Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - mars 2020.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

***********************************

l’union 200327a
À Reims, une population parfois difficile à convaincre

Dans les deux quartiers de Reims classés en zone de sécurité prioritaire (Croix-Rouge et Wilson), l’activité de la police nationale est la même qu’ailleurs en ville : priorité aux contrôles du confinement et du respect de la fermeture des commerces, sécurisation renforcée pour prévenir d’éventuels pillages. La direction départementale de la sécurité de la Marne ajoute qu’« il y a de moins en moins d’attroupements », même

si certains ont encore du mal à comprendre. Constat confirmé par Christian Pous, secrétaire régional du syndicat Unité SGP Police – FO.

« La grosse difficulté est de sensibiliser les jeunes. Ils sont difficiles à convaincre.

À leur décharge, et ça vaut pour toute la population, le message donné par les autorités n’est pas très clair. Les modalités du confinement changent d’un jour à l’autre.

Ça perturbe le message que nous devons faire passer, et plus encore dans ces quartiers pour des questions de mentalité. » Une autre difficulté tient à la composition des familles. « Le confinement n’est pas subi de la même manière selon que vous habitez dans une maison ou dans un appartement, surtout si vous êtes dix dedans. Or, il y a beaucoup de familles nombreuses dans des quartiers comme Croix-Rouge. Elles sont habituées à sortir. Rester confiné n’est pas dans leur nature. »

***********************************

l’union 200319a
La Marmite Lab est ouverte au cœur de Croix-du-Sud

 

Déguster les saveurs du monde ? Il suffit de pousser la porte de la Marmite Lab. Le restaurant traditionnel mêle cuisine française et africaine.

« Il a été ouvert à l’initiative du bailleur social du quartier, Plurial Novilia, en partenariat avec le Greta, qui a préparé le personnel destiné à la reprise de l’activité et Le Bloc, qui coordonne le bon fonctionnement de cette expérience », explique Toufik Saker, chef du projet.

Ouvert mercredi, jeudi et vendredi midi.
4, avenue Léon-Blum,
tel. 03 26 49 60 32.

 

***********************************

l’union 200317a
Les voitures brûlent encore

 

La restriction des déplacements va-t-elle provoquer une baisse des feux de voitures ? En attendant de voir, plusieurs d’entre elles ont encore brûlé ce week-end.

Rue d’Aunis à Cormontreuil, il ne reste plus grand-chose d’une Mercedes classe A qui a brûlé dimanche à 23 h 30 (photo Dominiquer Berger). « On a entendu un grand boum » , déclare une riveraine. Même les portes ont fondu avant que les pompiers maîtrisent l’incendie. Le véhicule immatriculé dans le Var n’était pas signalé volé.

Ce même soir à 21 h 40, une Renault Tiguan est partie en fumée rue Marie-Laurencin à Croix-Rouge. Une 607 a chauffé par propagation.

À 1 heure hier matin, une voiturette a été incendiée rue du Bois-d’Amour.

Dans la nuit de samedi à dimanche, une Peugeot 2008 a brûlé rue de la Méditerranée (propagation à une Corsa), puis une Mazda à 5 h 15 rue de la Victoire.

 

***********************************

l’union 200315a
Fermeture de restaurants universitaires

Certains restaurants universitaires (RU) fermeront leurs portes. Resteront ouverts les RU Moulin-de-la-Housse, Paul-Fort et Croix-Rouge (cafétéria) à Reims, Lombards et Petite Courtine à Troyes et la Maison des étudiants (place Ducale) à Charleville-Mézières.

***********************************

l’union 200313a
Le retour des rendez-vous de l’apprentissage

 

 

La prochaine journée des Rendez-vous de l’apprentissage, destinés aux moins de 30 ans en recherche de formation ou d’un emploi, se tiendra le mercredi 18 mars à la Médiathèque Croix Rouge, à partir de 14 heures.

Cette animation est gratuite et ouverte aux candidats souhaitant s’orienter vers un contrat d’apprentissage. Ils pourront y trouver toutes les réponses à leurs questions et découvrir des offres d’apprentissage.

Inscription préalable au 03 26 40 64 94 ou sur www.cm-marne.fr

 

 

***********************************

l’union 200312b
justice tribunal correctionnel : Un conjoint violent condamné

Un conjoint violent – un de plus – est passé en jugement au tribunal de Reims. Celui-ci s’appelle Samir Touati, 38 ans. Le 21 février en début de soirée, il accueille sa concubine par des insultes lors de son retour dans l’appartement commun, allée Edgar-Degas au quartier Croix-Rouge. Il est saoul, repart s’abrutir avec d’autres bières, profère de nouvelles insultes en lui demandant de « dégager » . La concubine va se coucher.

