »

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l’union 200107b
« Vidéo gourmande » pour les enfants à partir de 8 ans.

Une heure de découverte et d’atelier autour d’une vidéo d’un artiste contemporain.

Un rendez-vous présenté par le FRAC Champagne-Ardenne, à 14 h 30, médiathèque Croix-Rouge, 19 rue Jean-Louis-Debar.

Gratuit mais sur réservation au 03 26 35 68 40.

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l’union 200107a
Quelques grammes de cannabis, 300 € d’amende

Vendredi soir rue Newton (Croix-Rouge), lors d’un contrôle de police dans un hall d’immeuble squatté par des jeunes, un individu s’est débarrassé d’un morceau de cannabis à la vue des agents.

Arrêté et placé en garde à vue, il a écopé d’une ordonnance pénale, avec 300 € d’amende à la clef.

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l’union 200104a
Rétrospective : En 2019, deux morts et treize blessés par coups de feu

Vives tensions, fin septembre, après la mort d’un nomade tué par balle lors d’une vendetta. Pour éviter tout incident, la présentation des suspects au palais de justice eut lieu sous haute surveillance policière, avec mise en place d’un périmètre de sécurité. F.C.
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Le soir du 6 mai, au bas d’un immeuble des Châtillons, un jeune homme de 24 ans était tué d’un coup de fusil lors d’une banale altercation l’opposant à son ex.
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Deux mois plus tôt, la chance a voulu qu’un coup de feu tiré à l’intérieur même du magasin Décathlon de Cormontreuil, lors d’un différend entre mineurs de bandes rivales, ne fasse aucune victime.Photos Fabrice Curlier et Remi Wafflart
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2019 aura malheureusement connu son lot de faits divers dramatiques. Cinq crimes de sang ont été commis dans le ressort du parquet de Reims, dont deux par balles. Les affaires avec coups de feu – treize blessés au total – ont encore dominé l’actualité judiciaire.

Châtillons, Croix-Rouge, Épinettes, Murigny, Neuvillette, Orgeval, Saint-Charles, Wilson… Pas un quartier, ou presque, sans coup de feu l’an dernier. Même un magasin de la zone commerciale de Cormontreuil n’a pas été épargné. Bilan de ces différentes affaires : deux morts et treize blessés après une année 2018 déjà marquée par une série de faits similaires.

1 Réglement de comptes mortel chez les nomades

Certaines familles de nomades ne reconnaissent qu’une justice – la leur – et de tout temps ont existé des vendettas entre clans adverses. Chez les Prime et les Duguet, on se fréquentait – Joselito Prime n’était-il pas le concubin d’Isabelle Duguet ? – jusqu’à cette soirée du 4 juillet où le premier, pisté par sa belle-famille, est surpris avec sa maîtresse sur la place de la mairie à Thil. S’enfuyant en voiture, il renverse mortellement Isabelle, mère de ses deux enfants.

Mis en examen pour « coups mortels aggravés » , Joselito est libéré quinze jours plus tard à cause d’une erreur de procédure. Le 18 septembre, des membres du clan Duguet profitent de son retour à Reims – à l’occasion d’une audience sur la garde des enfants – pour le menacer sur le campement de sa famille. Une heure plus tard, le clan Prime débarque en représailles chez les Duguet, impasse Saint-Charles. Les assiégés ripostent. Coups de feu et coups de couteau font un mort et deux blessés chez les Duguet, trois blessés côté Prime (la victime décédée, tuée par balle, est un frère d’Isabelle). Cinq assaillants sont écroués (Joselito une semaine plus tard, après avoir fui en Bretagne). Fin octobre, ce sont trois membres de la famille Duguet qui sont placés sous le statut de témoin assisté.

De vives tensions ont suivi le règlement de comptes, avec de multiples menaces de mort envers les Prime. Une caravane a notamment été saccagée, un chien égorgé. Depuis, le conflit semble s’être apaisé.

