Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - septembre 2021.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine de l’article est toujours indiquée par un lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 210930b
solidarité : Kelly, jeune patineuse, a retrouvé son précieux sac

L’angoisse a été intense mais heureusement de courte durée pour Kelly, 11 ans.


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Reims/Saint-Brice-Courcelles Gros soulagement pour celle qui avait oublié son sac de sport à l’arrêt de bus… À l’intérieur, ses patins et surtout sa tenue de compétition.

La fin de semaine dernière a été rude émotionnellement pour Kelly Oger et sa famille. Mais, on vous rassure tout de suite, l’angoisse a été de courte durée.

Vous avez peut-être vu ou entendu cet appel à l’aide lancé sur les réseaux sociaux. Même Ludo, le Super Héros de Champagne FM, se préparait à sortir sa cape et intervenir sur les ondes, tant l’histoire de la jeune habitante de Saint-Brice-Courcelles l’avait touché.

Tout commence mercredi dernier. La famille de Kelly se désespère : la collégienne de 11 ans a oublié son sac de sport vers 7 h 30 à l’arrêt de bus rue Charles-de-Gaulle à Saint-Brice-Courcelles. Le problème, c’est que celui-ci contient non seulement ses patins à glace tout neufs mais aussi sa tenue de compétition faite sur mesure.

Kelly est membre du Club de patinage artistique de Reims, le CPAR, depuis l’âge de 8 ans. Elle s’entraîne trois fois par semaine à la patinoire Albert 1 er et à la patinoire Jacques-Barot de Croix-Rouge. « Elle y travaille dur. Sans sa tenue et ses patins, elle ne pourra pas se présenter à ses prochaines compétitions ! », expliquait alors sa tante Élisa

Quelques minutes après être montée dans le bus qui l’emmène au collège Trois-Fontaines, Kelly s’est aperçue de son oubli. Elle a bien tenté de prévenir sa mère Cindy. Malheureusement, à 8 h 20, le sac avait disparu. « D’habitude, ma fille prend toujours son sac rose spécial patinage. Mais, pour une fois, elle a changé et pris son sac bleu. C’est ce qui l’a perturbée. La pauvre, elle était en pleurs. »

24 heures d’angoisse

Pour la sportive, c’est la panique : une remise de médailles et diverses compétitions sont bientôt prévues. « Si on avait dû refaire une nouvelle tenue, on n’était pas sûr qu’elle l’ait à temps… » Les proches de la jeune fille s’organisent : les uns contactent le service des objets perdus à Citura, d’autres la mairie de Saint-Brice ou encore les différentes patinoires… Des affiches et des annonces sont aussitôt rédigées et déposées. Certains surveillent les sites de petites annonces au cas où la robe, unique, apparaîtrait.

L’attente a heureusement été de courte durée. Alors qu’un rendez-vous était déjà pris pour enregistrer l’appel au secours au studio de la radio régionale, la mairie contacte Cindy jeudi matin pour lui annoncer l’excellente nouvelle : le sac venait d’être rapporté « par un Monsieur si gentil », détaille la maman : « Il travaille dans le bâtiment. Il est passé une première fois devant. Et comme le sac n’avait pas bougé à son second passage, intrigué, il a décidé d’aller voir. Il a vite compris qu’il appartenait à une jeune patineuse mais, travaillant jusque tard dans la soirée, il n’a pu le déposer en mairie le jour même… J’ai voulu lui offrir une récompense, mais il a refusé. Si tout le monde était aussi charitable, ce serait tellement plus agréable ! »

Trois entraînements par semaine

Le week-end dernier, Kelly a pu reprendre ses entraînements sur la glace, où elle danse et glisse à raison de sept heures et demie chaque semaine (deux heures le mercredi, quatre le samedi et une heure et demie le dimanche).

Le 30 octobre, elle pourra participer comme prévu à une compétition régionale de patinage artistique à Épinal dans les Vosges. On croise les doigts.

Alice Renard

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l’union 210930a
Sécurité : Une opération anti-rodéo à Croix-Rouge

Outre le comportement des usagers, les dispositifs non-réglementaires et les défauts d’assurance ont été contrôlés. Photo Remi Wafflart


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Le groupe de sécurité de proximité de la police nationale (GSP), la formation motocycliste urbaine (FMU) et des policiers municipaux étaient déployés en nombre, ce mercredi, avenue Wilson et rond-point de la Chaise au Plafond, à l’occasion d’une opération anti-rodéo. « L’objectif est de protéger les populations puisque les rodéos créent beaucoup d‘accidents parfois très graves », a expliqué Samira Alouane, directrice de cabinet du préfet.

Bien que la météo automnale n’ait pas vraiment été à l’avantage des forces de l’ordre sur ce coup, l’opération a permis de rappeler que le dispositif Stop rodéo était en vigueur à Reims depuis le début de l’été. S’il est encore « en rodage » , de l’aveu même de la directrice de cabinet, il doit permettre aux habitants de signaler des faits aux forces de l’ordre.

Quelques infractions ont également été relevées : deux défauts d’assurance, un pneu lisse, deux défauts de clignotant, une circulation sur trottoir, deux non-ports de gants et un port d’oreillettes.

J.-M.C

 

 

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l’union 210929a
Accusé d’agression sexuelle sur une mineure

Aux juges, l’homme a simplement affirmé qu’il ne buvait que très rarement et que la partie civile avait dû le confondre avec quelqu’un d’autre.


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Le 21 septembre, une mineure de 11 ans affirme avoir été agressée à l’arrêt de tram Arago. Un Rémois a été placé en détention provisoire. Il sera jugé en novembre.

Du stress, de la tachycardie, des difficultés à manger et à dormir. Les symptômes énumérés par un médecin décrivent bien le traumatisme vécu par une collégienne de 11 ans, agressée le 21 septembre à l’arrêt de tram Arago. L’adolescente, dont les parents sont gravement malades, a porté plainte avec sa grande sœur et a décrit précisément la scène et son agresseur. Selon son témoignage, c’est en sortant du tram que l’individu s’est approché d’elle, lui a pris le bras, avant qu’elle ne s’enfuie avec son amie qui a confirmé ce récit. Toujours selon ses dires, l’homme est connu dans le quartier pour être très souvent alcoolisé et agressif envers la gente féminine, particulièrement les mineures.

Trois jours plus tard, l’auteur présumé est interpellé au même arrêt, avec des vêtements similaires à ceux mentionnés dans la procédure. L’exploitation de la vidéosurveillance ou il est facilement identifiable semble le désigner, même si la vidéo ne permet pas de reconnaître formellement les deux victimes. Placé en garde à vue, le prévenu ne s’est pas exprimé tout comme il a refusé son expertise psychiatrique. L’expert missionné a pourtant assuré qu’il était « responsable pénalement » , que sa dangerosité était « élevée » , et son addiction « pour les jeunes filles » , une réalité.

Des propos qui ont fait bondir M e Jean Roger, lors de la comparution immédiate qui s’est déroulé lundi 27 septembre. « L’expert parle de lui alors qu’il ne l’a vu ni d’Ève ni d’Adam. On vient nous dire qu’il est responsable de ses actes et accessible à une réponse pénale sans même avoir discuté avec lui » , s’est étonné l’avocat de la défense. Lequel a également noté qu’il n’avait pas pu visionner la vidéo mentionnée dans le dossier et que le procès-verbal expliquait « qu’il y a un léger trouble de l’image » , et que son client « semble » , avoir pris le bras de la collégienne.

Pour l’avocate de L’Association d’enquête et de médiation (AEM), qui intervient au soutien des intérêts de la collégienne puisque ses parents ne sont pas en mesure de le faire, les symptômes décrits « par une fille de 11 ans ne peuvent pas être inventés » . De plus, le prévenu étant très connu dans le quartier, « elle n’a pas pu le confondre ». Quant au parquet, il s’est inquiété du comportement du prévenu à l’audience mais s’est appuyé sur les écrits de l’expert pour requérir dix-huit mois de prison dont six avec sursis.

Une expertise psychiatrique ordonnée

M e Roger a attiré l’attention sur le comportement du prévenu, lequel semblait perdu et ailleurs, se contentant parfois de maugréer quand la présidente évoquait ses vingt-deux condamnations inscrites au casier judiciaire. Une expertise psychiatrique était espérée avant qu’une décision ne soit prononcée. Après plusieurs minutes de délibération, la présidente du tribunal a décidé que l’affaire ne pouvait pas être jugée en l’état et a renvoyé le dossier au 2 novembre, dans l’attente de la fameuse expertise. Il restera en prison jusqu’à son procès.

Jean-Marie Cornuaille

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l’union 210928a
Santé : Les visites à domicile menacées de disparition

Les médecins concourent à la campagne vaccinale. « Dans la Marne, nous en sommes à 20000 vaccinations depuis la mi-mai », indique le Dr Philippe Barthe (à domicile et en cabinet). Hervé Oudin
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SOS Médecins a entamé hier un « arrêt total » de son activité pour 24 heures. Cette grève inédite entend « alerter les Français sur la disparition programmée de la visite à domicile ». AFP
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Une grève inédite de SOS Médecins, suivie à Reims et Saint-Quentin, alerte sur la fin « programmée » des visites médicales. Peu valorisées, elles pourraient disparaître si rien n’est fait, préviennent des généralistes.

Bonjour. En raison d’un mouvement de grève national pour la défense de la visite à domicile, SOS Médecins interrompt totalement son activité jusqu’à demain matin, mardi, 8 heures. En cas d’urgence, contactez le 15. » Voici ce qu’un malade axonais pouvait entendre ce lundi, en contactant l’antenne SOS Médecins de Saint-Quentin. Pendant 24 heures, aucune consultation, ni visite n’était effectuée. Même chose pour une famille marnaise qui cherchait à joindre SOS Médecins à Reims. Le message téléphonique informait qu’aucun patient ne serait pris pendant 24 heures. Rarissime, lorsque l’on sait que la fédération a été fondée il y a plus d’un demi-siècle pour assurer une permanence des soins 365 jours par an, 24 heures sur 24. Si les 63 associations SOS Médecins de France, qui rassemblent 1 300 médecins, en sont arrivées là, c’est qu’à leurs yeux, l’heure est grave.

Derrière les volets clos de la structure rémoise, dans le quartier Croix-Rouge, le D r Johann Aubin pose un diagnostic inquiétant. « Tout est fait pour que les visites médicales disparaissent », estime le président de l’antenne de Reims, qui compte six médecins et réalise « entre 15 000 et 20 000 actes par an ».

Objectif : fixer le prix de la visite à 57,60 € au lieu de 35 €

En cause : des moyens « insuffisants », surtout au regard du vieillissement de la population. « La facturation n’a pas évolué depuis quinze ans : une visite est facturée 35 euros, alors qu’elle prend entre 30 et 45 minutes. En trois quarts d’heure, on pourrait prendre trois consultations au cabinet, facturées 25 euros chacune. »

Ces prix sont ceux pratiqués en journée et en semaine. Dans la nuit ou pendant le week-end, ils sont plus élevés.

Par un effet de dominos, cette tarification a pour « conséquence principale », selon un communiqué national de SOS Médecins, « un désengagement croissant des médecins généralistes de cette pratique ». Ce qui, dans la foulée, « accroît l’engorgement des urgences, complique le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie et rend plus difficile le recrutement des médecins ».

À noter que la goutte d’eau a été versée en juillet, quand l’Assurance maladie et trois syndicats de médecins libéraux sont tombés d’accord pour revaloriser à 70 euros les « visites longues », mais seulement au profit des médecins traitants qui se déplacent chez leurs patients.