Il la rejoint dans la chambre, lui crie dessus, lui lance une canette en verre qui la touche au visage (blessures au nez et à la tempe). Il la tire par les cheveux, lui porte un coup de poing à l’œil. La malheureuse parvient à s’échapper et à prévenir la police.

Il rejette la faute sur sa concubine

Interpellé, Samir Touati accuse un taux de 0,90 mg d’alcool par litre d’air expiré à l’éthylomètre, soit 1,80 gramme d’alcool par litre de sang. Garde à vue terminée, il part directement à la maison d’arrêt pour purger une peine de deux mois de prison qui traînait.

Jugé cette semaine en visioconférence pour répondre des violences sur sa concubine, faits commis en récidive à la suite d’une condamnation qii datait seulement de l’été dernier, le prévenu a tenté de renverser les responsabilités. « C’est elle qui m’a insulté puis giflé. » Il retourne en cellule avec six mois de plus à purger. « Je ne mérite pas ça. »

***********************************

l’union 200312a
Un étudiant testé positif au coronavirus

 

 

 

Hier soir, l’université de Reims Champagne-Ardenne a envoyé un mail à tous ses personnels et étudiants pour les prévenir que l’Agence régionale de santé venait de l’informer du premier « cas avéré de coronavirus Covid-19 au sein de [son] établissement (dépistage positif) » . « Il s’agit d’un étudiant qui ne s’est pas rendu sur un site universitaire depuis le 5 mars. Il va bien et est en voie de guérison. Il a été mis en quatorzaine. »

L’étudiant concerné est scolarisé au campus Croix-Rouge, en sciences humaines. Souffrant, il avait cessé de se rendre en cours le 4 mars, pour rester confiné chez lui. L’université précise qu’ « aucune nouvelle mesure n’est à ce jour à mettre en œuvre suite à ce cas, l’établissement ayant pris de nombreuses mesures de précaution » . « Conformément aux recommandations du ministère de la Santé » , l’université, informée ce « mardi 11 mars à 17 h 45, a pris immédiatement attache auprès de l’Agence régionale de santé et suit actuellement ses recommandations » .

 

 

 

***********************************

l’union 200311b
Avec sa bande, il avait une barre de fer

Vendredi dernier, vers 18 heures, les policiers ont dû intervenir place du Souvenir-Français, au quartier Maison-Blanche, où un regroupement hostile était signalé (L’union de samedi).

À leur arrivée, tout le monde a détalé. Deux mineurs ont été rattrapés : le premier a été relâché sans suite judiciaire tandis que le second, pris avec une barre de fer, est convoqué devant le juge des enfants.

Il est de Croix-Rouge. Sa présence sur les lieux reste mystérieuse.

***********************************

l’union 200311a
À Reims, Kleiber à domicile

Épreuve hivernale incontournable (201 engagements), le tournoi du TC Géo-André (photo des finalistes) s’est conclu en apothéose.

Tombeur en quart du favori Gabriel Andruejol (2/6, Europe Club), Thomas Mathieu (2/6, Gournay) a été au bout de l’aventure. Opposé en finale à Pascal Bonnet (2/6, Cheminots Reims), le Francilien s’est encore montré très régulier dans le jeu pour venir à bout (7-6, 6-3) du vétéran rémois.

Côté dames, Jackie Lassaux (2/6, URT) a créé la sensation en sortant en demie la tête de série n°1 Noémie Bellott (0, Ill Strasbourg). Mais l’ex-joueuse de la Côte des Blancs a payé physiquement ce match à rallonge en finale devant Camille Kleiber (2/6,Géo-André).

DAMES

QUARTS DE FINALE. – Camille Kleiber (2/6, Géo-André) bat Perrine Gosse (5/6, URT) 6-1, 6-2 ; Jackie Lassaux (2/6, URT) bat Danira Ndengoue Kenmeni (5/6, Vrigne-aux-Bois) 6-0, 6-2.
DEMI-FINALES. – Camille Kleiber bat Lisa-Marie Hubert (2/6, TC Reims) 6-4, 7-5 ; Jackie Lassaux bat Noémie Bellott (0, TC Ill Strasbourg) 6-4, 5-7, 7-5.
FINALE. – Camille Kleiber bat Jackie Lassaux 6-1, 5-7, 6-4.

MESSIEURS

DEMI-FINALES. – Bonnet (2/6, Cheminots Reims) bat Heraut (3/6, Reims Europe Club) 7-6, 4-0 abandon ; Mathieu (2/6, Gournay) bat Guillo (3/6, Pornic) 6-2, 6-3.
FINALE. – Mathieu bat Bonnet 7-6 (7/2), 6-3.