2 Abattu à 24 ans pour une futilité

Le soir du 6 mai, une dispute futile éclate au bas d’un immeuble des Châtillons, rue Pierre-Mougne, entre Dylan Charlet et trois personnes parmi lesquelles son ex-concubine. Celle-ci appelle un frère à la rescousse. Âgé de 30 ans, Christopher Fauvel arrive avec un fusil, descend de voiture, épaule et tue d’un coup de feu Dylan, 24 ans, puis s’enfuit. Il se rend deux jours plus tard. Début juin, trois personnes en lien avec le milieu des gens du voyage sont mises en examen pour lui avoir prêté assistance pendant sa cavale.

3 Panique au Décathlon

Le 13 mars à 16 h 30, un Rémois de 15 ans originaire des Châtillons descend du bus pour se rendre sur le parking du Décathlon de Cormontreuil où rendez-vous lui a été donné par des jeunes du quartier Europe. Il s’agit d’un traquenard, mais quelqu’un l’a prévenu. Le garçon s’est donc équipé en conséquence : il sort un fusil de son sac et poursuit l’un des jeunes dans le magasin où il tire un coup de feu, sans toucher personne. Un vigile le maîtrise.

Écroué pour « tentative d’assassinat » , le garçon, depuis, a été libéré sous contrôle judiciaire. Il était à l’origine d’un précédent traquenard visant ceux d’Europe, d’où le guet-apens fomenté contre lui. À l’origine du différend ? Des chamailleries de gamins. On parle notamment d’un selfie qu’un jeune d’Europe aurait pris sur le territoire des Châtillons puis diffusé sur les réseaux dits sociaux, ce qui aurait été perçu comme une provocation par la bande adverse.

4 Coups de feu au dessert

Le 7 avril vers 5 heures du matin, plusieurs coups de feu transpercent la vitrine d’un restaurant du centre commercial Jeanne-Jugan à Murigny. Un client est grièvement touché à l’œil par des plombs, deux autres sont légèrement blessés. Une semaine plus tard, les deux agresseurs présumés sont écroués pour « tentative d’homicide » tandis qu’un troisième homme soupçonné de les avoir accompagnés est laissé libre sous contrôle judiciaire. Les coups de feu visaient un client du restaurant avec lequel les mis en cause avaient eu une banale altercation la veille.

5 Vendangeurs et revolver 44 magnum

Le 15 septembre à 7 heures du matin, au motif que des vendangeurs bloquent l’allée Jean-Sébastien-Bach à Wilson le temps de récupérer un collègue, une dizaine d’individus les agressent. Alors que les victimes s’enfuient à bord de leur voiture, un homme tire dans leur direction avec un revolver 44 magnum, sans les toucher. Le revolver avait été volé lors d’un cambriolage en 2011. Écroué pour « tentative d’homicide » , le tireur affirme l’avoir acheté sur une brocante.

6 Un ressuscité aux Épinettes

Le 23 novembre, vers 18 heures, un sombre contentieux opposant deux hommes âgés de 35 et 42 ans tourne mal aux Épinettes. Le premier armé d’un pistolet gomme-cogne tire à deux reprises sur le second qui lui tourne le dos, cinq mètres devant lui. Il est touché à la tête A cette distance, les balles en caoutchouc auraient pu être mortelles mais l’impact est amorti par une plaque de métal implantée à l’arrière du crâne de la victime à la suite d’une opération chirurgicale. L’homme tombe par terre. Tous les témoins de la scène le croient mort, et le font savoir, mais il se relève et se rend lui-même au commissariat. Le tireur a été mis en examen pour « tentative d’homicide » .

7 Une seule adresse, plusieurs affaires de coups de feu

Le 7 décembre vers 20 heures, quatre jeunes gens sont blessés par des coups de feu tirés depuis une voiture, rue Olympe-de-Gouges à Croix-Rouge, à l’angle de l’avenue Bonaparte. Cinq heures plus tard, dans les rues d’Orgeval et de la Neuvillette, plusieurs individus tirent des coups de feu en l’air, visent une maison, volent une voiture. Aucun blessé lors de cette opération commando qui aurait été menée en représailles et pour laquelle trois jeunes de Croix-Rouge ont été écroués. Reste à identifier les tireurs de la rue Olympe-de-Gouges, où plusieurs séries de coups de feu avaient déjà claqué en 2018, devant le même immeuble ou juste à côté, avenue Bonaparte.