SOS Médecins, qui effectue 2,6 millions de visites par an, a été écarté. Commentaire du D r Aubin : « Ils ont trouvé le moyen de nous exclure, alors que nous sommes souvent les derniers à faire encore des visites ! » Parmi leurs revendications, figure d’ailleurs cette revalorisation, mais surtout l’exigence de fixer le prix de la visite de jour à 57,60 euros.

Du travail à perte

Le D r Thierry Vermeersch, qui est installé à Avize dans l’arrondissement d’Épernay, entérine sans hésitation le mouvement de grève déclenché hier matin par SOS Médecins. « En Europe, il n’y a quasiment plus qu’en France que les visites à domicile sont encore pratiquées, note-t-il, et à un tarif aussi dérisoire. »

Quand elles perdurent comme en Grèce, elles sont facturées 90 euros… « Nous sommes loin de nos 35 euros, qui en incluent 10 par déplacement. Ce qui revient clairement à travailler à perte. »

Raison pour laquelle l’Union française pour une médecine libre (UFML), dont il est le vice-président, est actuellement « en pourparlers » pour rejoindre le mouvement de SOS Médecins. « Cela fait plusieurs années que nous réclamons, nous aussi, une revalorisation du tarif des visites à domicile. » « Une pratique incontournable, souligne le D r Philippe Barthe, qui exerce depuis 1997 à Bazancourt dans l’arrondissement de Reims, mais qui n’est pas favorisée par la Sécurité sociale. » De l’avis du D r Vermeersch : « Tout est fait pour qu’il n’y ait plus de médecins libéraux dans vingt ans… »

Bon an mal an, les deux médecins de campagne continuent de visiter leurs patients. « Mais nous avons fini par nous concentrer sur les visites absolument nécessaires, en donnant la priorité aux patients âgés qui ne disposent pas de moyens de locomotion. »

Aux tout débuts du D r Thierry Vermeersch, « il y a vingt-cinq ans », elles représentaient 25 % de son activité. « Il est même arrivé que je parcours jusqu’à 1 500 km en un seul week-end ! » Aujourd’hui, il ne fait plus que deux visites par jour. Il en va de même pour le D r Philippe Barthe, qui considère malgré tout leur tâche plus aisée que celles des médecins de ville. « Nous ne nous heurtons pas aux problèmes que rencontrent nos homologues urbains, pour circuler et se garer. » Démonstration à l’appui : en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il toque à la porte de Pauline à Boult-sur-Suippe. Âgée de 91 ans, elle attend sa troisième dose de vaccin contre le Covid-19. « Je ne peux pas me déplacer, je n’ai pas de voiture, explique-t-elle, et mes enfants ne sont pas tout près. »

Après être resté quinze minutes à ses côtés, le médecin regagne son cabinet où l’attendent d’autres patients. Pas très regardant sur l’heure.

Une baisse progressive

Dans la Marne, 163 550 visites à domicile ont été faites par 495 médecins généralistes en 2020 (sur 528 médecins conventionnés). D’après la CPAM, 235 médecins le font de manière régulière, assurant chacun 250 visites à domicile par an. En 2016, elles étaient au nombre de 208 600, alors faites par le même nombre de médecins ; ce qui représente une baisse de 21,6 % en cinq ans.

17 500

C’est le nombre d’actes médicaux effectués, en moyenne, chaque année, par SOS Médecins Reims. Cette nuit, du fait de la grève, l’antenne estime qu’entre vingt et trente patients n’ont pas pu être pris en charge (moitié à domicile, moitié au cabinet).

Les faits

SOS Médecins a entamé, hier à 8 heures, une grève de 24 heures dans le but d’alerter sur la perte d’attractivité des visites à domicile.

La fédération, qui réunit 63 associations (dont une à Reims et une à Saint-Quentin) et 1 300 médecins en France, réclame leur revalorisation.

Sans augmentation de leur tarif – d’un montant actuel de 35 euros –, les visites à domicile seront menacées de disparition.

Guillaume Lévy et Sophie Bracquemart

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l’union 210927b
Tennis de table : Reims commence par un succès

 

 

Pour l’ouverture du championnat de Nationale 2, l’Olympique rémois tennis de table ( cliché FB ORTT) du capitaine Lucas Créange, récent médaillé de bronze paralympique à Tokyo, qui a dû se passer des services de Xu Gang, retenu au Qatar en raison d’un variant du Covid, s’est imposé à domicile, au complexe Géo-André, face à la seconde réserve de Rouen (8-4).

De leur côté, les Châlonnais ont battu les Parisiens de Saint-Quentin Yvelines en N3 (8-5) alors qu’en N2, toujours au gymnase Le Corbusier de Saint-Memmie, les féminines ont dû partager les points avec les Angevines de la Vaillante (7-7).

 

 

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l’union 210927a
Enseignement supérieur : L’école de commerce de Reims plus jeune que jamais

L’école a fait sa réputation sur son réseau, ses innovations et aussi beaucoup sur la convivialité qui y règne. Bernard Sivade
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Neoma fête son anniversaire demain en inaugurant son nouveau campus parisien. Rencontre avec cette école presque aussi connue à Reims que la cathédrale.

L’école supérieure de commerce de Reims (ESC) est une institution. Pendant longtemps, elle a été la seule véritable grande école de la région. La seule à être connue à un niveau national grâce à un rang qui l’a toujours placée parmi les dix meilleures de France.

Des générations d’élèves de la région se sont succédé sur ses bancs. Elle a d’abord été installée à l’angle des rues de Vesle et de Talleyrand puis à la place de l’actuel lycée Roosevelt et enfin à Croix-Rouge sur deux sites séparés d’un petit kilomètre, et bientôt au port Colbert sur la friche industrielle des magasins généraux (lire par ailleurs). Elle a changé de nom plusieurs fois : ESC Reims, puis RMS (Reims management school) et enfin Neoma business school (NBS) depuis la fusion avec l’école de Rouen.

Cette année, l’établissement célèbre ses 150 ans. Il s’agit d’un vrai-faux anniversaire car, en réalité, elle n’est âgée que de 93 ans. C’est l’école de Rouen qui a eu 150 ans cette année mais comme les deux ne font plus qu’une… « À une époque, elles étaient de grandes sœurs ennemies , se souvient Marc Wolff, diplômé 1999, à la tête d’une entreprise qui emploie 70 salariés à Paris. J’avais aussi eu Rouen aux concours mais j’ai choisi Reims car c’était tout simplement la meilleure école. »

La Parisienne Isabelle Tracq-Sengeissen a aussi choisi Reims en 1987. Elle s’y est tellement plu qu’elle en fait encore partie en tant qu’administratrice du réseau des anciens. Le cabinet d’audit renommé (EY) auquel elle est associée recrute 100 élèves de Neoma par an, en stage ou sous contrat. « Je n’ai jamais quitté Neoma parce que c’est l’école de la convivialité. Je peux vous dire par expérience que ce n’est pas toujours le cas ailleurs » , souligne Isabelle. Une école conviviale. C’est le qualificatif choisi par tous les élèves qui ont opté pour Reims. « L’école est connue pour cela et aussi pour la richesse de ses activités sportives et associatives » , complètent Cyril et Paul, actuellement en 2 e année, l’un vient de Marseille, le second de Lyon.

« Moi, je l’ai choisie pour la richesse de son réseau d’anciens , confie Antoine Barras, diplômé en 2006. Pour avoir toutes les chances de trouver un bon travail à la sortie, il faut choisir une école de commerce ancienne. Bien sûr, on n’est pas recruté juste parce que le directeur a fait la même école que vous mais ça aide à faire placer le CV dans la pile du haut. »

Antoine est manager au Texas chez PepsiCo. « Rien qu’au Texas, nous sommes quinze diplômés de Neoma. On a prévu de se voir début octobre . » Chaque année, sauf année covid, l’école organise des rendez-vous physiques qui réunissent les anciens à travers le monde. « Nous sommes 75 000 dans 50 villes différentes. Il y a un attachement à cette école qu’on ne retrouve pas partout » , assure Antoine.

Ce n’est pas Pascal Choquet, directeur du campus rémois, et dans la maison depuis 1997, qui dira le contraire « Mes interlocuteurs me disent que j’ai les yeux qui brillent quand je parle de l’école. Pour son anniversaire, je lui souhaite de toujours rester de son temps comme elle s’efforce toujours de l’être et de ne jamais rien perdre sa précieuse vivacité » , souligne leur papa à tous.

L’avenir de l’école au port Colbert

La première rentrée sur le nouveau campus est prévue en septembre 2025. L’annonce officielle n’a pas encore été faite mais ce n’est plus un secret : Neoma va quitter ses deux bâtiments de Croix-Rouge et Franchet-d’Esperey pour s’installer à la place de l’ancienne friche des magasins généraux, dans le quartier du port Colbert. Les tractations entre l’école et la Ville de Reims en vue de ce déménagement ont commencé fin 2017. L’école a très peu communiqué sur les raisons d’un choix géographique qui la place loin de la ligne de tramway et ainsi d’une liaison rapide avec les gares et le centre-ville. « D’ici là, de nouvelles mobilités auront émergé dans ce quartier qui a la richesse de comprendre le canal. Ses abords peuvent être aménagés. Des contacts vont être pris avec Voies navigables de France pour que les jeunes profitent de ce cadre et puissent pratiquer des activités nautiques. C’est une belle aventure qui nous attend » , se réjouit un membre de l’école. Le premier avantage pour Neoma sera de pouvoir enfin réunir toutes ses équipes et ses 4 600 élèves à un seul endroit.

Catherine Frey

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l’union 210924d
L’avenir des bureaux de police du Grand Reims préoccupe un syndicat

L’ancien bureau de police des Châtillons a été détruit.
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REIMS Il y a un an, les bureaux des Châtillons et de Tinqueux ont été fermés. Une décision regrettée par plusieurs habitants et commerçants. L’unité SGP Police de Champagne-Ardenne s’interroge sur le devenir de ceux qui restent avenue de Laon, à Europe et à Bétheny.

Autour de la place des Argonautes aux Châtillons, les panneaux indiquant la présence d’un « bureau de police » , sont restés en place. À l’endroit indiqué, seuls des gravats sont pourtant visibles. Et pour cause, puisque le bâtiment a été détruit dans le cadre de la restructuration du quartier. « Cela fait un an que le bureau est fermé sans réouverture à la clé » , souligne Christian Pous, responsable de l’unité SGP police Champagne-Ardenne. À Tinqueux, le local a connu le même sort mais quid des autres bureaux ? Si celui de Croix-Rouge « sera pérennisé » parce qu’il est « stratégique » , ceux du secteur Laon, Europe ou Bétheny pourraient être remis en cause. « Il y a un réel questionnement sur la mission de ces bureaux de police » , souligne le représentant syndical.

Ils sont nés lors de la mise en place « de la police de proximité » , en 1998 après une décision du gouvernement Jospin. Les mots d’ordre étaient alors « externalisation et proximité » . Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. « Il a fallu faire des choix stratégiques » , et dès 2015, tout était déjà acté. Les attentats ont simplement retardé les fermetures. « Les collègues partaient petit à petit et il y avait un désamour vis-à-vis des missions , reconnaît d’ailleurs Christian Pous. Les bureaux n’avaient plus les mêmes prérogatives. Auparavant, le chef de secteur avait une autonomie et pouvait recevoir le principal d’un collège, les responsables de la maison de quartier ou des bailleurs sociaux.

