Revue de presse sur le quartier Croix-Rouge - articles - août 2020.



Quelques articles ne proviennent pas du journal « L’union » ; l’origine est alors indiquée par le lien en tête d’article.

Les notes de bas de page [ ] sont du rédacteur.

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l’union 200805a
travaux : Cure de jouvence pour la ligne du tramway

Les différents chantiers se déroulent la nuit, pour éviter un maximum de désagréments, tout au long de la ligne du tramway. Cette semaine, une grande partie des interventions sont menées à Opéra-Cathédrale, l’axe le plus fréquenté.
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Reims Débutés fin juin, les travaux d’entretien sur les voies du tramway se poursuivent chaque nuit. Au programme, interventions sur les rails de toutes les lignes et sur les enrobés en béton autour des stations.

Pour plus de confort et un fonctionnement optimal, l’exploitation du tramway nécessite des travaux d’entretien réguliers, menés en général pendant les vacances estivales afin de limiter au maximum les perturbations. Démarré à la mi-juin, le chantier se poursuit activement cette semaine « notamment sur les rails pour éviter les problèmes de crissement, ce qu’on appelle le rechargement , précise-t-on chez Citura, mais également des interventions sur les revêtements en béton autour des différentes stations ».

Ces travaux annuels sont réalisés sur la totalité de la ligne et s’inscrivent dans le cadre du contrat liant la Citura à Alstom, qui dépêche chaque soir ses équipes sur place.

Des nuisances sonores sont à prévoir pour les riverains les plus proches entre minuit et 5 heures

Afin de générer un minimum de désagréments pour les usagers et les automobilistes, l’ensemble des interventions sont réalisées la nuit. Elles démarrent en général vers 23 heures ou minuit pour s’achever vers 5 heures du matin, moment où la circulation reprend son cours normal. « En revanche, des nuisances sonores sont à prévoir pour les riverains les plus proches , reconnaît l’exploitant, c’est la raison pour laquelle nous prévenons en amont. Mais, si ces travaux se déroulent la nuit, c’est pour éviter les problèmes de circulation ». À noter qu’aucune déviation n’est à prévoir.

Pour l’essentiel, il s’agit donc d’opérations d’entretien des rails. En juillet, les ouvriers se sont concentrés autour des stations Danton-Rauseo, Belges, Jean-Macé et De Fermat. Cette semaine, ils s’attaquent toutes les nuits, hors week-end, de minuit à 5 heures du matin aux stations Gare Centre, Polyclinique Reims Bezannes, Arago, Campus Croix-Rouge, Belges, Jean-Macé, De Fermat et notamment Opéra-Cathédrale, le carrefour Opéra étant le plus important lieu de passage pour les transports en commun de la ville. Une reprise de ces mêmes travaux sur les rails est prévue du lundi 24 août au vendredi 4 septembre autour des stations Courlancy, Vesle, retour à Opéra-Cathédrale, mais aussi Georges-Hébert. À noter que cette nuit, entre 23 heures et 6 heures, les ouvriers d’Alstom seront également mobilisés entre le pont de Laon et la station Saint-Thomas.


Les revêtements aussi

D’autres interventions vont concerner les revêtements en béton de certaines plateformes, notamment cette semaine (jusque jeudi soir de 23 heures à 6 heures) autour des stations Opéra-Cathédrale et Vesle.

Caroline Garnier

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l’union 200803a
international : Shemsnur, fille d’un peuple persécuté

Shemsnur, vendredi, dans le quartier Croix-Rouge. Ses parents et ses sœurs résident toujours dans le Xinjiang, où elle n’est plus allée depuis 2013.M.L.
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Reims Établie depuis des années dans la cité des sacres, cette Ouïghoure, dont la famille réside toujours en Chine, suit à distance la tragédie de son peuple. Entre rage et tristesse.