C’est à quelques pas de là qu’un adolescent de 17 ans, Magomed, a été tué d’une balle qui ne lui était pas destinée, le 17 août 2018, alors qu’il discutait au sein d’un groupe pris pour cible lors d’une expédition punitive. L’instruction cherche toujours à faire la lumière sur cette affaire. Des trois suspects initialement écroués, et qui tous contestent (le tireur présumé, son supposé chauffeur et un jeune de Croix-Rouge accusé d’avoir informé le commando sur la présence de celui ou de ceux qui étaient visés), seul le premier originaire du quartier Wilson est encore sous les verrous : sa détention provisoire a été reconduite en octobre 2019.

Fabrice Curlier

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l’union 200103b
Des locataires grelottent encore au quartier Croix-Rouge

Le coup de froid des derniers jours remet en lumière des problèmes de chauffage dans certains immeubles de Croix-Rouge. Des locataires du secteur Pays-de-France s’étaient plaints auprès de l’association de Salah Byar (L’union du 10 octobre), avec des températures plafonnant parfois à 14 º , plus spécialement allée des Limousins, rue des Savoyards et rue Alain-Polliart. En cause : une pièce qui disjonctait régulièrement dans la sous-station Bonaparte.

Trois mois plus tard, des températures de « 15 – 16 º » sont encore signalées « du 1 au 21 Savoyards et du 1 au 5 Limousins » , indique M.Byar, informé d’un autre problème de chauffage, cette fois-ci dans la grande barre de la rue Pierre-Taittinger, au 45. « Les gens doivent utiliser des chauffages d’appoint. Sinon, il fait 13º. » Une trentaine de foyers sont concernés dans cet immeuble de treize étages progressivement désaffectés en vue de sa démolition. Une panne serait également en cause. Contacté avant les vacances, le bailleur concerné (différent du précédent) avait dit faire le nécessaire auprès du sous-traitant. « Pour l’instant, on attend toujours. »

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l’union 200103a
Coup de chaud sur les voitures…

Une Polo a brûlé rue Raoul-Dufy, mercredi à 21 h 30. Elle n’était pas volée, contrairement à la Mercedes qui a flambé dans la même rue samedi à 2 h 30.

Ce même soir à 20 h 30, une voiture a pris feu près de Prunay, au lieu-dit la Taupinière. L’origine n’a pas été indiquée.

… et sur les poubelles

Trois poubelles ont brûlé mercredi soir, la première à 21 heures rue de la Pompelle, la deuxième à 22 heures rue du Mont-Cornillet, la troisième à 23 h 40 rue Marie-Laurencin.

Hier à 4 heures, un matelas a pris feu à l’air libre, rue Louis-Paul-Bocquet.

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l’union 191231c
faits divers : Ecroués après l’agression au couteau du soir de Noël

Gendarmes et sauveteurs étaient intervenus en nombre lors des faits survenus le 25 décembre, vers 22 h 30, rue de Châtillon à Sacy. Photo d’illustration
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Deux frères qui ont agressé au couteau trois membres d’une même famille, le soir de Noël, ont été jugés hier.

Ils étaient partis réveillonner dans les Ardennes, sans leurs trois enfants de 19 à 26 ans restés dans la Marne. Mercredi dernier, soir de Noël, le repas était bien entamé quand un appel téléphonique y mettait fin : saisis d’effroi, les parents apprenaient que leur fille et leurs deux fils étaient hospitalisés d’urgence à Reims, blessés à coups de couteau lors d’une rixe devant le domicile familial de Sacy (L’union de vendredi). Les premières nouvelles étaient inquiétantes – l’un des frères présentait une profonde blessure à l’abdomen, l’autre au flanc – mais les examens n’ont finalement révélé aucune lésion vitale.

Cinq jours ont passé et la justice, hier, a condamné les agresseurs : deux frères également, originaires du quartier Croix-Rouge. En fuite mais rapidement identifiés par la brigade de recherches de Reims avec l’appui des gendarmes de Fismes et Gueux, le duo a été jugé en comparution immédiate : quatre ans de prison dont trois ans ferme pour Abdelhakim Belmardi, 24 ans et 6 condamnations ; deux ans dont un an ferme pour son cadet Tarek, 21 ans, casier vierge.