Maintenant tout est centralisé au niveau du commissariat. » Si la police de sécurité du quotidien a repris en main ces missions, « elle n’est pas sur place » , et les personnes qui en font partie « ne sont pas identifiées » .

De plus, il y a une concentration des fonctionnaires de police « dans les zones comme Croix-Rouge ou Wilson » , et donc « un risque d’abandon » des territoires dépourvus. « C’est ce qui explique les montées en puissance des polices municipales » , constate-il. Quant aux patrouilles dynamiques imaginées dans le cadre du rapprochement police-population, « ce n’est pas la même portée que d’être sur place. » C’est pour cette raison que lors de la rencontre avec le nouveau directeur départemental de la sécurité publique, Patrick Valentin, la question sur le devenir des autres bureaux a été posée.

Un vide laissé

Aux Châtillons, le départ des policiers a en tout cas laissé un vide. « Cet été, j’ai voulu déposer plainte pour une agression, mais avec mes horaires d’ouverture, je n’ai pas pu me rendre au commissariat tout de suite » , regrette la gérante d’une pharmacie qui a subi les tensions liées aux tests PCR. « Avant, je n’avais qu’à traverser la place, c’était plus pratique » . Si elle ne veut pas dramatiser, « il n’y a pas d’insécurité mais c’est un quartier qui mérite un bureau de police » , elle a écrit au maire pour demander le retour du bureau, comme un temps évoqué. Une autre commerçante qui préfère garder l’anonymat, assure quant à elle « avoir été cambriolée » , en mars alors « que ça n’était jamais arrivé avant le départ des policiers » . À la question de savoir si le quartier est dangereux, sa réponse est sans équivoque. « Cela se voit que vous n’habitez pas là ! »

Tous ne dressent pas un portrait aussi sombre. Une habitante arrivée avec ses parents en 1977, commente : « C’est un quartier familial. On connaît tout le monde ici, les grands frères, les petits jeunes. Il y a quelques personnes qui traînent le soir et le week-end, mais les incivilités, il n’y en a pas plus ici qu’ailleurs. En plus, les policiers, ne sortaient pas leur nez des bureaux. » Accoudée au comptoir du bar-tabac, elle se souvient « ce grand policier brun et moustachu » , de son enfance qui allait discuter, parfois seul, avec la population pour déminer les conflits, apaiser les tensions. « C’est ça qu’il faudrait. Là, certains passent, mais il n’y a plus que des patrouilles » , conclut-elle.

Contactée, la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) a fait savoir qu’il n’y aurait pas de communication de leurs services sur le sujet puisque le nouveau commissaire divisionnaire Patrick Valentin vient à peine d’arriver.

Jean-Marie Cornuaille

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l’union 210924c
Justice tribunal correctionnel : Affrontement avec la police autour d’une motocross

Au printemps dernier, un rodéo à motocross s’était terminé par un pugilat avec la police. Illustration
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Le 13 avril 2021 vers 19 heures, la police tente d’intercepter le conducteur d’une motocross qui roule n’importe comment dans le quartier Croix-Rouge. Le chauffard l’abandonne près du rond-point Mauriac puis disparaît à pied avenue Bonaparte.

Alors que les agents s’apprêtent à enlever la moto, une douzaine d’individus surgissent pour tenter de la récupérer. Les fonctionnaires, pris à partie, parviennent à repousser les assaillants.

Il ameute ses copains pour qu’on le libère

Coursé, l’un des fuyards, Aboubacar Camara, 19 ans, referme violemment une grille sur le policier lancé à ses trousses. Ce dernier est obligé de mettre ses bras en protection pour amortir le choc. Rattrapé, le jeune homme ameute ses copains pour qu’on vienne le libérer. La bande essaye, mais force reste à la loi.

Remis en liberté dans le cadre d’une procédure pour « violence sur personne dépositaire de l’autorité publique » , « rébellion » , « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences contre les personnes » , Aboubacar Camara sèche l’audience. Ses nombreuses condamnations déjà inscrites au casier judiciaire malgré son jeune âge finissent d’indisposer le tribunal : six mois de prison ferme.

Suspecté d’avoir conduit la moto, un autre jeune du quartier était convoqué à la barre pour le refus d’obtempérer. Ce n’était pas lui, a-t-il assuré. En raison d’éléments insuffisants, il a été relaxé.

F.C.

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l’union 210924b
Justice : Condamné quatre fois en trois mois

Un lieu bien connu d’un garçon de Croix-Rouge.
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L’agenda judiciaire de Kensley Fils-Aimé est bien chargé en ce moment. Habituellement domicilié à Croix-Rouge, le jeune homme âgé de 19 ans réside en ce moment à la maison d’arrêt, condamné le 24 juin à neuf mois de prison pour l’agression d’un chauffagiste sur un chantier de l’esplanade Eisenhower. Dix jours plus tôt, encore libre, il avait comparu pour avoir insulté trois policiers, ce qui lui avait valu d’être sanctionné par un travail d’intérêt général de 105 heures.

Du cannabis dans un squat

Le 16 août, extrait de cellule, Kensley s’est repris six mois de prison pour avoir insulté et menacé de mort un geôlier du commissariat, après son arrestation pour un parloir sauvage.

Le 16 septembre, nouvelle extraction pour une garde à vue dans le cadre d’une enquête ouverte en janvier dernier après la découverte d’un petit stock d’herbe et de résine de cannabis dans une cave du groupe Eisenhower. L’analyse des emballages avait révélé son profil biologique ainsi que celui d’un ami également interpellé ce 16 septembre. Les deux suspects ont reconnu avoir manipulé les paquets de cannabis, tout en expliquant être tombés dessus par hasard alors qu’ils se baladaient dans des squats occupés par des « grands » . Une convocation en justice leur fut remise pour le mois de janvier 2022.

Couvre-feu et grosse colère

Reconduit dans sa cellule, Kensley en est encore ressorti lundi dernier, direction l’audience correctionnelle. Le 29 janvier à 19 h 15, alors que le couvre-feu était en vigueur, il fut contrôlé à Croix-Rouge sans attestation de sortie. Le jeune homme manifestait sa mauvaise humeur par des insultes. Une rébellion suivait lors du menottage.

S’agissant d’une affaire antérieure à toutes les autres, le tribunal s’est montré sympa : il l’a condamné à un nouveau travail d’intérêt général de 105 heures. Prochaine extraction le 4 octobre : convocation à l’audience pour des outrages et une rébellion au préjudice de six policiers.

F.C.

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l’union 210924a
environnement : Le Grand Reims veut chauffer plus vert avec davantage de bois

Une première pierre symbolique pour un chantier qui devrait contribuer à améliorer sensiblement la qualité de l’air rémois. Remi Wafflart
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REIMS La chaufferie de Croix-Rouge sera capable l’an prochain de brûler des formes de bois vouées jusqu’alors à l’enfouissement. La première pierre symbolique de ce chantier novateur a été posée ce jeudi 23 septembre.

Si certains veulent laver plus blanc, le Grand Reims veut chauffer plus vert. Comprendre : en recourant le moins possible aux énergies fossiles, gaz, charbon ou pétrole. Et en les remplaçant pour partie au moins par du bois. La chaufferie de Croix-Rouge, point de repère bien connu dans le paysage rémois avec ses hautes cheminées colorées en partie de rouge et de blanc, sur la route d’Épernay, brûle déjà du bois pour alimenter des milliers de logements et de grandes structures collectives comme la fac de lettres ou l’hôpital.

Mais pour le moment, elle n’accepte pas le bois traité, celui qui a reçu colle ou peinture par exemple, dit bois B, par opposition au bois noble, brut, dit bois A. Le bois B n’a pas d’autre destin, pour le moment toujours, que l’enfouissement. Eh bien les choses vont changer en 2022. L’an prochain en effet, une nouvelle chaudière entrera en service sur le site, une chaudière spéciale pour bois B. On n’en est qu’au début du chantier, dont la première pierre symbolique a été posée ce jeudi 23 septembre, en présence d’un parterre d’invités fourni.

Ça n’a peut-être l’air de rien, mais cette possibilité de brûler cette seconde catégorie de bois représente un saut qualitatif des plus notables. Le bois B en effet venant se substituer au charbon, « cela divisera par exemple par six les émissions de gaz carbonique à effet de serre de cette chaufferie » indique Blandine Moquin, directrice territoriale d’Engie, le prestataire de service du Grand Reims. Et cela permettra à cette même chaufferie Croix-Rouge d’afficher un taux de 90 % de sources d’énergie renouvelable, une performance encore rare en France, ce sera même une première à cette échelle.

Énergies de dépannage

Pourquoi pas 100 % ? Parce qu’on aura toujours besoin de sources d’énergie de dépannage pour des besoins ponctuels plus ou moins imprévus, répond en substance Bruno Carmona, responsable du site. En l’occurrence, ces sources de dépannage non renouvelables seront essentiellement le gaz, et dans une très moindre mesure le fioul. « Mais il n’est pas impossible d’envisager à terme un passage du gaz naturel au biogaz », anticipe Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims, ce qui fait que la chaufferie tournerait alors presque à 99 % avec du renouvelable ! Difficile alors de faire plus vert…

Un chantier à 20 millions d’euros

Le sous-préfet Jacques Lucbereilh faisait partie des nombreuses personnalités invitées à la cérémonie de jeudi matin à la chaufferie Croix-Rouge, et non sans raison : l’État en effet, via son agence pour la maîtrise de l’énergie Ademe, a contribué à hauteur de 40 % au financement du projet de nouvelle chaudière, ce que n’a pas manqué de saluer la présidente du Grand Reims, pour l’en remercier. Le coût total de ce chantier s’élève à presque 20 millions hors taxes.

À noter que pour le moment, la chaufferie collective Croix-Rouge alimente l’équivalent de quelque 17 000 foyers répartis entre le quartier du même nom et Murigny, qui sont soit des logements proprement dits, soit des grandes structures collectives, CHU, fac de lettres, Creps et autre Néoma. Et en 2022, lorsque la chaudière à bois B entrera en service, le quartier Châtillons à son tour sera raccordé, ce qui représentera 2 000 foyers supplémentaires. Les travaux en ce sens devraient démarrer au printemps. Ce jeudi on fêtait également le lancement symbolique de cette vaste opération parallèle.

L’essentiel

La première pierre symbolique de la future nouvelle chaudière de la chaufferie Croix-Rouge à Reims a été posée en grande pompe ce jeudi 23 septembre au matin.

Cette chaudière sera capable , à partir de 2022, de brûler le bois dit de catégorie B, c’est-à-dire traité, par opposition au bois brut (catégorie A), et ainsi de se substituer au charbon.

Avec cette bascule entre sources d’énergie , ces dernières deviendront à 90 % renouvelables sur ce réseau de chauffage urbain du Grand Reims, ce qui sera une première en France.

Parallèlement au chantier de cette chaudière , vont s’engager des travaux de raccordement du quartier Châtillons à la chaufferie en question.

Antoine Pardessus

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l’union 210923a
tennis de table nationaux : Nouvelle campagne, nouveaux venus

Xu Gand et Lucas Créange autour de la table, samedi devant Rouen © pour l’ORTT. Archive
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D’abord un souhait, éminent : aller au bout du championnat par équipe, qui commence ce samedi. « C’est ce que l ’on veut surtout » , prévient d’entrée Jean-Marc Hautier. Le dirigeant de Châlons-en-Champagne ne fait que résumer la tendance, tant les exercices 2019-20 et 2020-21 ne laisseront pas des souvenirs impérissables, pour n’évoquer que le volet sportif.