***********************************

l’union 200310a
justice tribunal correctionnel : De la drogue et des coups de feu

Condamné cet hiver pour avoir tiré ce coup de feu (et quelques autres) à Croix-Rouge, un jeune de Wilson est reparti en prison pour des délits routiers. Archives


- Agrandir la photo

Deux prévenus récemment impliqués dans des affaires de coups de feu ont refait parler d’eux pour des histoires de stupéfiants.

Ses avocats avaient rudement bataillé pour obtenir une bonne décision : deux ans de prison ferme en appel, au lieu de trois ans en première instance, et sans incarcération, pour des faits pourtant costauds car il s’agissait de coups de feu tirés au fusil d’assaut sur un groupe de jeunes lors d’une expédition punitive. Patatras ! Yahya Arraiz vient de tout gâcher avec une banale histoire de délits routiers.

Le 2 janvier à 23 h 45, un 4x4 Renault Kadjar est repéré par la police alors qu’il circule « à vive allure » boulevard Wilson. Au volant : Yahya, 28 ans, sans emploi, habitant le quartier et qui s’arrête sans difficulté. Il reconnaît avoir fumé du cannabis la veille, ce que confirme le dépistage salivaire. Autre souci : son permis. Il ne l’a plus depuis que la justice l’a annulé en février 2018.

La loi impose une prise de sang pour confirmer tout dépistage salivaire positif aux stupéfiants. Yahya est relâché dans l’attente des résultats, ce qui lui permet d’assister librement, six jours plus tard, à un autre événement judiciaire le concernant : le délibéré de la cour d’appel de Reims dans les affaires de violences qui avaient secoué le quartier Croix-Rouge en 2018 (la sauvage agression d’un entraîneur de basket, suivie le lendemain de coups de feu visant deux des agresseurs ; lire par ailleurs).

Deux fois, ses avocats réussissent à le sortir de prison

En mars 2019, six jeunes de Croix-Rouge ont été condamnés par le tribunal correctionnel pour les violences sur le basketteur originaire de Wilson tandis que Yahya Arraiz écopait de trois ans ferme pour les coups de feu. Libre au moment du procès (ses avocats avaient réussi à le remettre dehors après dix mois de détention provisoire), il repartait menottes aux poignets. En juillet, ces mêmes avocats le sortaient une fois encore de prison, en lui permettant d’attendre le procès d’appel sous contrôle judiciaire. Lui et sept autres prévenus ont été rejugés en décembre, avec délibéré le 8 janvier : peine réduite à deux ans, sans incarcération, pour qu’il puisse terminer de la purger sous un mode aménagé.

Entre-temps, le 2 janvier, ce fut l’accident de parcours avec le Kadjar. Courant février, dépistage stups confirmé par la prise de sang, les policiers l’ont convoqué à deux reprises pour traiter la procédure, mais il n’est jamais venu. « J’ai oublié. » Finalement, une patrouille l’a arrêté jeudi dernier, alors qu’il marchait avenue Marchandeau. Direction la maison d’arrêt puis retour hier au tribunal.

Il roulait vite avec un 4x4 de location

Le parquet a réclamé huit mois ferme. Fidèle au poste, M e Arthur de la Roche a encore bataillé pour le sortir de ce mauvais pas, en plaidant un sursis avec mise à l’épreuve. Le tribunal a coupé la poire en deux : huit mois de prison, dont quatre mois ferme avec maintien en détention. Impossible de confisquer le Kadjar, il ne lui appartient pas : c’est un 4x4 de location réservé par sa sœur pour une durée d’un mois. Yahya assure que c’est elle qui en avait l’usage, tout en déclarant que le soir où il s’est fait surprendre au volant, il ne faisait que « bouger » le véhicule d’une place à une autre, à sa demande, « car elle est enceinte de huit mois » .

Fabrice Curlier

Guerre des quartiers entre Wilson et Croix-Rouge

Le 16 mars 2018, un entraîneur de basket originaire du quartier Wilson venait de commencer sa séance avec les jeunes du RCB de moins de 11 ans, au gymnase Jean-Jacques-Lapique de Croix-Rouge, lorsqu’une dizaine d’individus armés et masqués avaient surgi pour le tabasser à coups de poing, coups de pied, coups de couteau et coups de batte de base-ball. Il avait été sérieusement blessé.