Jalousie maladive

Depuis septembre 2018, Abdelhakim entretenait avec la jeune fille, étudiante de 21 ans, une relation amoureuse désapprouvée par sa famille en raison d’une jalousie possessionnelle. « Il me disait Tu m’appartiens » , a confié la demoiselle aux enquêteurs. « Il ne voulait plus que je sorte, que je voie mes copines. Il me faisait des reproches quand je m’habillais trop court. » Il l’insultait de « pute » , de « salope » et fut révolté d’apprendre – après espionnage de ses anciens messages sur les réseaux sociaux – qu’elle avait aimé un autre garçon avant lui. Décrite « sous emprise » , l’étudiante n’avait cependant pas rompu.

Mercredi soir, de retour à Sacy, le frère de 19 ans surprend le couple, seul dans la maison. Une bagarre oppose les deux hommes. Frappé au visage, Abdelhakim a le dessous. Il téléphone à Tarek – « Je viens de me prendre une patate. Viens me chercher ! Passe par la cave avant ! » – puis s’en va en menaçant le frère : « Tu vas le regretter » . Après s’être retrouvé dans une rue de Sacy, le duo revient devant la maison. Le portail est secoué, les frères de l’étudiante sortent à leur tour, une seconde bagarre éclate au cours de laquelle Abdelhakim sort un couteau : cinq coups sont portés dont un blesse son amie, touchée au bras en voulant s’interposer.

Interpellés 48 heures plus tard, les frères Belmardi ont eu le temps de se débarrasser de l’arme blanche. Proviendrait-elle de la cave où il fut demandé à Tarek de « passer » ? Aucune réponse. Il s’agirait d’un couteau suisse qui n’a pas été retrouvé.

Plainte à venir contre l’une des victimes

Hier, la défense a plaidé des violences initiées par les frères de l’étudiante, laissant entendre qu’ils n’appréciaient pas de la voir sortir avec un jeune des quartiers : « Le problème, c’est qu’il dérange et qu’il fallait le virer de cette famille. »

Une plainte pour les coups reçus par Abdelhakim va être déposée. En attendant, lui et son frère ont été maintenus en détention. Le quantum avec sursis de leur peine est assorti d’une mise à l’épreuve comprenant l’obligation de travailler, d’indemniser les victimes, de ne plus les contacter ni de se rendre aux abords du domicile familial.

Fabrice Curlier

LES FAITS

Mercredi dernier vers 22 h 30, soir de Noël , une soeur et ses deux frères sont frappés à coups de couteau devant le domicile familial à Sacy. Les deux frères sont sérieusement blessés à l’abdomen et au flanc, sans pronostic vital engagé.

En fuite , les agresseurs identifiés par la gendarmerie ont été interpellés vendredi. Il s’agit également de deux frères, domiciliés à Croix-Rouge.

Jugés hier, ils ont été condamnés à un et trois ans de prison ferme. Une relation amoureuse désapprouvée par la famille de la jeune fille est à l’origine de l’agression.

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La voiture brûlée était volée

 

 

 

Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 2 h 30, une voiture a été incendiée rue Raoul-Dufy à Croix-Rouge (photo ; l’union de dimanche) .

Il s’agissait d’une Mercedes. Les vérifications ont permis d’apprendre qu’elle était volée.

Ce n’est pas le cas des deux autres véhicules qui ont flambé la même nuit : une C3 promenade du Peignage à 22 heures (quartier Dauphinot), une Peugeot 208 rue Marie-Laurencin à Croix-Rouge vers 0 h 30.

 

 

 

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Sacy : Deux frères écroués après l’agression d’une famille au couteau

 

 

Le soir de Noël, mercredi vers 22 h 30, une sœur et ses deux frères ont été blessés à coups de couteau lors d’une altercation devant le domicile familial de Sacy (notre édition de vendredi). Interpellés en fin de semaine par la gendarmerie, les agresseurs ont été jugés hier après-midi en comparution immédiate. Il s’agit de deux frères âgés de 21 et 24 ans, domiciliés dans le quartier Croix-Rouge à Reims. L’aîné entretenait avec la jeune fille une relation amoureuse désapprouvée par sa famille en raison d’une jalousie possessionnelle.