Le Châlons-en-Champagne TT ouvre ainsi le ban ce samedi (17 heures) aux Corbusier, devant Angers pour les filles de N2 et Saint-Quentin-en-Yvelines. « Maeva Moura nous a rejoints d’Haguenau, ce sera un bon renfort, mais est absente, tout comme Léa Ancelot (Mulhouse), pour l’instant blessée », annonce le Châlonnais. L’équipe s’appuiera toujours sur le noyau dur Clémence Legrix – Manon Colson – Lilou Failliot – Loane Massenet. Côté masculin, l’arrivée d’Antonin Gaeng (Schiltigheim) vient apporter sa pierre au groupe de N3 qui visera, dans un premier temps elle aussi, le maintien.

Reims avec Tschanz

Bien parti pour rejoindre les rangs de la N1 à chaque fois, Reims ne serait pas contre jouer les premiers rôles une nouvelle fois. D’autant que la troupe du président Albert Gauvin, renforcée par Cédric Tschanz, « qui vient de Suisse avec un classement à 200 (Gauvin), n’aura pas à « aller à Monaco cette saison », n’effectuant que trois déplacements, qui plus est relativement courts.

« Ce week-end, Bodé (Kayodé) devrait jouer avec l’équipe de Prénational pour assurer le maintien. Ensuite, nous tournerons à cinq, avec Xu Gang, Maxime Boehler, Lucas (Créange) et Cédric Tschanz », précise le président rémois. Avec la deuxième réserve de Rouen qui se présente samedi à Géo-André (17 heures), l’ORTT va déjà devoir placer ses premiers jalons.

Ch.D.

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l’union 210922c
Aujourd’hui

3e édition Job dating étudiant Organisé par le Crous, avec le soutien de la ville de Reims et du Grand Reims, à l’occasion duquel sera lancé le nouveau site web pour l’emploi étudiant à Reims : reims-campus.jobaviz.fr

De 10 à 18 heures au centre culturel du Crous de Reims, Campus universitaire Croix-Rouge.

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l’union 210922b
circulation : À Reims, objectif 50 km de super réseau cyclable

Prochainement place Cérès ce seront les cyclistes qui auront la priorité.A.P.inclus.
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La Ville se donne pour objectif de réaliser onze lignes de liaisons rapides pour vélos, à raison d’au moins une par an. On commencera bientôt avec celle entre le centre et le rond-point Farman.

Les cyclistes rémois peuvent se réjouir : la Ville se lance dans la réalisation d’un ample schéma d’aménagements qui leur est destiné ; l’objectif est d’atteindre un total d’une cinquantaine de kilomètres vraiment continus et davantage sécurisés.

1 Un effort justifié

Lors de la conférence de presse tenue ce mardi 21 septembre, le maire Arnaud Robinet a annoncé un effort budgétaire d’un million par an spécialement pour ce plan vélo. Il faut dire que la « vélomanie » ou plutôt la vélopratique progresse dans la cité des sacres. Ce sont bien par milliers que l’on compte désormais les pédaleurs urbains selon les comptages régulièrement effectués par l’association Vél’oxygène (entre 3 et 4 000 dénombrés en une heure à certains endroits), et surtout la tendance à la hausse est flagrante : le flux de cyclistes a progressé de 30 % en deux ans. Le maire cite un autre chiffre : il y a eu plus de 1 200 demandes d’aide à l’achat d’un vélo faites auprès de la Ville ou du Grand Reims depuis avril dernier.

2 Continuité et visibilité

Le président Stoltz de Vél’oxygène le rappelle : il y a deux préoccupations différentes, et complémentaires, pour les usagers du vélo en ville : la première, c’est de pouvoir se rendre rapidement (et en sécurité) d’un point A à un point B ; la seconde, c’est de pouvoir accéder facilement à tout lieu dans la ville. Le schéma présenté ce mardi par le maire et l’adjointe Laure Miller -et largement élaboré à partir des préconisations de Vél’oxygène précisement- répondait plutôt à la première préoccupation. Alors que le réseau de voies cyclables en ville tourne déjà autour de 200 km minimum, le maire se concentre sur 50 km appelés à devenir en quelque sorte des « super itinéraires ». 11 lignes, dont deux rocades, et neuf radiales. Parmi celles-ci par exemple, une liaison depuis Cérès vers Europe, une autre du même point vers Épinettes, ou encore une Henry-Vasnier/ Croix-Blandin. La plupart des voies cyclables existent déjà sur ces itinéraires, la grande nouveauté sera leur visibilité accrue, avec des couleurs sur la chaussée, différentes pour chacune des lignes, et surtout leur plus grande continuité, notamment aux intersections. Pour le maillage permettant l’accès facile, les voies en sens et contresens (notamment en zone 30) font déjà ça plutôt bien, et elles seront naturellement conservées.

3 Démarrage imminent

Le maire annonce l’aménagement d’une ligne par an, au moins, et on démarre bientôt par la ligne rocade centrale/rond-point Farman.

Trois points noirs vont aussi être « attaqués » rapidement : la liaison entre boulevard Henri-Henrot (le long du canal) et rue des Moulins ; le boulevard Saint-Marceaux, où des bandes cyclables vont apparaître, ainsi que des feux vélo ; enfin la place Aristide-Briand, où ce sont les cyclistes qui auront désormais la priorité : une petite révolution.

4 En direction des plus jeunes, un regret

Il y a un point de son plan vélo que le maire regrette de ne pas avoir pu encore mettre en œuvre, c’est celui de l’initiation des plus jeunes à la pratique de ce mode de déplacement. Mais l’idée n’est pas abandonnée, « cela se fera prochainement, en partenariat avec Vél’oxygène. »

Attendu aux intersections

Si l’on regarde d’un peu près le schéma annoncé, on s’aperçoit que les 50 km de voies cyclables dont on parle existent souvent déjà sur le terrain. Ce sont donc essentiellement des améliorations en qualité qui vont être apportées, plutôt qu’une vaste extension de la quantité (ce qui veut dire que des efforts en ce dernier sens ont déjà été faits). Les usagers de la petite reine devraient notamment apprécier une plus grande visibilité de leur cheminement aux intersections ; en fait, c’est vraiment à ce niveau que l’attente sera la plus forte. Nous pensons par exemple à l’intersection cours Anatole-France/rue Voltaire/rue du Cardinal-de-Lorraine, mais pas de chance ! ce point délicat ne figure pas sur le tracé de l’une des 11 lignes du maire.

Á savoir

Le schéma Reims à vélo prévoit 11 lignes en tout : deux rocades (une centrale entre canal et boulevard Lundy, une médiane entre canal/Wilson et niveau boulevard des Belges) ; neuf médianes : vers Colbert ; Neuvillette/Orgeval ; Cartonnerie ; Épinettes ; Europe ; Croix-Blandin/Farman ; Chaufferie ; Hôpital/Croix-Rouge ; avenue de Paris.

Antoine Pardessus

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l’union 210922a
Montée en grade à l’Acrap

 

Motif de fierté pour l’Acrap (animations du quartier Croix-rouge) : le responsable de sa section karaté et kobudo a obtenu le grade de 7 e dan en karaté shorin-yu et 7 e dan en kobudo d’okinawa (les initiés apprécieront). De quoi motiver les élèves !

Ces arts martiaux ne représentent cependant qu’une toute petite partie des activités proposées par l’association du président Monteiro.

On peut citer entre autres balade pédestre, yoga, aquagym, gymnastique, pétanque, couture, tennis, football, golf, badminton, natation, sans oublier modern jazz, danse classique, majorettes, zumba et autre hip-hop.

 

 

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l’union 210921a
Aujourd’hui

Réunion d’information dans le cadre du programme de renouvellement urbain du quartier Croix-Rouge, réunion concernant l’organisation du relogement des locataires résidant aux n°1, 3 et 5 allée des Landais, en présence de Catherine Vautrin, présidente du Grand Reims.

À 18 heures, salle municipale Croix-Rouge, 4, avenue François-Mauriac.

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l’union 210920b
Association : A la découverte de la Passerelle

Enfants, élus et partenaires réunis sur un parvis qui surplombe une terrasse végétalisée : belle image de lien social.
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L’espace bébé du multi-accueil offre des horaires élargis et une capacité d’accueil plus importante.
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Partie de baby-foot dans le grand hall qui dessert les différents pôles et espaces et s’ouvre sur le premier patio.
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A l’occasion des Journées du patrimoine, des vues de La Passerelle ont servi de coloriages.
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Les couleurs des meubles et des jeux sont très étudiées. « On a travaillé vraiment sur la qualité de l’équipement » assure Valérie Lasserre, la directrice.
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Reims Inaugurée samedi, la nouvelle Maison de quartier s’inscrit au cœur du paysage urbain de Croix-Rouge. Visite guidée.

Je suis un maire heureux ! » : c’est le début du discours d’Arnaud Robinet visiblement ravi d’être là, et de visiter, avec les invités, cette bâtisse fonctionnelle et agréable qu’est la nouvelle Maison de quartier à Croix-Rouge. « C’est, avec l’inauguration de La Boussole, le matin même, le second lieu offert aux habitants », rappelait ce samedi le maire, expliquant que « La Passerelle » était le nom choisi par les utilisateurs. « C’est un nom qui en résume bien le but : créer des liens et des passages entre tous. C’est un peu le résumé de l’histoire de ce lieu. »

Le bâtiment a été étudié pour être en conformité avec les besoins du quartier. Arnaud Robinet en a profité pour insister sur le fait qu’il n’y a pas de salle sans projet : « Il faut qu’il y ait une véritable finalité avec des lieux ouverts -pas pour venir y jouer à la PS4- mais pour un véritable projet avec des acteurs et des accompagnateurs », assurant au passage que la rénovation urbaine « n’est pas du « ripolinage » mais rend possible des réalisations d’envergure ».

Trois fois plus grande que l’ancienne structure

Cette structure, qui vient remplacer l’espace Watteau, est accessible par une rampe allée des Landais ou par un escalier, avenue Bonaparte. Elle offre une surface de plain-pied de 1 200 m 2 , le triple de l’ancienne, et accueille toutes les activités dédiées aux enfants, ados, seniors, familles ainsi qu’à tous les acteurs sociaux et culturels.

De notre correspondante Françoise Lapeyre

 

 

 

 

 

 

 

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l’union 210920a
social : Reims habitat veut réaliser les projets de ses locataires

Les personnes qui sont intéressées peuvent candidater jusqu’au 3 octobre inclus.
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Reims Le bailleur social qui fête ses 100 ans, cette année, a lancé la Fabrique des possibles, un appel à projets participatifs.

1 De quoi s’agit-il ?

« La Fabrique des possibles est un appel à projets participatifs que lance Reims habitat, en lien avec les représentants des locataires, ouvert à tous nos locataires, collectifs d’habitants mais aussi aux associations présentes dans les quartiers où Reims habitat dispose de logements » , explique Thibaut Rogier, responsable communication, RSE (responsabilité sociétale des entreprises) et innovation chez

Pour rappel, Reims habitat est présent essentiellement sur les quartiers de Croix-Rouge, Orgeval, les Hauts-de-Murigny, mais aussi sur les secteurs Europe/Pommery, Maison-Blanche, Venise/Folle-Peine et Clairmarais.