Le lendemain après-midi, deux des agresseurs se faisaient tirer dessus avenue Bonaparte, depuis une voiture volée occupée par trois hommes encagoulés : cinq tirs au fusil d’assaut qui criblaient une entrée d’immeuble et la vitrine du magasin Spar, sans faire de blessés. Le véhicule était incendié près du quartier Wilson tandis que le fusil était retrouvé six mois plus tard, caché avec une dizaine d’armes dans les communs d’un immeuble rue de la Bonne-Femme.

L’implication des personnes visées dans l’agression du basketteur laissait penser à un acte de représailles sur fond de rivalité entre les deux quartiers, ce qui n’a jamais été formellement prouvé en raison du silence de tous les protagonistes renvoyés en justice pour ces deux affaires. Six jeunes de Croix-Rouge ont été condamnés pour les violences sur le basketteur, Yahya Arraiz et un frère pour les coups de feu, le recel de la voiture volée et sa destruction par incendie.

Du cannabis saisi après une tentative de meurtre

On ne quitte pas Wilson, les stups et les échos de quelques coups de feu avec cette autre affaire dont le délibéré a été rendu hier. Le 15 septembre 2019, au motif que des vendangeurs bloquaient l’allée Jean-Sébastien-Bach le temps de récupérer un collègue, une dizaine d’individus avaient entouré leur voiture pour les agresser.

Alors qu’ils s’enfuyaient, un homme avait tiré deux coups de feu dans leur direction – sans les toucher – avec un revolver 44 magnum volé en 2011 lors d’un cambriolage (et qu’il dit avoir acheté sur une brocante).

Incarcéré pour « tentative de meurtre », Farid Benrazek, 30 ans, a été extrait de cellule pour répondre d’une détention de stupéfiants mise en lumière lors de la perquisition de son appartement : 180 grammes de cannabis prétendument achetés auprès d’un inconnu à Croix-Rouge, au prix de 400 euros, pour sa seule consommation personnelle. Hier, une peine de quatre mois ferme est venue enrichir son casier judiciaire déjà lourd de 30 condamnations.

***********************************

l’union 200309a
Tennis de table championnats nationaux : L’Olympique rémois reçu 3 sur 3

En Nationale 2, les joueurs de l’Olympique rémois ont dominé Jeumont dans le Nord en l’emportant 8-5. L’équipe du président Albert Gauvin a pu compter sur un grand Lucas Créange, vainqueur de trois matches et tombeur de l’ancien champion de Belgique Lauric Jean, tout comme Bodé Kayode d’ailleurs. « C’est très satisfaisant car c’était un adversaire très solide , se félicite Albert Gauvin. On a adopté une stratégie gagnante. Je tiens à mettre en avant la solidarité de l’équipe. »

Dans quinze jours, un autre match compliqué attend l’ORTT : la réception d’Issy-lès-Moulineaux, qui descend de N1, à Géo-André (samedi, à partir de 17 heures). Mais, il est en position de force.

S.P.

***********************************

l’union 200308a
Tennis : Bellott favorite à Géo-André Reims

Ancienne sociétaire du TC Géo-André Reims, Noémie Bellott (0, TC Ill Strasbourg) est favorite pour empocher le titre aujourd’hui sur les courts de son ancien club dont le tournoi a fait le plein avec 201 participants. Ses plus sérieuses concurrentes seront Lisa-Marie Habert (2/6, TC Reims), Camille Kleiber (2/6, Géo-André Reims) et Jackie Lassaux (2/6, URT Reims).

Dans le tableau masculin, Gabriel Andruejol (2/6, Reims Europe Club) et Pascal Bonnet (2/6 Cheminots Reims) devront notamment faire face à Matis Amier (2/6, Cormontreuil) et Thomas Mathieu (2/6, Gournay). Finales à 15 h 30.

***********************************

l’union 200306a
Faits divers : Cinq jeunes d’un même quartier écroués après les affrontements au centre-ville

Les secours avaient recensé deux blessés retrouvés rue de Vesle, dont un grièvement frappé à la tête à coups de marteau. Archives Fabrice Curlier
- Agrandir la photo

Tous domiciliés au quartier Orgeval, les cinq jeunes gens sont soupçonnés d’avoir agressé des jeunes de Croix-Rouge lors de la violente rixe du 6 février place du Théâtre.

L’affaire avait causé grand bruit le 6 février. Vers 18 h 30, en plein centre-ville, deux bandes rassemblant plusieurs dizaines d’individus s’étaient affrontées place du Théâtre, avant de se disperser dans les rues environnantes. Les secours avaient recensé deux victimes frappées à coups de marteau, deux jeunes de Croix-Rouge dont un fut grièvement blessé à la tête. D’autres protagonistes furent gazés ou frappés à coups de pied, mais ils avaient détalé sans chercher à se faire soigner.