Mercredi, de retour à Sacy, l’un de ses frères a surpris le couple seul dans la maison. Une première rixe a éclaté entre les deux hommes. Le petit ami est sorti, non sans appeler son propre frère à la rescousse. Tous deux sont ensuite retournés devant la maison où une seconde bagarre a éclaté avec les frères de la demoiselle. Ces derniers ont été frappés à coups de couteau, de même que leur sœur blessée au bras en voulant s’interposer. L’arme serait un couteau suisse qui n’a pas été retrouvé.

Le petit ami a été condamné à quatre ans de prison dont trois ans ferme, le cadet à deux ans dont un an ferme. Leur maintien en détention a été ordonné.

 

 

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l’union 191230c
SPORT : Ils sont labellisés « Génération 2024 »

Plusieurs établissements de l’académie de Reims ont été labellisés « Génération 2024 » dans la perspective des jeux Olympiques.
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Pas moins de 30 établissements de l’académie ont été labellisés « Génération 2024 » en prévision des JO, dont 8 à Reims et 4 dans le Grand Reims.

Ils sont la génération 2024… Ils, ce sont ces établissements scolaires qui ont fait du sport et de sa pratique une dominante pour les années à venir. Jusqu’en 2024 dans un premier temps, dans la perspective des Jeux Olympiques… Développer les passerelles entre le monde scolaire et le sport, encourager la pratique physique et sportive des jeunes, c’est en effet l’engagement pris par les établissements candidats à ce label national. Et cette année, ils ont été 26 établissements dans l’académie de Reims à l’obtenir, dont un lycée agricole. Ils s’ajoutent aux 4 établissements qui se sont déjà lancés dès l’année dernière.

La durée du label est de trois années

Depuis l’école élémentaire jusqu’aux grandes écoles, ont été labellisés à Reims : les écoles élémentaires Ruisselet, Charles-Arnould, Docteur-Roux, les collèges Trois-Fontaines, François-Legros, le lycée polyvalent François Arago, mais aussi SciencesPo et l’Urca. Quatre établissements du Grand Reims obtiennent également ce label : l’école Aubert-Senart à Suippes, le collège Paul-Eluard à Verzy et le collège La Source à Verzy. Chaque établissement ainsi labellisé a l’obligation de s’investir et de préparer l’héritage des Jeux Olympiques, notamment en participant à trois temps forts dans l’année : la journée nationale du sport scolaire (fin septembre), la semaine olympique et paralympique (fin janvier, début février) ainsi que la journée olympique prévue cette année le 23 juin.

Reims en course pour 2024

Outre ces labels, l’académie de Reims est également au cœur du projet « Reims, en course pour 2024… ». Ce nouveau dispositif reconnaît l’engagement des établissements scolaires en faveur de la promotion des prochains JO. Il prend appui sur le dynamisme du sport scolaire, les actions menées au sein des associations sportives… C’est d’ailleurs dans ce même esprit qu’une classe Pierre de Coubertin – Alice Milliat, mélangeant des élèves de tous les établissements a été ouverte cette année (lire ci-après).

Des dispositifs académiques qui s’inscrivent pleinement dans le label Terre de Jeux 2024 qui permet à toutes les collectivités territoriales de faire vivre les valeurs des JO sur le territoire pour les cinq années à venir. Un label que la ville de Reims a obtenu en novembre dernier et qui se veut une porte d’entrée pour la ville. C’est en effet l’ambition du maire : que Reims puisse devenir, centre de préparation aux Jeux.