2 Pour quel objectif ?

« Nous voulons donner la possibilité à nos clients-locataires de mener à bien des actions bénéfiques à leur immeuble, leur quartier. Il faut que ces projets puissent profiter au plus grand nombre… » , détaille Thibaut Rogier. « On souhaite soutenir la réalisation de projets fédérateurs pour un quartier ou encore un immeuble. Il peut aussi s’agir d’actions visant à un mieux-vivre ensemble. »

Un groupe de travail interne a été constitué pour encadrer le dispositif. « L’appel à projets s’appuie sur un budget de 15 000€ qui doit permettre d’aider au financement d’actions participatives » , continue Thibault Rogier.

Les projets peuvent porter sur les thématiques suivantes : l’environnement (sensibilisation, protection) ; les liens intergénérationnels, la mixité, l’inclusion ; la culture ; la santé ; le sport ; l’éducation.

Le dossier déposé doit répondre à un ou plusieurs des objectifs visés dans le cahier des charges à savoir la valorisation du cadre de vie, favoriser le bien-vivre ensemble, encourager la solidarité et l’entraide ou encore répondre à un besoin d’utilité sociale.

3 Comment participer ?

Les personnes qui sont intéressées peuvent candidater jusqu’au 3 octobre inclus. « Le projet présenté doit bien évidemment répondre au cahier des charges dans lequel sont détaillées l’ensemble des modalités de participation à la Fabrique des possibles » , ajoute Thibaut Rogier.

Une page spécifique a été créée sur le site internet de Reims habitat « afin que les participants puissent télécharger le cahier des charges et la fiche de synthèse à compléter » . C’est aussi depuis cette page, qu’ils pourront également y déposer leur dossier de participation.

Les projets déposés feront ensuite l’objet d’une étude par un jury composé de collaborateurs de Reims habitat et de représentants des locataires. « Les dossiers retenus se verront allouer une subvention, pouvant aller jusqu’à 1 500€, pour permettre leur réalisation » , indique Thibaut Rogier. Les projets sélectionnés seront connus le 3 novembre. Un comité de suivi sera mis sur pied pour accompagner les porteurs des projets retenus.

En cas de questions ou de besoin d’informations complémentaires, vous pouvez envoyer un mail à : lafabriquedespossibles@reims-habitat.fr www.reims-habitat.fr

L’essentiel

Le 3 février 1921 , la Ville de Reims crée par décret un Office Public d’Habitation à Bon Marché : c’est la naissance de Reims habitat.

2021 Pour fêter ce centenaire, des temps forts sont organisés tout au long de l’année : jeux, concours sur les réseaux sociaux, animations, innovations, visites… C’est dans ce cadre, qu’a germé l’idée de La Fabrique des Possibles.

Aurélie Beaussart

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l’union 210918a
Justice tribunal correctionnel : Un voleur jugé deux jours de suite

Dans la nuit du 27 au 28 octobre 2020, un vol à la roulotte était commis dans une voiture rue du Docteur-Thomas. Après effraction du véhicule, l’auteur avait pris un sac de sport, une paire de chaussures et un accessoire de téléphone.

Les prélèvements de la police technique et scientifique ont permis d’identifier un profil biologique : celui de Aomar Ben Bella, un Rémois de 49 ans habituellement domicilié à Croix-Rouge mais que les enquêteurs sont allés chercher en mai dernier à la maison d’arrêt du boulevard Robespierre où il purgeait les dernières de ses quelque 40 condamnations.

Toujours détenu en ce début d’automne, Aomar Ben Bella a été extrait de cellule pour répondre du vol à la roulotte. Il est reparti avec une nouvelle peine de six mois ferme à purger… avant de revenir le lendemain au tribunal pour une autre affaire encore plus ancienne, elle aussi résolue grâce à la découverte de traces (un cambriolage datant de l’été 2018). Quatre mois de plus au casier.

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l’union 210916c
Patrimoine : 57 sites d’exception ouvrent leurs portes dans la cité des sacres ce week-end

Depuis presque un demi-siècle, le sous-sol de la gare de Reims abrite un stand de tir qu’il sera possible de découvrir lors d’une visite guidée de ce lieu insolite et confidentiel. Archives Joris Bolomey
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Reims En raison de la crise sanitaire, la Ville propose, comme en 2020, des visites virtuelles pour les « têtes d’affiche » et développe les parcours pédestres. Le nombre de places étant réduit pour participer au jeu de piste, un concours est proposé en amont, via le site web de la Ville.

L’année dernière, 22 662 visiteurs ont participé aux Journées européennes du patrimoine organisées à Reims. Gageons que ce week-end, ils seront encore nombreux, avec un programme chargé malgré la crise sanitaire et 57 sites d’exceptions qui ouvriront leurs portes au public. Loin de nous l’ambition de tout détailler, le programme complet est disponible sur le site de la Ville. Voici les temps forts néanmoins.

1 Jeu de piste

Le traditionnel jeu de piste ne pourra pas accueillir autant de participants que lors des années précédentes. Cette année, il s’intitule « Qui a kidnappé l’architecte Émile Maigrot ? ».

Pour participer à ce jeu de piste, il suffit de répondre à quelques énigmes au sujet de monuments et d’édifices rémois visibles sur le site de la Ville de Reims (chaque gagnant peut être accompagné de cinq personnes maximum).

Le dimanche 19 septembre, entre 14 heures et 15 h 30, les gagnants du concours partiront par groupes de 20. À l’aide d’un livret-jeu, les participants au jeu de piste découvriront les sites mystères sur lesquels ils doivent se rendre et où un personnage haut en couleur les accueillera avec humour et poésie. Par les compagnies Le Mitch et Persona & Mediatio.

2 Maisons de quartier à l’honneur

Les maisons de quartier seront mises à l’honneur cette année avec la découverte notamment de la nouvelle maison de quartier à Croix-Rouge et l’histoire du quartier dimanche de 14 à 18 heures. Des animations sont aussi proposées à la maison de quartier Maison-Blanche samedi à partir de 9 heures ainsi qu’à la maison de quartier Orgeval dimanche de 13 h 45 à 18 heures.

3 Métiers de la restauration de l’hôtel de ville

Un village des métiers de la restauration de l’hôtel de ville sera installé sur l’esplanade Simone-Veil, dimanche de 10 à 18 heures. Les différentes entreprises qui rénovent actuellement la façade de la mairie présenteront le vaste chantier de restauration mené pour redonner son lustre à l’édifice.

4 Dix circuits thématiques

Balade Art-déco, circuit en bus des sites de l’université, circuit Narcisse Brunette (fameux architecte rémois), circuit du quartier Clairmarais, parcours « Le nom des rues raconte », visites théâtralisées « Par vie de Cathédrale », circuit pédestre « Reims By Night » et visite dtreet-art « Zi Artistes ».

5 Visites virtuelles

Outre la visite sur place, certains sites seront également à découvrir au travers de courts reportages : le Cellier, la gare Reims-centre (et son stand de tir notamment), l’hôtel de ville et la bibliothèque Carnegie. Ces films seront diffusés sur le site de la Ville de Reims les 18 et 19 septembre puis, disponibles sur l’application web « Visit’Reims ». Rappelons que sur les totems de signalétique patrimoniale répartis dans Reims et composant 4 parcours thématiques différents, des QR Code permettent d’accéder à cette application.

6 Annulations de visites guidées

Les visites guidées de la basilique Saint-Remi, de la synagogue, de l’école Blot, des remparts de la butte Saint-Nicaise, de l’amphithéâtre Rogelet (ancienne chapelle du petit séminaire) sont annulées.

Yann Le Blévec

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l’union 210916b
faits divers : Contrôles de police dans les quartiers

Des contrôles mobilisant un chien anti-stupéfiants ont eu lieu à Wilson et aux Châtillons. Archives
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Mardi soir, de 18 h 30 à 19 h 30, les policiers du commissariat de Reims ont mené une « opération de sécurisation » dans les quartiers Wilson et Châtillons.

Associant les effectifs anti-criminalité, les unités en tenue de la section d’intervention et un chien spécialisé en recherche de produits stupéfiants, le dispositif a donné lieu à plusieurs contrôles et fouilles. Aucune infraction n’a été constatée.

Lundi vers 17 heures, un passant de 29 ans a détalé après s’être rendu compte de la présence d’une patrouille de la brigade anticriminalité, allée Edgar-Degas à Croix-Rouge. Évidemment, les policiers lui ont couru derrière. Rattrapé dans un hall, ce grand timide avait quatre morceaux de résine de cannabis, d’un poids de 11,5 grammes. Ils étaient réservés à sa consommation personnelle, a-t-il dit. Remis en liberté, l’homme est convoqué le 12 janvier en justice dans le cadre d’un plaider-coupable.

 

 

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l’union 210916a
Tchad : L’ex-étudiant rémois dont les hommes ont tué Idriss Déby

Mahamat Mahadi Ali, en août 2019, à Benghazi (Libye).DR
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Né au Tchad, étudiant et militant PS à Reims dans sa jeunesse, Mahamat Mahadi Ali est à la tête du Fact, un groupe armé responsable de la mort du chef d’État tchadien.

Dans la matinée du 20 avril dernier, les Tchadiens apprennent la mort d’Idriss Déby, au pouvoir depuis trente ans. Trois jours plus tôt, ce dernier avait rejoint ses troupes, opposées dans le désert de Kanem aux hommes du Fact (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad), un mouvement armé d’un millier d’hommes fondé par un ancien étudiant rémois : Mahamat Mahadi Ali. Durant le combat, Déby est grièvement blessé. Son évacuation n’empêche pas sa mort. Comme ses compatriotes tchadiens, Mahamat Mahadi Ali, qui a fondé le Fact en 2016, apprend à la radio la mort de Déby… dont il ignorait la présence sur le champ de bataille.

« Quand l’hélicoptère s’est posé pour l’évacuer, on a compris que c’était un gros poisson , a-t-il récemment raconté à Libération. Certains d’entre nous avaient peut-être deviné mais personne n’osait formuler l’impensable. » Caché depuis dans le désert, il suit de près la transition conduite par le fils Déby, lequel a invité « tous les groupes sans exception » à participer à « résoudre nos problèmes par le dialogue » . Contacté, Mahadi Ali n’a pas, cette fois, donné suite à notre sollicitation.

À Reims, le jeune Mahadi Ali fait les vendanges, écoute Brassens et étudie les sciences politiques

À l’été 2019, ce chef de guerre de 57 ans, s’était souvenu, non sans nostalgie, de sa jeunesse champardennaise, chapitre apaisé d’une vie de roman.

À l’âge de 14 ans, Mahadi Ali, né au Tchad de parents commerçants, s’engage dans une rébellion armée et apprend à manier la kalachnikov. Inscrit dans une école française, il décroche un bac comptabilité. Son oncle, l’un des plus grands commerçants du pays, l’envoie en France, « autant pour m’encourager que pour me récompenser de mes efforts » .

“Je souhaite bien des choses aux Rémois”

Le voilà à Reims. Il loge à l’hôtel Le Bon accueil, loue un studio place Fragonard, quartier Croix-du-sud, écoute Brassens, sillonne la Montagne de Reims en 2CV, participe aux vendanges à Rilly-la-Montagne. « À l’époque, on était un peu ché-bran. J’étais intégré comme un poisson dans l’eau », riait-il. Il étudie l’économie et les sciences politiques, milite à l’Unef-ID, prend sa carte au PS de la Marne, tracte pour Jospin, milite en faveur du trio Mélenchon-Filoche-Lenemann.