Effet de groupe

Un mois plus tard, l’enquête a débouché sur un coup de filet déclenché mardi matin au quartier Orgeval. Dix jeunes gens ont été interpellés, cinq d’entre eux présentés mercredi aux magistrats dans le cadre de l’information judiciaire ouverte par le parquet de Reims pour « tentative de meurtre aggravé » et « violences aggravées par trois circonstances » (la réunion, la préméditation et l’usage d’armes). Les cinq suspects – deux majeurs de 18 et 19 ans, trois mineurs de 17 ans – ont été placés en détention provisoire.

Contacté par L’Union, le procureur de la République Matthieu Bourrette confirme qu’ « ils appartiennent tous au quartier Orgeval » . « Ils n’ont aucun antécédent pénal, admettent leur présence sur les lieux » mais nient les faits ou les « minimisent » (seuls des « coups de pied » sont reconnus). Ils expliquent avoir été entraînés par l’ « effet de groupe » . En l’état actuel de l’instruction, les cinq jeunes gens risquent la cour d’assises car les mises en examen retiennent la « tentative de meurtre » .

Les violences avaient éclaté devant une foule de témoins, qui pour beaucoup s’étaient réfugiés dans les commerces alentours. Pendant quelques minutes, la place du Théâtre avait été monopolisée par des dizaines d’individus gantés et encapuchonnés, armés de bâtons, béquilles, chaises, couteaux, marteaux ou grosses gazeuses.

Aucun lien établi avec les violences précédentes

D’après la vidéosurveillance urbaine, laquelle avait permis de mettre en alerte les patrouilles avant même que les hostilités n’éclatent, les violences avaient opposé un groupe venu de la rue de Talleyrand à un autre rassemblé devant le fast-food. « J’étais rue de Vesle quand j’ai vu que ça s’agitait place du Théâtre » , témoignait un lycéen. « Des groupes se frappaient entre eux. Des jeunes se faisaient gazer. Ça s’est mis à courir dans toutes les directions. Il y avait toutes sortes d’armes : des bâtons, des béquilles… J’ai vu un jeune qui a sorti un gros couteau de derrière son pantalon en coursant les autres. Ça criait, ça s’insultait : On va les défoncer. »

Les deux blessés à coups de marteau avaient été retrouvés rue de Vesle : perte de connaissance et 45 jours d’incapacité pour la principale victime âgée de 17 ans. Lui aussi frappé à la tête, l’autre garçon, 13 ans, voulait repartir, avant que les secours n’insistent pour l’emmener à l’hôpital.

Les semaines précédentes avaient été marquées par plusieurs expéditions punitives entre jeunes de Croix-Rouge et Orgeval, sans pour autant que l’on sache si les affrontements du 6 février en constituaient un prolongement. Ce ne serait pas le cas, à en croire les mis en cause. D’après leurs déclarations, l’embrouille initiale n’aurait opposé qu’un jeune d’Orgeval à un jeune de Croix-Rouge, l’un retrouvant l’autre pour s’expliquer. L’effet de groupe aidant, « cette logique initiale d’un contre un » , commente prudemment le procureur, aurait dégénéré en bagarre généralisée. Vrai ou faux ? Difficile de répondre, d’autant que dans toutes ces affaires, victimes ou agresseurs ont pour habitude de n’être « guère causants » , dixit la police.

Fabrice Curlier

LES FAITS

Le 6 février, à 18 h 30, des affrontements opposant plusieurs dizaines de jeunes gens éclatent place du Théâtre.

Deux blessés sont découverts par les secours : deux jeunes de Croix-Rouge frappés à coups de marteau. L’un d’eux est grièvement touché à la tête.

Une enquête criminelle est ouverte le soir même par le parquet pour « tentative de meurtre et violences volontaires aggravées ».

Mardi matin, dix jeunes gens sont arrêtés lors d’un coup de filet au quartier Orgeval. Cinq d’entre eux sont présentés mercredi à la justice, mis en examen et incarcérés.

Les suspects nient les violences ou les minimisent. D’après eux, une embrouille opposant un jeune d’Orgeval à un autre de Croix-Rouge aurait dégénéré en bagarre généralisée.

Un hiver marqué par de nombreuses violences entre bandes

Les affrontements du 6 février sont intervenus après plusieurs expéditions punitives survenues les semaines précédentes, sans qu’il soit possible d’établir un lien (les cinq suspects mis en examen mercredi le contestent).