Parce qu’elle s’inquiète des répercussions que son témoignage pourrait avoir sur ses parents et ses deux sœurs, basées dans une petite ville du Xinjiang, cette province chinoise dans laquelle résident la plupart des Ouïghours, Shemsnur ne souhaite pas voir publié son nom et son visage. Arrivée en France à l’âge de 21 ans pour poursuivre ses études après avoir grandi dans le Xinjiang, région grand comme deux fois et demi la France et qu’elle préfère nommer Turkestan, cette femme de 36 ans, dont le prénom signifie « La lumière du soleil », oscille entre désespoir et colère à l’évocation de la tragédie que vit son peuple, martyrisé par le pouvoir chinois ( voir encadré).

Née d’une mère enseignante et d’un père commerçant, elle suivait des études de biochimie lorsqu’elle est arrivée en France « comme beaucoup de jeunes ouïghours » , expliquait-elle, vendredi, dans un français impeccable, à proximité du square Saint-John-Perse. Passée d’abord par Angers et Nancy, elle finit par s’établir à Reims, dont l’université est alors fréquentée par une petite communauté d’ouïghours. En 2009 puis 2013, elle retourne sur sa terre natale, où elle ne peut déjà que constater la répression subie par son ethnie : « C’était très compliqué à l’arrivée et au départ. J’ai été gardée plusieurs heures à l’aéroport, mon téléphone a été fouillé. » Pour « raisons politiques » autant que pour sa propre sécurité, elle n’y a pas remis un pied depuis.

Dans le Xinjiang, relate-t-elle, le réseau téléphonique est fermé aux appels internes. Les réseaux sociaux occidentaux sont interdits.

je sais qu’ils ont beaucoup de souffrances

« Je peux contacter mes parents via WeChat, une application surveillée par le gouvernement chinois » , détaille Shemsnur, contrainte à échanger des banalités avec sa famille. « Je sais qu’ils ont beaucoup de souffrances » , dit-elle, le regard embué. Celles-ci ne sont pas toutes récentes : son père a déjà été mis trois fois en prison, tandis que sa mère, en 2008, a passé un an dans un camp dit « de rééducation ».

« Je suis contente que la France et l’Europe se prononcent sur le sujet mais envoyer des observateurs ne réglera rien, Pékin ne leur montrera que ce qu’ils ont envie de montrer. Vous savez, le problème de mon peuple date de 1949 , confie-t-elle. Notre souffrance est là depuis 70 ans… Depuis trois-quatre ans, la situation s’est aggravée ; après avoir été assimilés, les Ouïghours sont… massacrés. » Nombreux sont ceux qui parlent désormais « d’extermination » et de « génocide » , accusations que Pékin juge sans fondement. Si elle précise ne rien reprocher au peuple chinois, Shemsnur admet ressentir de « la haine » à l’égard du pouvoir central. « Très inquiète » pour sa famille, elle s’excuse presque de ne pas s’informer au quotidien sur la situation du Turkestan : « À chaque fois que j’apprends quelque chose, ça me démoralise. Et j’ai besoin d’un peu d’optimisme pour avoir la force d’éduquer mes trois fils… »

une minorité chinoise ciblée par pékin

Les Ouïghours font partie des 55 minorités ethniques qui peuplent la Chine, où 56 groupes ethniques coexistent – les Hans constituent l’ethnie majoritaire. Les Ouïghours sont turcophones, comme les Kazakhs, et majoritairement musulmans sunnites. Les Ouïghours vivent surtout dans le Xinjiang, province du nord-ouest de la Chine. Cette région, également nommée Turkestan oriental, est frontalière de huit pays dont le Kazakhstan, la Mongolie et la Russie. En 1955, elle est devenue la « région autonome ouïghour du Xinjiang », mais elle n’a d’autonome que le nom. La liste des exactions commises par Pékin est longue : contrôle des naissances, actes de stérilisation forcés, internement arbitraire dans des camps de travail, mariages contraints entre femmes ouïghoures et hommes hans, surveillance continue… Entre 1,5 et 3 millions de Ouïghours seraient détenus dans des camps, estiment plusieurs associations. Depuis quelques années la Chine serait passée d’une politique assimilationniste à une politique visant frontalement à détruire les individus pour ce qu’ils sont.