Sa « douce vie » s’est arrêtée en 1992, lorsqu’une partie de sa famille, réfugiée au Nigeria à la suite de l’arrivée au pouvoir de Déby, est victime d’une rafle imputée à ce dernier. En 2005, le Mouvement pour la démocratie et la justice au Tchad, dont il est un membre éminent, signe un accord de paix avec Déby. Mahadi Ali rentre au pays, devient haut fonctionnaire au ministère des Infrastructures.

Trois ans plus tard, Déby fait la chasse à ses anciens opposants. Mahadi fuit. Huit ans plus tard, il fonde le Fact, reprend la kalachnikov, affronte Daech. « Souvent, le soir, nous pensons à chez nous, à la colonne Leclerc qui était passée non loin de là avec un contingent tchadien… Il y a beaucoup de souvenirs. Certains des jeunes qui sont avec nous sont un peu vides d’espoir. »

Un sujet, ce jour-là, l’agaçait : l’attitude de la France à son égard. Lui, l’ancien militant PS, avait vu son pays d’adoption geler ses modestes avoirs durant la présidence de François Hollande alors que le Fact n’a jamais été désigné comme une organisation terroriste par la France ou l’ONU, Avant de rejoindre son campement dans le désert libyen, celui dont l’épouse vit encore à Reims avait insisté : « Nous n’avons jamais été contre une situation politique pour le problème tchadien. Bon, en tout cas, n’oubliez pas d’écrire que je souhaite bien des choses aux Rémois. »

Mathieu LIvoreil

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l’union 210915b
Melin et Pommier ont tenu leur rang

Avec un tournoi Open désormais planifié au printemps, les Cheminots de Reims ont toutefois conservé leur date historique pour proposer une épreuve réservée aux 3 e série.

Dense et homogène à souhait, le tableau masculin a comptabilisé une quinzaine d’inscrits à la limite des engagements (15/5). Le titre s’est joué à ce classement entre Paul Melin et Roman De Zotti.

Après une première manche très équilibrée (7-5), le Bezannais prenait le pas sur le Cormontreuillois, qui lâchait prise dans le deuxième set (6-0).

Ouvert jusqu’à 15/4, le tableau féminin n’a pas non plus connu de surprise, avec une finale entre favorites, à savoir Léana Pommier (Guignicourt) et Ninon Biche (Fismes). Avec un scénario totalement identique à l’épilogue masculin, l’Axonaise, qui a impressionné par sa faculté à tout relancer, s’est très logiquement imposée (7-5, 6-1).

MESSIEURS

Demi-finales : Melin (15/5, Bezannes) bat Maniglier (15/5, Géo-André Reims) 6-3, 1-6, 7-5 ; De Zotti (15/5, Cormontreuil) bat Ermini (15/4, Warmeriville) 7-6, 2-6, 7-5. Finale : Melin bat De Zotti 7-5, 6-0.

DAMES

Demi-finales : Léana Pommier (15/4, Guignicourt) bat Inès Meunier (15/4, Géo-André Reims) 6-2, 3-6, 7-6 ; Ninon Biche (15/4, Fismes) bat Gaëlle de Chillou (15/5, Mardeuil) 1-6, 6-0, 6-0. Finale : Léana Pommier bat Ninon Biche 7-5, 6-1.

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l’union 210915a
Sept infractions constatées lors d’un contrôle anti-rodéos

Photo Twitter PoliceNat51
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La police nationale continue de mener ses opérations « anti-rodéos » dans la Marne.

À Reims, la dernière en date réalisée vendredi soir au quartier Croix-Rouge a permis de relever sept infractions parmi les 21 deux-roues contrôlés : « deux plaques non conformes, deux défauts d’assurance, un pneu lisse, un non-port de gants et un non-transfert de carte grise ».

 

 

 

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l’union 210914a
sécurité : Les squatteurs des halls d’immeubles mis à l’amende

Ce dispositif vient compléter des mesures déjà mises en place comme la Cellule de tranquillité résidentielle ou encore le GIE Tranquillité des quartiers. Archive Hervé Oudin


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REIMS Halls d’immeubles squattés, terrains privés occupés illégalement… À compter du 19 octobre, la Ville de Reims va expérimenter deux nouvelles amendes délictuelles – de 200 et 500 euros – pour lutter contre ses problèmes récurrents.

Une équipe de choc… Personne n’a oublié ces retraités qui pendant plusieurs semaines, en mars 2019, afin de chasser des dealers qui squattaient leur hall d’immeuble au nº12, esplanade Paul-Cézanne, quartier Croix-Rouge, les avaient pris à leur propre piège… en squattant à leur tour les lieux. Une décision extrême qui leur avait permis de retrouver calme et tranquillité.

Sans être forcément liés à des trafics de stupéfiants, ces faits « pourrissent » le quotidien des Rémois et ce, quel que soit le quartier. Ils font d’ailleurs l’objet de toutes les attentions de la part des bailleurs sociaux, mais aussi de la Ville de Reims. Les trois bailleurs que sont Reims Habitat, Le Foyer rémois et Plurial Novilia, disposent par exemple d’un GIE (Groupement d’intérêt économique) tranquillité des quartiers, « avec des agents, des gens de terrain, qui font à partir de 18 heures des rondes dans les quartiers, les halls d’immeuble, 6 jours sur 7… Là où on leur signale des attroupements, des problèmes, explique Jean-Louis Ervoes, directeur général de Reims habitat. Leur mission est avant tout de rappeler et de faire appliquer le règlement intérieur en vigueur dans les immeubles. Ce ne sont pas des cow-boys. Ils sont dans le dialogue… Si ça ne fonctionne pas, c’est alors à la police de prendre le relais ». À ce dispositif, s’ajoute depuis peu une Cellule de tranquillité résidentielle regroupant au-delà des élus (NDLR : Catherine Vautrin, Arnaud Robinet et Xavier Albertini, adjoint à la sécurité), le sous-préfet, le directeur départemental de la sécurité publique, le procureur de la République, les bailleurs sociaux, mais aussi la police municipale et divers services de la collectivité qui se réunissent mensuellement pour évoquer les points de difficulté.

Une amende à 200 euros

À cet arsenal, Reims va désormais pouvoir expérimenter une nouvelle amende forfaitaire délictuelle (AFD). Elle concerne « l’occupation illicite d’une partie commune d’immeuble collectif et vise des personnes qui occupent les espaces communs à plusieurs et empêchent délibérément l’accès ou la libre circulation des personnes ou le bon fonctionnement des dispositifs de sécurité et de sûreté » . Son montant est fixé à 200 euros, minorée à 150 euros et majorée à 450 euros, selon les délais dans lesquels le contrevenant la verse.

Mis en place à partir du 19 octobre 2021, ce dispositif testé par le ministère de l’Intérieur sur les ressorts des tribunaux judiciaires de Marseille, Lille, Créteil, Reims, Rennes et Foix pourrait ensuite être généralisé au niveau national au 1 er trimestre 2022. « C’est plutôt une bonne chose , selon Xavier Albertini, adjoint à la sécurité. Cela fait suite à l’expérimentation de l’amende forfaitaire sur les stupéfiants. Cette mesure peut être intéressante en complément de ce que nous avons déjà mis en place. Seule la police nationale pourra déclencher ces verbalisations, la Ville sera en soutien en amont par la prévention et en accompagnateur. Ce type d’amende permet de désengorger les tribunaux… Cela permet un traitement plus rapide et allège la procédure. On ne peut que se réjouir que Reims puisse tester ce genre de dispositif. Sur l’efficacité, on verra a posteriori. »

Un sentiment partagé par Jean-Louis Ervoes : « Je me dis que cela peut être un plus, les amendes peuvent compléter les dispositifs déjà mis en place. En tant que bailleurs, nous n’avons pas de moyen coercitif. C’est une mesure qu’il faut tester, à voir sur le long cours si c’est dissuasif ou pas. Il faudra en mesurer l’impact. »

Caroline Garnier

Installation illicite sur le terrain d’autrui

Dans le même esprit, une deuxième amende délictuelle forfaitaire sera elle aussi expérimentée à Reims. Elle vise l’installation illicite sur le terrain d’autrui, en vue d’y établir une habitation, même temporaire, sur un terrain appartenant à une commune ou à tout autre propriétaire sans être en mesure de justifier de son autorisation. Le montant de cette AFD est de 500 euros, minorée à 400 euros et majorée à 1 000 euros, selon le délai dans lequel elle est payée. Une façon de lutter entre autres, contre l’installation sauvage de gens du voyage.

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l’union 210913a
Feu électrique

Les pompiers ont été appelés dimanche matin peu après 5 h 30 pour un feu survenu dans un local électrique d’un immeuble de la rue Pierre-Taittinger (Croix-Rouge). Ce feu a été éteint à l’aide d’extincteurs à poudre.

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l’union 210911c
Un arbre incendié

Hier vers 6 h 30, un arbre tombé à terre a pris feu sur un parking voisin du lycée Arago. La combustion spontanée des branches n’est pas l’hypothèse privilégiée par les enquêteurs.

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l’union 210911b
Forum des associations

Cinq villages, et toujours autant de rencontres et de découvertes ce samedi et dimanche Un nouveau format adapté au contexte sanitaire a été proposé aux 300 associations habituées de ce grand événement. Des « villages Forum » seront installés en plein air au complexe Géo-André, au parc Léo-Lagrange, au stade Georges-Hébert, à la patinoire Albert-Ier et au parc de Champagne. Chaque village accueille à la fois des activités sportives, culturelles, solidaires, citoyennes, etc.

Programme : www.reims.fr/actualites/prem…

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l’union 210911a
UNIVERSITÉ : Une rentrée joyeuse mais brouillonne

Le bonheur de retrouver les amis pour Nadia, Meline et Kay, trois étudiants en langues. Stéphanie Jayet


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Manque de salles de cours et manque d’enseignants… la rentrée à l’université de Reims

Champagne-Ardenne n’est pas la meilleure de son histoire. Cela n’empêche pas les étudiants d’être ravis de revenir à quasi 100 % sur les campus.

L’essentiel

Les cours ont repris depuis lundi pour de nombreuses filières à l’université de Reims. Les étudiants sont heureux de ne plus devoir étudier à distance.

La semaine de rentrée sur le campus sciences humaines de Croix-Rouge a été marquée par un manque de salles disponibles. Un certain nombre de cours ont dû être annulés.

Dans quasi toutes les facultés de l’Urca, les effectifs d’enseignants sont devenus insuffisants par rapport au nombre d’étudiants toujours croissant.

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L’être et le paraître

L’université a tenu un beau stand à la Foire de Châlons. Une belle vitrine destinée à faire la promotion de l’établissement auprès du public et surtout des acteurs publics. D’un côté la belle vitrine, de l’autre les professeurs qui cherchent des salles pour leurs étudiants à Croix-Rouge, un campus sciences dont la rénovation avance à pas d’escargot et des enseignants qui ont de moins en moins de temps pour la recherche car ils doivent compenser le manque d’effectifs. Cela s’appelle mettre la poussière sous le tapis.

CATHERINE FREY

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l’union 210909a
Le camion se renverse

Hier vers 13 h 30, un camion s’est couché alors qu’il déversait de la terre sur un chantier de l’allée des Gascons, au quartier Croix-Rouge.

Dégagé de sa cabine par les pompiers, le chauffeur a été transporté au CHU. Il est légèrement blessé.