La série commence le 7 décembre, avec quatre jeunes de Croix-Rouge blessés par des coups de feu avenue Bonaparte, attaque suivie la nuit même de ce qui semble être une opération de représailles à Orgeval (trois jeunes de Croix-Rouge ont été écroués). Le 14 janvier, deux jeunes de Croix-Rouge poursuivis depuis l’arrêt tram de la gare sont rattrapés dans la réserve d’une chocolaterie du cours Langlet où ils sont frappés à coups de marteau (sérieuses blessures à une main pour l’une des victimes). Plusieurs suspects, apparemment d’Orgeval, ont été mis en cause.

Dix jours plus tard, le 24 janvier, c’est une bande de Croix-Rouge qui part commettre des violences au quartier Orgeval à la suite d’un vol d’écouteurs devant le lycée Roosevelt, selon l’explication donnée. Bilan : quatre blessés par balle et à coups de couteau (deux mineurs ont été écroués).

Suivent les violences du 6 février puis un début d’affrontement le 19 février, toujours place du Théâtre, mais l’intervention de la police permet de disperser rapidement les individus. Aucun blessé, un jeune de Croix-Rouge arrêté en possession d’un couteau-serpette. Á l’écouter, il s’était rendu en ville avec des copains pour assister à la prestation d’un rappeur lorsqu’ils auraient croisé d’autres jeunes qui leur seraient tombés dessus sans savoir pourquoi. Certains élément laissent à penser qu’ils venaient d’Orgeval.

Cette rixe entre jeunes de quartiers différents est la dernière signalée à ce jour.

***********************************

l’union 200305a
Emploi : Des étudiants en quête d’un job

Antoine Martin, chargé de recrutement à l’Aradopa, présente ses offres d’emplois à Cheyenne et Ilana, étudiantes à l’université de Reims.
- Agrandir la photo

Le Crous organisait hier la seconde édition de son Job Dating Étudiant.

Un job à temps partiel. C’est ce que sont venues chercher Cheyenne Magendi, 20 ans, et Ilana Tayri, 18 ans, deux étudiantes en licence de psychologie. Hier, comme nombre de jeunes, elles ont poussé la porte du centre culturel du Crous sur le campus universitaire Croix-Rouge où se déroulait toute la journée la 2 e édition du Job Dating Étudiant. Une occasion pour elles de rencontrer les recruteurs afin de trouver un petit emploi compatible avec leurs études… et ainsi de répondre à leurs dépenses, dans une vie étudiante qui est de plus en plus onéreuse.

Pour cette deuxième édition, le Crous a réussi à mobiliser un nombre de partenaires plus important que l’année passée. Dix-neuf stands étaient réservés à des intervenants provenant de domaines variés (banque, assurance, garde d’enfants, restauration, commerce, hôtellerie, administration, animation, intérim…) ainsi qu’à des acteurs de la vie étudiante comme le Crous de Reims et le CRIJ Grand Est.

Ces derniers sont venus présenter leurs services d’aide à la recherche d’emploi pour les étudiants, comme la plateforme Jobaviz qui leur permet d’avoir accès à des offres d’emploi tout au long de l’année.

Ces emplois permettent aux étudiants d’obtenir une source de revenus complémentaire en parallèle de leurs études (temps partiel tout au long de l’année en CDD ou CDI, emploi saisonnier, job d’été…). « Je recherche un job, idéalement le week-end », confie Ilana. « Cela me permettra de gagner en expérience et aussi de moins dépendre de l’aide financière de mes parents ». Ça tombe bien : de nombreuses agences et entreprises proposent ce genre de contrat, adapté aux contraintes étudiantes ; c’est le cas de l’association Aradopa qui recherche des auxiliaires de vie et des personnes pour intervenir auprès de particuliers pour de la garde d’enfants. « Nous recrutons continuellement tout au long de l’année pour divers types d’emplois, CDD, CDI, des emplois à temps plein, partiel ou saisonniers », déclare Antoine Martin, chargé de recrutement, auprès de qui Cheyenne et Ilana ont déposé leur CV.

« Plus de 500 étudiants avaient participé à la dernière édition », note Marc Thiebaut, responsable communication au Crous de Reims. L’initiative, jugée « bonne et utile » par l’ensemble des étudiants rencontrés ce mercredi, devrait sans nul doute faire aussi bien cette année.

Mohamed El Hamdioui

***********************************

l’union 200304c
Le Job Dating du Crous

 

 

Le Crous de Reims organise la seconde édition du Job Dating Étudiant le mercredi 4 mars de 10 à 18 heures, au Centre Culturel du Crous sur le campus universitaire Croix-Rouge. Banque et assurance, garde d’enfants, aide à domicile, commerce, restauration rapide, administration, animation, hôtellerie, intérim… les étudiants pourront postuler à de nombreuses offres proposées par une vingtaine d’entreprises du territoire.