Caroline Garnier

Des élèves ambassadeurs

Constituée depuis la rentrée, la classe Pierre de Courbertin – Alice Milliat a été officiellement ouverte le 6 décembre, en partenariat avec la région Grand Est, l’UNSS, le comité régional olympique et la DRDJSCS du Grand Est. Dans le Grand Reims, on compte des élèves du collège François-Legros et Sacré-Cœur à Reims, Georges-Charpak à Bazancourt et Professeur-Nicaise à Mareuil-le-Port. Les classes Pierre de Coubertin-Alice Milliat ont été créées nationalement pour constituer des groupes de jeunes ambassadeurs des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Ces classes valorisent les initiatives scolaires en matière d’olympisme en complément des classes olympiques et du label « Génération 2024 ». Au sein de l’académie, 24 élèves volontaires de 4 e , issus des établissements des quatre départements, seront ainsi regroupés tous les ans (cinq jours pendant les congés) jusqu’en 2024, date à laquelle ils passeront le baccalauréat.

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sécurité : La police veille sur les festivités

En coordination avec la police nationale, la police municipale veille particulièrement ces derniers jours sur le bon déroulement des activités commerciales. Archive
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L’accompagnement de l’activité commerciale figure parmi les priorités de la police municipale.

Vous vous demandez ce qu’ont fait les policiers municipaux rémois ces derniers jours ? Voici le bilan de leur activité dressé par la Ville.

1 Vigilance autour du commerce

La fin d’année est synonyme d’intense activité commerciale, et de festivités qui drainent les gens à l’extérieur. On ne s’étonnera donc pas d’apprendre que « la police municipale est fortement engagée en coordination avec son homologue nationale pour la sécurisation du marché de Noël, de la fête foraine et dans l’accompagnement de l’activité commerciale de la fin d’année. Cette présence est caractérisée par des patrouilles de sécurisation, une mise en vigilance maximum du Centre de supervision urbain (CSU), l’ensemble des secteurs étant placés sous vidéo-protection. »

2 Les caméras à la rescousse

À propos de ce même CSU (le poste de commandement des caméras de vidéosurveillance), il gère désormais « 213 caméras réparties sur l’ensemble de la ville » ; au cours de la semaine du 16 au 22 décembre, « il a traité sur réquisition, 23 demandes d’extraction d’enregistrements vidéo réalisés grâce à ces caméras. Plusieurs de celles-ci ont permis d’amener des éléments probants dans un travail en étroite collaboration avec les enquêteurs de la police nationale et de la gendarmerie. »

3 Mention pour la rue du Danube

Au chapitre « présence dans les quartiers », celle-ci « est maintenue sur l’ensemble des secteurs de Reims par des patrouilles régulières de jour comme de nuit. Les secteurs Croix-Rouge, Orgeval, Châtillons font l’objet d’une attention particulière. Les équipages sont présents de manière renforcée dans le secteur Europe, notamment autour du 6 rue du Danube et du centre commercial Jean-Moulin. »

4 Circulation, poubelles et stationnement

Le chapitre « activité contraventionnelle » traite de ce qui concerne la circulation et le stationnement sur la voie publique. Lors de cette même semaine du 16 au 22 (le bilan de la semaine suivante ne nous est pas encore parvenu), 39 véhicules ont été placés en fourrière, pour stationnement gênant ou abusif. 170 contraventions ont été dressées, pour des stationnements gênants, diverses infractions au Code de la route et infractions aux arrêtés du maire dans le domaine de la propreté urbaine. À cela s’ajoutent 8 procès-verbaux pour diverses infractions : consommation d’alcool sur la voie publique, dépôts de déchets ménagers en dehors des horaires de collectes, tapages et dépôts sauvages.

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l’union 191230a
Les voitures brûlent encore

 

 

Les pompiers ont eu à intervenir sur un nouveau feu de voiture, au cours de la nuit de samedi à dimanche vers minuit et demie, rue Marie-Laurencin, dans le quartier Croix-du-sud à Reims. La voiture en question (photo) était stationnée juste à côté du gymnase Léo-Borgniet. On ne pourra s’empêcher de noter que la rue Laurencin est située dans le voisinage de la rue Raoul-Dufy, où une voiture s’était déjà embrasée la nuit d’avant, vers les deux heures et demie du matin.

Un autre feu de voiture a mobilisé les pompiers hier dimanche à Reims, rue Jean-Marie-le-Sidaner, non loin du cimetière de l’avenue de Laon ; il était 11 heures du matin.

Peu après 22 heures samedi, un autre véhicule avait pris feu du côté du parc Stasi (boulevard Dauphinot).

 

 


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