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l’union 210908b
Tennis Tournoi du TC Sillery : Bonnet a assumé son statut

Les six finalistes réunis pour la photo de fin de tournoi.
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Disputé sous des conditions climatiques très favorables, le tournoi du tournoi du TC Sillery a vécu un superbe tableau masculin. Avec d’ailleurs une finale de haut vol entre le favori ri et tête de série n°1 Pascal Bonnet (2/6, Cormontreuil) et Gauthier Henry (4/6, CRET). Ainsi, au bout de 2 h 30 d’efforts intenses, le vétéran cormontreuillois s’est appuyé sur sa condition physique et son expérience pour venir à bout du jeune Agéen (7-5, 1-6, 6-3).

Ndengoue a bousculé la hiérarchie

En + 35 ans, comme prévu, Julien Questroy (5/6, Saint-Martin-sur-le-Pré) a survolé les débats en ne cédant que quatre jeux sur deux matches.

Enfin, du côté des dames, l’Ardennaise Danira Ndengoue (4/6, Vrigne-aux-Bois) a bousculé la hiérarchie en s’offrant le scalp des deux têtes de série à 2/6. Tout d’abord la tenant du titre Camille Kleiber (Géo-André) en demie puis Lisa-Marie Habert (TC Reims) au stade ultime.

Messieurs

Quarts de finale : Lopes (3/6, Reims Europe Club) bat Cailleux (15, Cormontreuil) 7-6, 6-3 ; Henry (4/6, CRET) bat Dumont (3/6, Cormontreuil) 6-2, 6-2 ; Daix (4/6, Géo-André) bat Pusset (4/6, Cormontreuil) 6-1, 6-4 ; Bonnet (2/6, Cormontreuil) bat Pignon (4/6, URT) 6-2, 6-2.

Demi-finales : Henry bat Lopes 6-3, 6-3 ; Bonnet bat Daix 6-0, 6-4.

Finale : Bonnet bat Henry 7-5, 1-6, 6-3.

+ 35 ans

Demi-finales : Massin (15/2, La Muire) bat Cailleux (15, Cormontreuil) 6-3, 6-4 ; Questroy (5/6, Saint Martin-sur-le-Pré) bat Froment (15/2, Cormontreuil) 6-1, 6-1.

Finale : Questroy bat Massin 6-1, 6-1.

Dames

Demi-finales : Lisa-Marie Hubert (2/6, TC Reims) bat Céline Gondry (15/2, Cormontreuil) 6-1, 6-0 ; Danira Ndengoue (4/6, Vrigne-aux-Bois) bat Camille Kleiber (2/6, Géo-André) 6-3, 3-6, 7-5.

Finale : Danira Ndengoue bat Lisa-Marie Habert 6-4, 6-4.

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l’union 210908a
JUSTICE : Six mois de prison ferme pour un œil crevé

Les faits se sont produits il y a bientôt sept ans à la MJC Croix-Rouge, créant un vif émoi dans le quartier. Archives Hervé Oudin


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Reims Près de sept ans après des violences qui avaient profondément choqué le quartier Croix-Rouge, quatre Tchétchènes ont été condamnés, hier, par le tribunal correctionnel pour avoir gravement mutilé un étudiant béninois. Des faits qu’ils ont contestés jusqu’au bout.

L’affaire avait défrayé la chronique. Le dimanche 28 septembre 2014, un étudiant béninois de 19 ans, Norbert (*), avait été gravement mutilé lors d’une soirée dans la MJC (Maison de la jeunesse et la culture), rue du Docteur-Billard, dans le quartier Croix-Rouge. Il avait été sauvagement agressé par plusieurs individus faisant partie de la communauté tchétchène. Le jeune homme, alors scolarisé en BTS, avait eu une main fracassée par un coup de bâton et un œil crevé par un couteau. Œil dont il a définitivement perdu l’usage. Quatre Tchétchènes, reconnus sur des planches photographiques, ont été interpellés quelques semaines plus tard. Deux d’entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire, Ibrahim Iznaourov et Chakhroudi Mejidov. Les deux autres, Khamid Arsabiev et Djakhar Magomadov, ont été envoyés en prison, où ils sont restés cinq mois.

Au départ, une banale altercation entre deux collégiennes

Tous étaient convoqués hier au tribunal correctionnel de Reims, sept ans après les faits, signe d’une instruction particulièrement longue et riche en déclarations contradictoires.

L’affaire, d’une violence inédite, débute le 27 septembre 2014, veille du drame. Ce jour-là, une altercation oppose deux collégiennes, l’une de la communauté tchétchène, l’autre africaine. Les proches s’en mêlent et une bagarre générale s’ensuit, rue Pierre-Taittinger. Des coups sont échangés avant que chacun ne reparte chez soi. Deuxième acte le lendemain. Alors qu’une soirée rap est organisée dans la MJC, en présence de Norbert et de quelques-uns de ses amis, plusieurs Tchétchènes font irruption. L’un d’eux fait rappliquer tous ses compatriotes pour s’en prendre aux gens de couleur noire présents sur place, aux cris de « Allah Akbar » , selon les témoignages recueillis alors. Norbert est rattrapé et frappé, l’un de ses amis reçoit des coups derrière la tête (mais refusera, par peur, de porter plainte). Les Tchétchènes se volatilisent ensuite dans la nuit.

À la barre, ce mardi, seuls trois Tchétchènes se sont expliqués, le quatrième (Izanaourov) n’ayant pas jugé utile de se présenter. L’audience n’aura pas permis d’éclaircir grand-chose. Le plus bavard mais aussi le plus agité, Magomadov, s’est borné à clamer son innocence, jurant qu’il n’avait pas participé à cette vendetta. « Je n’ai rien à voir avec cette histoire, je suis allé en prison pour rien. Ce soir-là, je ne suis pas sorti, mon père m’en avait empêché » , a-t-il déclaré dans un français impeccable, ajoutant que ces violences étaient le fait de Tchétchènes venant d’ailleurs en France, notamment de Lyon.

Vous n’avez rien d’objectif !

Ses deux comparses ne parlaient pas la langue de Molière (leurs propos ont été traduits par une interprète) et n’ont pas davantage reconnu leur responsabilité. Pour la partie civile, M e Simon Miravete, « il n’y a pas de doute raisonnable » dans ce dossier qui pourrait profiter aux prévenus, ajoutant que la vie de son client avait basculé de façon irrémédiable. À l’inverse, les avocats de la défense, Nicolas Brazy et Olivier Chalot, ont insisté sur l’absence de preuves contre leurs clients. « Il n’y a pas de faisceau d’indices. Vous n’avez rien d’objectif ! » À l’issue des débats, tous les prévenus ont été condamnés à deux ans de prison, dont six mois ferme. (*) Prénom d’emprunt

Les faits

Le 28 septembre 2014, un jeune homme de 19 ans, d’origine africaine, est grièvement blessé par des tchétchènes, qui lui crèvent un œil et lui fracturent la main dans un contexte de règlement de comptes entre communautés à Croix-Rouge.

En octobre 2014, quatre individus sont interpellés. Deux d’entre eux passent plusieurs mois en prison, avant d’être remis en liberté.

Ce 7 septembre 2021, ils ont été condamnés à six mois de prison ferme. L’un d’eux a été absent à l’audience.

Olivier Durand

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l’union 210907a
Exposition

L’exposition Mythologie traite de la mythologie grecque dans une approche grand public, ludique et pédagogique.

Conçue comme une galerie d’art, l’exposition rassemble des dessins originaux d’illustrateurs contemporains, des illustrations et livres anciens issus des collections de la bibliothèque Carnegie et des objets prêtés par le musée Saint-Remi et le musée des Beaux-arts de Reims.

De 14 à 19 heures, médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar. Gratuit mais pass sanitaire obligatoire pour les personnes de 18 ans.

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l’union 210905a
Tennis : Bonnet favori à Sillery

Le tournoi du TC Sillery, concurrencé par celui de Guignicourt (Aisne), a rassemblé 105 participants pour ce millésime 2021 limité à 0.

Le vétéran Pascal Bonnet (2/6, Cormontreuil) sera le grand favori face aux 3/6 Noa Lopes (Reims Europe Club) et Victor Dumont (Cormontreuil). Chez les +35 ans, le titre devrait se jouer entre Julien Questroy (5/6, Saint-Martin-sur-le-Pré) et l’habitué des lieux Laurent Cailleux (15, Cormontreuil). Pas facile d’émettre un pronostic entre les 2/6 Lisa-Marie Hubert (TC Reims) et la tenante du titre Camille Kleiber (Géo-André Reims). À moins que Danira Ndengoue (4/6, Vrigne-aux-Bois) ne bouscule la hiérarchie.

Aujourd’hui, 10 h 30 : demi-finales messieurs ; 14 heures : finale dames ; 15 heures : finale +35 ans ; 15 h 30 : finale messieurs.

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l’union 210903c
Brocante

De l’association Étoile Croix-du-Sud de 6 à 17 heures, parking Marie-Laurencin.

Renseignements au 03 26 06 56 66.

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l’union 210903b
Cinéma jeune public

La séance des Toiles filantes, « Petit vampire », à partir de 7 ans.

Un film de Joann Sfar avec Camille Cottin, Jean-Paul Rouve, Alex Lutz.

Samedi à 14 h 30, gratuit mais sur réservation au 03 26 35 68 40.

Médiathèque Croix-Rouge, 19, rue Jean-Louis-Debar.

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l’union 210903a
société : Le parc Saint-John-Perse a été évacué hier matin

Les migrants ont dû quitter les lieux. Archives Antoine Pardessus
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La trentaine de personnes, essentiellement des Albanais, qui avaient trouvé refuge au parc Saint-John-Perse ont dû quitter les lieux ce jeudi matin, à l’aube. Leur évacuation, par les forces de police, a eu lieu dans le calme selon les témoins. « Un dispositif de sécurisation des lieux avec les services de la police nationale et de la police municipale a été mis en place » , ont fait savoir, hier, les services de la préfecture de la Marne. Débutée à 6 heures du matin, l’opération s’est terminée trois heures plus tard.

Des hébergements d’urgence

Les migrants étaient installés depuis une quinzaine de jours, aidés par plusieurs associations, dont le collectif Sövkipeu et le Secours populaire. « Les services de l’État ont pu proposer à toutes les familles un hébergement d’urgence ainsi qu’un appui dans le cadre de la procédure administrative » , assure la préfecture. L’intégralité du parc Saint John Perse, à la lisière du quartier Croix-Rouge, a pu ainsi être remis à la disposition du grand public avant la rentrée scolaire.

Le problème de fond, lui, est loin d’être résolu. Depuis plusieurs mois, en effet, ce genre de situation se répète à intervalles réguliers. Fin avril déjà, une famille d’Albanais dans la misère avait été expulsée. Un mois plus tôt, même scénario, toujours au même endroit. Ce qui laisse à penser qu’un nouveau groupe de migrants pourrait, dans les semaines ou mois à venir, s’échouer à nouveau sur ces pelouses.

OLIVIER DURAND

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l’union 210901b
Brocante

L’association Etoile Croix du Sud organise une brocante le dimanche 5 septembre de 6 à 17 heures, parking Marie Laurencin.

Renseignements au 03 26 06 56 66.

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l’union 210901a
Justice tribunal correctionnel : Expulsé d’une soirée, il poignarde son hôte

Furieux de se voir indiquer la sortie, l’invité alcoolisé avait répondu en sortant le couteau.
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Les faits remontent au 17 août. Ce soir-là, un habitant du quartier Croix-Rouge reçoit un cousin et un ami à son domicile de l’avenue Léon-Blum. Vers 22 h 30, à force de boire, l’ami devient franchement indésirable et le locataire décide de le mettre à la porte. Grosse colère de l’invité. Une bagarre éclate, au cours de laquelle il s’empare d’un couteau pour en porter un coup à l’abdomen de son hôte, puis il s’enfuit non sans lui chiper son portefeuille.