Ils auront la possibilité de rencontrer les recruteurs et d’échanger avec eux lors de mini-entretiens pour décrocher un emploi étudiant (temps partiel tout au long de l’année en CDD ou CDI, emploi saisonnier, job d’été…). Entrée libre et gratuite pour tous les étudiants. Toutes les informations sur le Job Dating Étudiant sur : www.crous-reims.fr

 

 

***********************************

l’union 200304b
AUJOURD’HUI

Journée internationale des droits des femmes organisée par l’association Femmes Relais 51 de 14 heures à 17 h 30 à la maison de quartier Croix-Rouge, espace la nacelle, 3, rue du Docteur-Billard. Au programme : une exposition photos composée de 35 portraits (de femmes de tous horizons, de tous quartiers), du théâtre forum sur la base de 5 saynètes traitant de la condition de la femme ainsi que la présence du Mars et du CIDFF qui répondront aux interrogations. Il y aura également une exposition de réalisations faites par des femmes dans le cadre de leur profession ou de leur pratique artistique. Gratuit.

***********************************

l’union 200304a
À Venir

Loto organisé par l’association Étoile Croix-du-Sud dimanche 8 mars à 13 h 30 10, avenue Léon-Blum. Nombreux lots à gagner. Réservation au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 200303c
Demain

Journée internationale des droits des femmes organisée par l’association Femmes Relais 51 de 14 heures à 17 h 30 à la maison de quartier Croix Rouge, espace la nacelle, 3 rue du docteur billard. Au programme : une exposition photos composée de 35 portraits (de femmes de tous horizons, de tous quartiers), du théâtre forum sur la base de 5 saynètes traitant de la condition de la femme ainsi que la présence du MARS et du CIDFF qui répondront aux interrogations. Il y aura également une exposition de réalisations faites par des femmes dans le cadre de leur profession ou de leur pratique artistique. Gratuit.

***********************************

l’union 200303b
Le Job Dating du Crous

Le Crous de Reims organise la seconde édition du Job Dating Étudiant le mercredi 4 mars de 10 à 18 heures, au Centre Culturel du Crous sur le campus universitaire Croix-Rouge. Banque et assurance, garde d’enfants, aide à domicile, commerce, restauration rapide, administration, animation, hôtellerie, intérim… les étudiants pourront postuler à de nombreuses offres proposées par une vingtaine d’entreprises du territoire.

Ils auront la possibilité de rencontrer les recruteurs et d’échanger avec eux lors de mini-entretiens pour décrocher un emploi étudiant (temps partiel tout au long de l’année en CDD ou CDI, emploi saisonnier, job d’été…). Entrée libre et gratuite pour tous les étudiants. Toutes les informations sur le Job Dating Etudiant sur : www.crous-reims.f

***********************************

l’union 200303a
À Venir

Loto organisé par l’association Etoile Croix-du-Sud dimanche 8 mars à 13 h 30 10 avenue Léon-Blum. Nombreux lots à gagner. Réservation au 03 26 06 56 66.

***********************************

l’union 200302b
Semaine européenne de la vaccination

Le collectif santé du Quartier Croix-Rouge va organiser une journée thématique sur la vaccination lors de la semaine européenne de la vaccination qui se déroule du 20 au 26 avril.

Elle sera composée d’une exposition au sein d’une maison Arfo et d’une table ronde en début de soirée.

***********************************

l’union 200302a
À venir

Manifestation organisée par Femmes Relais 51, le mercredi 4 mars de 14 à 18 heures, à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme à la maison de quartier Croix-Rouge (espace la Nacelle – 3 rue du docteur Billard).

Au programme : exposition photos, expositions d’objets, pièces de théâtre et stands d’informations et de sensibilisations.

***********************************

l’union 200229a
livre : Delphine Quéreux-Sbaï écrit une nouvelle page

A la Drac, Delphine Quéreux-Sbaï fera le lien entre l’Etat, les bibliothèques et les éditeurs régionaux. Christian Lantenois
- Agrandir la photo

La directrice des bibliothèques travaillera désormais à la Direction régionale des affaires culturelles.

Vendredi 14 février, Delphine Quéreux-Sbaï a quitté les bibliothèques municipales de Reims qu’elle dirigeait depuis seize ans et où elle a débuté en 1995. Lundi 2 mars, elle prendra ses fonctions à Châlons-en-Champagne à la Direction des affaires culturelles (Drac) Grand Est où elle vient d’être nommée conseillère Livres et Lectures pour le secteur de la Champagne-Ardenne.