Mathieu Livoreil

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l’union 200801a
Faits divers : Le portrait de Pierre Maître tagué

A la bombe rouge a été dessinée une croix dans un cercle (une croix celtique) et l’inscription Lazio Roma, club de football italien.
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Saint-Brice-Courcelles Une croix celtique, symbole des mouvements d’extrême droite, a été dessiné sur le visage du militant.

La colère et une profonde tristesse. C’est ce qui prédominait jeudi, dans la soirée, après la découverte de la dégradation.

Avec le svastika (ou croix gammée), la croix celtique est sans doute l’un des symboles les plus repris par les mouvements d’extrême droite à travers le monde.

Jean-Claude Boulben, secrétaire générale des retraités CGT Marne et secrétaire des retraités des Verreries de Reims est un ancien des VMC, il ne comprend pas les raisons de ce passage à l’acte. « On m’a averti dans l’après-midi que les lieux avaient été dégradés. Sur le coup, j’ai pensé à la stèle. » Mais c’est le portrait de Pierre Maitre qui a été la cible, réalisé par un membre de l’association Pierre Maitre, il y a quelques années. « Nous trouvons inadmissible le tag de l’extrême droite sur le visage de notre ami et camarade Pierre. Cet homme a donné sa vie pour le mouvement ouvrier.

Nous envisageons de porter plainte pour dégradation du bâtiment, siège de l’association Pierre Maitre C’est inadmissible. » Jean-Claude Boulben espère qu’il s’agit d’un acte irréfléchi, « de gamins qui ne connaissent pas la vie de ce Rémois. »

Aurélie Beaussart

Un crime au retentissement national

Ouvrier aux Verreries mécaniques champenoises (VMC), Pierre Maître,37 ans, est abattu dans la nuit du 4 au 5 juin 1977 alors qu’il tient un piquet de grève devant l’usine, (Les revendications portent sur les salaires et le treizième mois) par des hommes qui tirent d’une voiture. Dix-sept balles ont été tirées. Pierre Maître en reçoit une en pleine tête. Deux autres ouvriers sont blessés. Le tireur : Claude Leconte, est membre du SAC (service d’action civique) fondé par Charles Pasqua. Pierre Maître habitait le quartier Croix-Rouge. Avec sa femme Yolande, il avait un enfant de 3 ans et une petite fille devait agrandir la famille. Un crime qui prendra une ampleur nationale. Le tireur fut condamné à vingt ans de réclusion criminelle, le conducteur à sept ans. Un énorme mouvement de solidarité est né après le décès. La veuve a reçu un mot de condoléances du président de la République Valéry Giscard d’Estaing. Fin 2009, les VMC ferment. La rue, depuis 1978, porte le nom Pierre-Maître, tandis qu’une plaque commémorative rappelle que « Le 5 juin 1977 est tombé Pierre Maître, militant de la CGT, assassiné par un commando fasciste alors qu’il luttait pour la liberté et le progrès social. »

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l’union 200731a
faits divers : Le meurtrier présumé reste en liberté

C’est devant cet immeuble de l’avenue Bonaparte que Magomed, « au mauvais endroit au mauvais moment », selon l’expression d’une juge, avait été tué à l’été 2018. Il avait 17 ans.Ch.Lantenois
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Reims La cour d’appel a confirmé, hier, la décision de placer sous contrôle judiciaire celui qui, accusé d’avoir tué Magomed Oumarov, a effectué vingt mois de détention provisoire.

Près de deux ans après la mort de Magomed Oumarov, les certitudes se font toujours plus rares. Trois semaines après qu’un juge des libertés et de la détention (JLD) a ordonné de remettre en liberté sous contrôle judiciaire Z., meurtrier présumé du lycéen tchétchène qui, depuis sa mise en examen, à l’automne 2018, a effectué 20 mois de détention provisoire, les juges de la cour d’appel ont confirmé, hier matin, cette décision contre laquelle le parquet avait vite fait appel.

après 20 mois, il n’est pas démontré ce qui, au départ, a été subodoré

Résumons, à la suite des débats d’hier, ce qui semble être la réalité de l’enquête : aucun élément matériel ne permet d’établir la responsabilité de Z. : pas d’ADN ou de téléphonie, des témoins qui se rétractent et beaucoup de rumeurs. Seule certitude, ce dossier illustre de la plus brutale des manières les haines recuites entre quelques jeunes de Wilson et de Croix-Rouge – on ne sait d’ailleurs pas si l’objectif du commando était de tirer pour tuer ou pour faire peur.