28 mois de prison ferme

Les secours arrivent alors que l’agresseur se trouve dans le hall d’entrée. Sérieusement blessée, mais sans pronostic vital engagé, la victime est évacuée par les pompiers et le SAMU tandis que la police interpelle l’auteur des violences toujours présent dans le hall. Placé en garde à vue après avoir cuvé ses libations, Houari Mezouaghi, 27 ans, reconnaît les faits commis en état de récidive légale pour avoir déjà été condamné en février 2021 à une peine de prison avec sursis pour des violences conjugales. Il s’agissait d’ailleurs de son seul antécédent judiciaire.

Jugé pour le vol avec violence aggravé d’une incapacité totale de travail supérieure à huit jours, l’homme s’est vu infliger deux ans d’emprisonnement auxquels s’est ajoutée une révocation de sursis de quatre mois. Il a été maintenu en détention.

En situation irrégulière, le prévenu de nationalité algérienne s’est également vu notifier une obligation de quitter le territoire français qui deviendra effective à sa sortie de prison.

F.C.

 

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l’union 210831a
justice tribunal correctionnel : Fouetté à la ceinture pour avoir mal gardé un stock de drogue

Handicapé mentalement, le locataire a été roué de coups de ceinture dans son appartement qu’un réseau utilisait pour stocker de la drogue. Illustration


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Dans l’appartement de la victime se cachait le chauffard condamné à sept ans de prison ferme pour avoir tué un collégien en 2019. Archives
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Reims Exploité par des trafiquants pour stocker de la drogue, mais coupable à leurs yeux d’avoir fauté, un locataire handicapé a été puni à coups de ceinture. Son bourreau a écopé de trois ans de prison ferme.

On les appelle les « nourrices », des personnes chez qui les trafiquants de drogue dissimulent leur marchandise. Rémunérées en liquide ou en nature, certaines acceptent volontiers, d’autres sous pression n’ont pas la possibilité de refuser.

À Reims, quartier Croix-Rouge, l’une de ces nourrices habitait place Maurice-Utrillo, un homme d’une quarantaine d’années d’autant plus facile à exploiter qu’il était psychologiquement vulnérable mais aussi consommateur de stupéfiants. Pourquoi a-t-il déplu ? Différentes hypothèses ont circulé, sans que l’enquête ne puisse établir s’il s’agissait de punir une « balance », un gourmand qui s’est trop servi dans les stocks ou un imprudent par la faute duquel une précédente livraison aurait été saisie à son domicile par les policiers.

Dos flagellé

Le 16 juillet dernier, le locataire se réfugie terrorisé chez des voisins, le dos flagellé, en expliquant avoir été roué de coups de ceinture par des individus venus squatter son domicile. Sous curatelle renforcée, il ne se décide à prévenir le commissariat que le lendemain. Deux individus se trouvent encore chez lui lorsque la police arrive : Mounir Mazouz, 28 ans, et Fatah Merdji, 19 ans, en cavale depuis le mois de mai après sa condamnation à sept ans de prison ferme pour la mort d’un collégien de 12 ans percuté par un 4x4 qui avait pris la fuite (lire ci-dessous).

C’est Mounir Mazouz qui aurait fait venir Fatah Merdji dans l’appartement cinq jours plus tôt. D’autres personnages s’y incrustaient depuis plus longtemps, s’accaparant l’allocation d’adulte handicapé que percevait la victime. Un sac contenant 45 grammes d’héroïne fut également découvert. Sur l’emballage étaient identifiées les empreintes de Fatah Merdji.

Coups de téléphone sur le crâne

En garde à vue, Fatah Merdji a été mis hors de cause dans les violences, à la différence de Mounir Mazouz dénoncé comme étant l’auteur des coups portés avec une telle brutalité que le plaignant « a parlé de torture, de bourreau » , souligne son avocate.

« Il a été frappé allongé sur le lit, tee-shirt relevé pendant 30 à 45 minutes. Il criait. Il pleurait. M.Mazouz a continué à lui porter des coups de ceinture et lui a demandé de se retourner pour le frapper au ventre. Il lui a ensuite porté deux coups de téléphone sur le crâne. »

La victime aurait reçu « une cinquantaine » de coups de ceinture, ce qui est corroboré par l’examen médical décrivant un dos couvert d’hématomes également constatés sur les bras et le bas-ventre. Deux plaies sur le crâne étaient compatibles avec les coups de téléphone.

Incarcéré depuis son arrestation, Mounir Mazouz a nié les violences lors de son procès la semaine dernière. Onze condamnations figurent à son casier judiciaire, mais la dernière remonte à 2016. Une ancienneté dont il a tenté de se prévaloir pour assurer qu’il avait rompu avec son passé de délinquant, sans convaincre les juges : ils l’ont condamné à trois ans de prison ferme avec maintien en détention.

Fabrice Curlier

Fin de cavale pour le chauffard qui avait tué un collégien

En pénétrant dans l’appartement de la « nourrice » place Maurice-Utrillo, les policiers ne s’attendaient pas à découvrir une personne qu’ils recherchaient depuis presque deux mois : Fatah Merdji, parti du palais de justice le 25 mai avant qu’il ne soit condamné à sept ans de prison ferme pour la mort du jeune Valentin, un collégien de 12 ans percuté sur un passage du boulevard Barthou par un 4x4 qui avait pris la fuite, le 10 octobre 2019.

Arrêté en février 2020 à la maison d’arrêt de Châlons-en-Champagne, où il avait été incarcéré entre-temps pour un trafic de drogue, Fatah Merdji avait nié être le conducteur, avant de l’avouer à l’audience. Le 4x4 qu’il conduisait sans permis était une Jeep Renegade de location qui passait de mains en mains dans le quartier Croix-Rouge.

Remis en liberté sous contrôle judiciaire après un an de détention provisoire (il était arrivé au maximum du délai légal), Fatah Merdji avait profité du délibéré pour s’éclipser, le 25 mai. Il devait être rejugé le 25 août en appel, mais le procès a été reporté au 13 octobre.

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l’union 210829a
Faits divers et drôles de gars 7/7 : Momo le sataniste volait des crucifix

De la basilique Saint-Remi au clair-obscur de son antre, où il se livrait à des rituels satanistes, Momo voyait le Diable et la Bête partout.
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Reims En ce jour du Seigneur, dernier volet de notre série avec la saga d’un sulfureux personnage qui a rapiné des objets religieux à la basilique Saint-Remi puis chipé un livre diabolique à la bibliothèque Carnegie, avant de finir par braquer des magasins après avoir serré la main de la Bête .

Il avait une idée fixe : voler des crucifix, mais pas que. En cet hiver de l’an 2010, la basilique Saint-Remi est en proie à une diablerie : cierges, bougies, crucifix et fleurs coupées disparaissent régulièrement.

Le 17 février, jour de la saint Alexis, le mystère demeure lorsque deux paroissiennes venues s’occuper bénévolement de la décoration florale sont abordées par un personnage qui leur débite un discours incohérent. Du genre collant, il attrape la main de l’une des dames, comme pour lui dire au revoir, sauf qu’il ne la lâche plus. Alors qu’elle tente de se dégager, sa main tirée vers le bas par le casse-pieds touche son pantalon, derrière lequel elle sent un sexe en érection.

En garde à vue, Momo signe son PV d’audition Jésus, Marie, Joseph, puis écrit en lettres géantes le prénom d’une policière qui lui a tapé dans l’œil

La police arrête l’indésirable, un homme de 25 ans surnommé Momo qui se défend d’avoir sciemment posé la main de la paroissienne sur sa protubérance : il l’aurait fait par accident, quand elle se débattait pour se libérer.

Si l’accusation d’ « agression sexuelle » est abandonnée, il en va différemment de l’enquête pour vol ouverte après sa fouille : il est trouvé en possession de quelques cierges, bougies et fleurs dérobés dans la basilique juste avant l’arrivée des deux bénévoles.

L’interrogatoire de Momo confirme le lien avec les précédents larcins : il avoue et une bonne partie des objets – crucifix compris – sont récupérés à son domicile où ils ont servi à quelque rituel exhalant le soufre.

De nombreuses revues satanistes sont également saisies.

En garde à vue, Momo baragouine des propos incompréhensibles. Vient le moment de lui présenter le procès-verbal d’audition. Il signe « Jésus, Marie, Joseph » , avant de gribouiller en lettres géantes le prénom d’une policière qui lui a tapé dans l’œil.

Verdict du psychiatre venu l’ausculter : « psychose dissociative avec délires mystiques » . Déclaré irresponsable par le tribunal, Momo n’est pas condamné pour les vols à la basilique.

Diablerie à la bibliothèque

Quelques mois passent. Le 21 octobre 2010, Momo se présente à la bibliothèque municipale Carnegie. Il tapote la base de données et tombe en arrêt sur un Journal du Diable. D’une valeur estimée à 3 000 euros, l’ouvrage imprimé à Paris en 1790 provient d’un legs fait à la Ville de Reims par Victor Diancourt, maire de la fin XIX e siècle. Momo demande à le consulter. Il voit le mot « diable » partout… et se sauve de la bibliothèque avec le livre en poche.

Gardien et agents d’accueil le rattrapent. « J’en ai besoin » , supplie-il, avant de leur remettre le document et de s’en aller, sans savoir qu’il vient d’échapper à une cruelle déception : le Journal du Diable n’est pas un brûlot sataniste mais une série de chroniques sur l’Ancien Régime que l’auteur assimile au diable, une sorte de blog avant l’heure dans lequel « M e Labenette, avocat » , fustige la monarchie et le clergé.

Les jugements se suivent et ne se ressemblent pas. Déclaré fou lors de la précédente affaire, Momo – identifié facilement car son nom avait été enregistré lors du prêt – est cette fois-ci reconnu partiellement responsable de ses actes. La justice terrestre l’avertit par une peine de prison avec sursis.

Diablerie dans le tramway

Pendant cinq ans, le diablotin ne va pas faire parler de lui, jusqu’à son dernier coup d’éclat le 31 mai 2016. Momo commence par acheter un pistolet factice dans un magasin de jouets. Au moment de payer, il laisse la boîte sur le comptoir et repart le pistolet glissé dans la ceinture, direction une boucherie halal de Croix-Rouge : il braque le commerçant pour voler des pilons de poulets.

Repli rue de Vesle, où il réclame la caisse du Carrefour city mais se fait éconduire par le vendeur qui s’aperçoit du caractère factice de l’arme. Un peu plus loin, braquage d’une boutique de prêt-à-porter (300 euros de la caisse), puis retour à Croix-Rouge par le tramway dans lequel il l’intime l’ordre à un passager de « vider ses poches » . Son faux pistolet ne faisant pas illusion, Momo se fait débarquer au premier arrêt.

« J’ai serré la main de la Bête » , explique aux policiers celui qui était sorti de psychiatrie deux semaines plus tôt. Nouvelle saisie du tribunal qui refuse de le condamner : déclaration d’irresponsabilité pénale, retour immédiat en hôpital psychiatrique.

Derniers mots prononcés par Momo lorsque le président lui demande s’il a quelque chose à ajouter : « J’ai serré la main de la Bête. »

Fabrice Curlier


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