Delphine Quéreux-Sbaï succédera à André Markiewicz, parti à la retraite. Sa mission consistera à accompagner les collectivités locales qui sollicitent l’aide de l’État pour construire une bibliothèque, développer un projet numérique ou organiser un salon du livre. Elle sera également amenée à aider les éditeurs régionaux qui sollicitent un soutien financier pour la publication d’ouvrages spécifiques.

Cette amoureuse des livres, pour qui le partage de la culture avec le plus grand nombre est capital, explique avoir postulé à la Drac pour découvrir de nouveaux horizons. « J’adorais ce que je faisais à Reims mais je me suis dit que c’était le bon moment, pour ne pas risquer de ronronner, d’écrire une nouvelle page. » D’une nature discrète et chaleureuse, Delphine Quéreux-Sbaï pensait au départ travailler dans un musée. Mais après des études d’histoire, elle a intégré l’École nationale des chartes à Paris où elle a étudié les documents archivistiques. En 1995, la Rémoise est devenue conservateur de bibliothèque après une formation à l’École nationale supérieure des sciences de l’information et des bibliothèques. « Comme je ne voulais pas travailler à la BNF à Paris, je suis entrée à la Direction de la culture à Reims et j’ai pu suivre le gros chantier des bibliothèques. Il y avait beaucoup de retard à rattraper et cela a été très enrichissant de voir la construction des médiathèques Falala (qui s’appelait au départ Cathédrale) et Croix-Rouge mais également la rénovation de Carnegie » , raconte-t-elle. Nommé directrice de l’ensemble des médiathèques et bibliothèques de Reims en 2004, Delphine Quéreux-Sbaï ne garde que de bons souvenirs de cette longue expérience. Elle se dit notamment très heureuse d’avoir organisé une centaine d’expositions, enrichi le fonds, développé le numérique, lutté contre l’illettrisme ou accueilli chaque année plus de 15 000 scolaires. La personne qui lui succédera n’a pas encore été nommée.

Valérie Coulet

Plus d’un million de documents

La ville de Reims dispose de trois médiathèques : la médiathèque Falala, la médiathèque Croix-Rouge et la médiathèque Laon-Zola. Le public a également accès à une bibliothèque d’étude et patrimoniale (Carnegie), de trois bibliothèques de quartier dont la bibliothèque Saint-Remi, de deux bibliobus et d’un bib truck (un bibliobus dans lequel le public ne monte pas mais a accès à des documents). « Cela représente plus d’un million de documents » , indique Delphine Quéreux-Sbaï. À ce jour, Reims compte 27 000 usagers inscrits et enregistre chaque année un million de prêts. 15 % de la population rémoise a une carte de bibliothèque mais, si l’on ajoute les simples visiteurs, le chiffre monte à 30 %.

***********************************

l’union 200228a
Feu dans une tour à Croix-Rouge

Une vingtaine de pompiers est intervenue, mercredi à 23 heures, au 4 allée des Provençaux.

Un feu avait pris sur une gaine électrique, provoquant un incendie dans un logement au 2 e étage d’une tour qui en compte dix.

Le locataire a été légèrement intoxiqué et hospitalisé. L’électricité dans la tour a été coupée.

***********************************

l’union 200226b
éducation : Le challenge Réussite a mobilisé à Croix-Rouge

Les jeunes ont été réunis par des étudiants en filière sportive.
- Agrandir la photo

 

Un événement sportif était organisé pour la 2 e année consécutive par 7 étudiants du Master 2 Management du Sport.

L’objectif était de créer ou recréer des liens entre les jeunes de 14 à 25 ans et le monde professionnel. Les équipes mixtes (jeunes et professionnels) ont appris à se connaître en participant à des défis et à différentes activités sportives, collectives et innovantes : ultimate (frisbee), basketball et kin-ball (ballon de 122 cm de diamètre).

Ce projet, au budget de 1500€, est soutenu par la sous-préfecture de la Marne et la Ville de Reims. Il illustre la charte « Entreprises et quartiers de la Marne », signée le 24 janvier 2019.

La seconde édition a réuni 37 jeunes de 4 structures et 9 représentants de 6 entreprises, plus, 4 entreprises au Village partenaires.

 

***********************************

l’union 200226a
35 véhicules à la fourrière

Du 17 au 23 février, 35 véhicules ont été placés en fourrière dont 16 pour stationnement abusif à l’occasion d’une opération d’enlèvements groupés organisée dans le quartier Croix-Rouge, annonce la mairie dans son bilan hebdomadaire d’activité de la police municipale.


Navigation

Articles de la rubrique