Z., lui, nie depuis le début les faits qui lui valent d’être toujours mis en examen pour « meurtre en bande organisée ». En début de semaine, le juge d’instruction a fait savoir aux parties qu’il considérait son instruction close… Compliqué, dans ces conditions, de renvoyer Z. derrière les barreaux. L’avocat général tenta toutefois d’argumenter en ce sens, se raccrochant au « risque de fuite » de celui qui, depuis le 9 juillet, respecte parfaitement un contrôle judiciaire qui lui interdit notamment de venir dans la Marne. « À part ça, je ne vois rien pour vous convaincre de le renvoyer en détention provisoire » , admit rapidement l’avocat général.

A la barre, Z. détailla ses démarches « pour tenter de me réinsérer » . Puis son avocat, M e Ammoura, prit le temps de saluer la décision « courageuse » du JLD, et d’envisager l’avenir : « Il ne faudrait pas que nous arrivions devant une cour d’assises avec un dossier aussi fragile. Après 20 mois d’enquête, il n’est pas démontré ce qui, au départ, a été subodoré. »

Mathieu Livoreil

LES FAITS

Le 17 août 2018 , un homme encagoulé descend de voiture et tire sur un groupe de jeunes, avenue Bonaparte, à Croix-Rouge. Magomed Oumarov, lycéen de 17 ans, est mortellement touché.

La rumeur d’une expédition punitive liée à un contentieux avec des individus de Wilson se répand aussitôt dans le quartier.

Le 18 octobre 2018 , trois jeunes de Wilson et Croix-Rouge sont mis en examen et écroués, le premier pour « meurtre commis en bande organisée », les deux autres pour « complicité ». Tous contestent les faits.

Le 9 juillet 2020 , le jeune de Wilson accusé d’avoir tiré est remis en liberté sous contrôle judiciaire (les deux autres suspects l’ont été l’an dernier).

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l’union 200730a
Un couple d’adolescents pris à partie

 

 

Mardi soir, un couple de deux mineurs a été pris à partie par plusieurs jeunes, mineurs également, alors qu’il marchait à hauteur de l’avenue Léon-Blum, quartier Croix-du-Sud, situé en zone de sécurité prioritaire (ZSP).

Après avoir été menacés et bousculés, ils auraient été volés d’une carte bleue. Arrivés sur place, les policiers ont interpellé trois protagonistes. Auditionnés, ils ont expliqué n’avoir joué aucun rôle dans les faits dénoncés par le couple.

Seul un mis en cause sera prochainement mis en examen par un juge des enfants.

 

 

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l’union 200729a
Faits divers : Un enfant molesté pour des chips

Le trio violent va devoir répondre de ses actions devant les juges. Illustration
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Ce 24 juillet, vers 19 h 30, esplanade Eisenhower, au cœur du quartier Croix-Rouge, il était tranquillement en train de manger des chips, dans la rue, lorsque ce garçon de 4 ans se fait importuner par trois jeunes, qui veulent lui prendre ses chips. Il reçoit quelques gifles. Deux agents d’un bailleur social viennent au secours de l’enfant et s’interposent. Ils essuient alors des coups de pied et des coups de poing.

La police est appelée. Les trois jeunes, deux sont âgés de 16 ans et le dernier de 18 ans, sont ramenés au commissariat pour être entendus. Les deux agents se sont vus délivrer 3 jours d’ITT (incapacité temporaire totale) pour l’un et 4 jours d’ITT pour l’autre. Le trio nie les faits. À l’issue de leurs auditions, ils sont ressortis libre du commissariat.

Le majeur est convoqué pour violences en réunion, devant les juges du tribunal correctionnel de Reims, en date du 25 janvier prochain. Les deux mineurs vont prochainement être convoqués par un juge des enfants afin d’être mis en examen pour violences en réunion.

Aurélie Beaussart


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